Tac, Hist., i
2. Miserat civitas Lingonum, vetere instituto, dona legionibus, dextras insigne hospitii. Id., ibid. , 54.
3. Modo suas injurias, modo civitatum vicinarum prsemia, et ubi pronis militum auribus accipiebantur, ipsius exercitus pericula et contumelias conquerentes, accendebant animos. Id., ibid.
68 les auxiliaires gaulois ; ceux-ci d'abord alarmèrent les légions, mais bientôt ils se montrèrent non moins indociles qu'elles, et plus ardents même à entrer dans tous les complots.
Sur ces entrefaites arriva le 1er janvier, jour auquel les armées renouvelaient le serment de fidélité au prince. Les quatres légions du bas Rhin le prêtèrent, en hésitant beaucoup, il est vrai ; à peine quelques voix se firent entendre dans les premières centuries ; le reste garda le silence. Il y avait dans ces légions mêmes des dispositions fort diverses : la première et la cinquième étaient si emportées, que des pierres furent lancées contres les images de Galba ; la quinzième et la seizième, plus modérées, se bornèrent à des murmures et à des menaces. Dans la Germanie supérieure, la quatrième et la dix-huitième, qui campaient ensemble, mirent en pièces les images de l'Empereur, et pour ne point paraître dépouiller tout respect de l'autorité , prononcèrent dans leur serment les noms oubliés de sénat et de peuple romain. Hordéonius, faible et timide, ne fit rien pour réprimer la sédition. Les chefs de légion et les tribuns imitèrent l'indolence du lieutenant. Quatre centurions osèrent seuls montrer quelque énergie ; ils furent saisis par les soldats et mis aux fers. Les deux autres légions adhérèrent à tout ce qui s'était fait1. La nuit du 1er au 2 janvier, le porte-aigle de la quatrième légion vint à la colonie Agrippinienne, où était Vitellius, et, l'ayant trouvé a table, il lui apprit que l'armée du haut Rhin avait renoncé à l'obéissance de Galba et prêté serment au nom du sénat et du peuple. Ge serment était visiblement illusoire ; il fut résolu de
i. Tac, Hist., i,55 et 56.