Tac, Hist., i
2. r£v6|Aîvoç èv Becovxtwvi, TaÛTrçv È7roXi6pxet, 7tpôipaciv bitel \);r{ èo£?aTO aCiTÔv. Dio, lxiii, 24.
es Verginius ; l'événement révéla que Néron avait été sacrifié d'un commun accord ' : un mystère impénétrable couvrit tout le reste.
Il avait été convenu entre les deux généraux que Vindex entrerait dans la place avec son armée : il se mit donc en mouvement pour s'approcher des portes ; mais les légions, qui n'étaient pas instruites des conditions du traité, s'imaginant que les Gaulois venaient pour les surprendre, saisirent leurs armes, et engagèrent le combat avec furie, sans écouter la voix de leurs chefs 2. Les Gaulois, étonnés, sans défiance et en désordre, furent d'abord rompus, puis ils se rallièrent et firent résistance. Vainement Verginius de son côté, Vindex du sien, s'épuisèrent en efforts pour retenir leurs armées, elles leur échappèrent, comme de fougueux coursiers dont la bride est rompue échappent aux mains du conducteur 3. On vit alors un spectacle atroce et inouï : des milliers de soldats sans ordre, sans guide, s'égorgeant les uns les autres, et rendus plus furieux par le carnage même. Les Gaulois, que cette attaque imprévue avait consternés, furent vaincus, et perdirent vingt mille hommes; Vindex au désespoir se perça de son épée4.
Il ne tint alors qu'à Verginius de devenir empereur. L'armée victorieuse, après avoir brisé et foulé aux pieds les images de Néron, déféra, par des acclamations redoublées, à son général tous les titres de la souveraine puissance. Comme il les refusait, un soldat écrivit
1. KaTàxoûN£pwvo:,w;£Îxà^£'ro,(TWV£9sv-0 7;pà;à).),Y;1).o'j:. Dio, Lxnr, 2i.
2. Kal aOioùç oi toù Povçov «rrpatiwTai mpomôvraç alc.66ji.svoi, xai vo|u<7av7E; £?' éxjto'j; àv-'.xpv; ywpïïv... Id., ibid.