‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 377 sur 454 · Tac, Hist., i, 8, 5t · texte numérisé non relu

Tac, Hist., i, 8, 5t

2. Quoedam etiam finibus ademptis... Id., ibid., 8. — Quasdam miirorum destructione punivit. Suet., Galb., 12.

Les profondes divisions antérieures à la conquête reparurent tout à coup. Les peuples séquanais, helvétien, allobroge, éduen, arverne, c'est-à-dire la race gallique, et l'est de la Gaule, formaient la faction galbienne 1; les Belges furent tous anti-galbiens ; les cités occidentales se partagèrent entre les uns et les autres. On se défiait, on se menaçait de chaque côté. Fiers de leurs privilèges accrus, de leur territoire agrandi aux dépens des Belges, et de la remise du quart de leur tribut , les peuples de l'est se targuaient de ces récompenses pour insulter aux cités punies, et pour braver les légions K Les Belges n'étaient point en reste d'arrogance et d'outrages. Ils ne parlaient de Vindex qu'avec un mépris affecté 3 ; ils se vantaient d'avoir partagé la gloire des légions sous les murs de Vésontio, et d'avoir vu fuir devant eux ces lâches à qui Galba livrait maintenant leurs dépouilles. Quant aux légions, elles s'irritaient de ces bravades; aiguillonnées d'ailleurs par le butin qu'elles avaient rapporté de la Séquanie , leur attitude devenait de plus en plus menaçante pour les peuples de l'est ; et déjà les mots d'ennemis, de vaincus, remplaçaient dans leurs bouches ceux de compagnons et d'alliés 4.

Les camps du Rhin confinaient d'être en proie à la plus violente anarchie. Quoique les' événements de Rome et le sénatus-consulte qui proclamait Galba y fussent connus, l'armée de la Germanie supérieure offrit de nouveau l'empire à Verginius, qui persista dans ses premiers refus-, Gapito voulut s'en emparer avant qu'il

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