‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 47 sur 454 · LIVRE V. - CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE V. - CHAPITRE IL

magistrats romains se livrèrent aux excès les plus into- 67 lérables contre les gens portant saies et braies. L'un des successeurs cle Fonléius, C. Galpurnius Pison, fut accusé des mêmes crimes sur une nouvelle plainte de la Province, et acquitté sur un nouveau plaidoyer de Cicéron1. Une fois pourtant le défenseur ordinaire des gouverneurs de la Gaule sembla prendre les intérêts de cette malheureuse contrée; il reprocha en plein sénat à P. Glodius d'avoir supposé des testaments, empoisonné des pupilles, et formé avec d'autres scélérats romains une association de vol et d'assassinat, pendant le temps de sa questure au delà des Alpes2. Il faut ajouter que P. Clodius était l'ennemi personnel de Cicéron.

La détresse de la Province s'accrut donc progressive- 63 ment et à tel point que, chez les Allobroges, la somme des dettes se trouva surpasser la valeur des fonds de terre. Vainement s'adressèrent-ils aux magistrats pour obtenir une réduction, ou du moins un sursis; le jour approchait où leurs champs leur seraient enlevés, où leurs femmes et leurs enfants, traînés sous la lance, seraient vendus comme esclaves. Dans cette extrémité, ils résolurent de tenter une dernière voie de conciliation et envoyèrent des députés à Rome ; mais le sénat se montra aussi impitoyable que ses agents. Après avoir sollicité longtemps, outrés et désespérés, les députés allobroges se disposaient à quitter la ville, lorsqu'un incident les y vint retenir.

Un jour qu'ils se promenaient sur la place publique, l'air soucieux et mécontent, ils se voient aborder par

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