Aujourd'hui Asburg
2. Vasconum lectae a Galba cohortes ac tum accitae. Tac, Hist., iv, 33.
69 tiacum qui accourait tout entier. Cette erreur rendit le courage aux Romains ; ce qu'il y avait de plus intrépide dans l'infanterie batave fut écrasé : la cavalerie germaine se retira avec les enseignes et les prisonniers qu'on avait enlevés au commencement. Dans cette journée, le nombre des morts fut plus considérable du côté des Romains ; mais ils perdirent leurs plus mauvaises troupes, tandis que l'élite des Rataves succomba *.
Les deux généraux commirent la même faute ; ils s'attirèrent leur malheur, et manquèrent à leur fortune. Civilis, s'il eût porté au combat de plus grandes masses, n'eût jamais pu être enveloppé par les faibles cohortes vasconnes, et il eût détruit le camp qu'il avait forcé. De son côté, Voeu la ne prit aucun soin pour être informé de l'approche de son ennemi ; ce qui fit qu'à peine sorti, il fut battu ; son peu de confiance dans le succès qu'il venait de remporter lui fit perdre aussi plusieurs jours avant de marcher sur Vétéra, qu'il eût pu immédiatement délivrer du blocus. Dans l'intervalle, Civilis avait cherché à surprendre les assiégés, en leur répétant qu'ils étaient désormais sans ressource, et qu'une victoire éclatante avait couronné son entreprise. Il faisait promener en triomphe autour des retranchements les enseignes enlevées à Gelduba, et étalait ses prisonniers. L'un d'eux, par un courage héroïque, osa élever la voix et déclarera ses compatriotes la vérité, malgré les menaces des Germains, qui le percèrent sur-le-champ de mille coups, ce qui donna plus de créance à ses paroles. D'ailleurs les dévastations et l'embrasement des villages, qu'on voyait tout en feu, annonçaient assse.z l'approche d'une armée victorieuse : c'était Vocula et ses légions. Arrivé devant Vétéra,