‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 382 sur 454 · Tac, Hist., i, 56. — Suet., Vitell · texte numérisé non relu

Tac, Hist., i, 56. — Suet., Vitell

2. Ardorem exercituum Agrippinenses, Treveri, Lingones œquabant, auxilia, equos, arma, pecunias offerentes. Tac, Hist., i, 57.

69 de prix , par enthousiasme, par imitation , par intérêt1. A ces nouvelles, l'épouvante se répandit dams les provinces galbiennes ; elles se voyaient abandonnées par toutes les garnisons, par tous les magistrats impériaux l'un après l'autre. Valérius Asiaticus, préfet de la Belgique, et Junius Blésus, gouverneur de la Lugdunaise, s'étaient rangés du côté de Vitellius ; la légion italique et la cavalerie taurinienne, cantonnées à Lugdunum, avaient brisé les images de Galba; l'armée de Bretagne s'empressait d'adhérer à tout. Vitellius ne trouva de répugnance que dans les huit cohortes bataves, qui, après avoir servi d'auxiliaires à la quatorzième légion alors en Dalmatie, l'avaient quittée et se trouvaient en passage dans la capitale des Lingons. Ces cohortes étaient depuis longtemps en discorde avec les troupes romaines. Attachées à la quatorzième légion au moment où la révolte de Vindex éclata, elles avaient pris parti contre Néron, tandis que les légionnaires soutenaient cet empereur, et le triomphe de Galba avait tellement accru leur arrogance, que force avait été de les isoler et de les envoyer en Bretagne. Elles nourrissaient aussi un autre sujet de mécontentement contre l'armée de la Germanie inférieure. 11 y avait quelques années que deux frères d'ancienne et puissante famille chez les Bataves, Julius Paullus et Claudius Givilis, avaient été emprisonnés par Fontéius Gapito, comme coupables de complots contre Néron : Paullus avait été tué sans autre formalité, Givilis conduit à l'Empereur2. Néron lui avait laissé. la vie; Galba lui fit grâce et le renvoya en Gaule; mais les légions rhénanes s'emparèrent de lui, réclamant à grands

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