‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 7 sur 454 · Id., ibid. et i, 33. — Plut., in Mario · texte numérisé non relu

Id., ibid. et i, 33. — Plut., in Mario

109 superstitieux. Pour la seconde fois, essayant de traiter avant d'en venir aux mains, les Kimro-Teutons adressèrent au commandant de la Province, M. Silanus, d'autres disent au sénat lui-même, un message par lequel ils demandaient des terres, offrant en retour à la république le service perpétuel de leurs bras1. Silanus renvoya avec mépris ces députés : « Rome n'a, leur dit-il, ni terres à « vous donner, ni services à attendre de vous; » puis, passant le Rhône, il courut attaquer les coalisés dans leur camp, mais il fut battu et mis en déroute2. Cependant la Province ne fut point envabie ; la population gauloise, déployant une énergie admirable, défendit la ligne du Rhône et des Cévennes, jusqu'à l'arrivée de nouvelles légions.

L'année suivante se passa en tentatives infructueuses de la part des hordes alliées pour pénétrer dans la Province. Enfin, elles prirent le parti de se partager et d'attaquer simultanément sur plusieurs points. LesTigurins, sous la conduite dé Divicon, se chargèrent d'envahir le territoire allobroge, soit par le pont de Genève, soit par les gués qu'ils savaient exister dans le Rhône, un peu audessous de celte ville. Les autres Helvètes et les Kimro- Teutons se dirigèrent plus au midi. Ce plan obligeait les Romains à diviser aussi leurs forces. Le consul L. Cassius gagna Genève en toute hâte, et traversa leRhône pour fermer aux Tigurins le passage du Jura, tandis que son lieutenant Aurélius Scaurus alla faire face aux Kimris. Des deux côtés, la fortune fut contraire aux Romains. Cassius, prévenu dans son mouvement, et assailli lui-

\. Ut Martius populns aliquid sibi terrse daret quasi stipendium; ceterum ut vellet manibus atque armis suis uteretur. Flor., ni, 3. — Liv. epit., i.w.

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