‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 334 sur 454 · Tac, Ann., m · texte numérisé non relu

Tac, Ann., m

2. Vidèrent modo adversos, et adspicerentur ; id satis ad victoriam. Id., ibid.

3. Memorare veteresGallorum glorias, quseque Romanis adversa intulissent. Id., ibid.

21 long, ni d'un grand effet, car les légions s'avançaient en bataille, et la multitude insurgée, sans discipline ni habitude de la guerre, ne voyait et n'entendait déjà plus rien1.

De son côté, Silius ne cessait de crier aux siens u qu'il serait honteux pour les vainqueurs de la Ger- « manie de regarder les Gaulois comme un ennemi; « une cohorte avait suffi contre les Turons, une division « de cavalerie contre les Trévires rebelles; quelques « bataillons avaient mis en fuite les Séquanes-, les « Édues, riches et voluptueux, seraient encore moins « redoutables 2. Romains , ajouta-t-il, vous avez vaincu « d'avance, poursuivez des fuyards. » Des acclamations universelles accueillirent ces paroles, et Silius donna le signal du combat.

La cavalerie romaine enveloppa les flancs de l'armée gauloise, tandis que les légions l'attaquaient par le front. Les ailes firent peu de résistance et plièrent; à cette vue, le centre, rempli par ces paysans presque sans armes, se débanda, entraînant avec lui les cohortes qui tenaient encore. Les crupellaires, dont l'armure ne laissait prise ni au javelot ni à l'épée, arrêtèrent plus longtemps les légions. Pour en venir à bout, les soldats romains, s'armant de haches et de cognées, comme s'ils avaient à rompre une muraille, fendaient à la fois le corps et la cuirasse : d'autres avec des leviers et des fourches culbutaient ces pesantes masses qui, une fois renversées, faisaient de vains efforts pour se relever 3.

1. Inconditi ac militice nescii oppidani, neque oculis, neque auribus satis competebant. Tac, Ann., m, 46.

2. Quanto pecunia dites et voluptatibus opulentos, tanto magis imbelles iEduos... Id., loc. cit.

3. Miles, correptis securibus et dolabris, ut si murum perrumperet,

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