‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 52 sur 454 · Sali., Catil., 44. — Cic, Catil., ni · texte numérisé non relu

Sali., Catil., 44. — Cic, Catil., ni

63 Les nouvelles confidences furent plus étendues que les premières, et la députation allobroge recommença ses instances au sujet de conventions écrites. Les conspirateurs hésitaient; ils cédèrent enfin : le traité fut fait en double, signé par les deux parties, et l'une des copies remise aux Gaulois. Comme l'affaire pressait, le départ de ces derniers fut fixé pour une des nuits suivantes. On convint qu'ils passeraient par l'Étrurie, où ils auraient une entrevue avec Catilina; Lentulus les chargea de dépêches pour ce chef, et. l'un des conjurés. Vulturcius, qui se rendait à l'armée, eut mission de les accompagner.

Dès que la nuit du départ fut venue, les Allobroges se mirent en route: mais, à peine arrivés au pont Milvius, ils furent saisis par des gardes que Cicéron, sur leurs avis secrets, y avait apostés. Conduits devant lui, ils livrent les papiers dont ils étaient porteurs et font de tout le complot une déclaraHon publique; Vulturcius effrayé suit leur exemple; et le consul, muni de ces pièces, fait, arrêter au moment même Lentulus, Céthégus et leurs

amis

Le lendemain au point du jour, les Gaulois répétèrent leurs dépositions devant le sénat rassemblé et en présence des conspirateurs. Lentulus d'abord se contenta de tout nier : « Il ne savait, disait-il, quels étaient « ces hommes et ce que signifiaient des traités avec les « Allobroges; » puis interpellant les révélateurs, « Que « me voulez-vous? leur demanda-t-il ; quelle affaire vous « a amenés chez moi 2? » Ceux-ci lui répliquèrent avec

t. Sali., Catil., 45. — Cic, Catil., m, 2, 3. — Plut., in Cicer., 18, — App., Bell, civ., il, 4.

2. Quid sibi esset cum iis? Quamobrem domum suam venissent? Cic, Catil., m, 5.

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