Cses., Bell. Gall., i
2. Hoc toto prœlio, quum ab hora septima ad vesperum pugnatum sit, aversum hostem videre nemo potuit. Id., ibid., 26.
3. naïoe; xai Yuvaïxe; à(i.vvâ|ievai [J.éxp1 Oavâ-ou <7UYxaTEx67iY)<7av. Plut.j Cœs., 18.
nages d'un rang élevé, entre autres une fille et un fils d'Orgétorix'. La multitude fugitive réunie aux débris de l'armée, formant une troupe de cent trente mille âmes, se mit aussitôt en marche clans la direction du nord , et après avoir marché le reste de la nuit sans faire halte, parvint, le quatrième jour, sur le territoire desLingons. Les Romains ne purent la suivre, retenus trois jours par la nécessité de soigner les blessés et d'enterrer les morts; mais César enjoignit aux Lingons, par des exprès, de ne donner ni vivres, ni assistance d'aucun genre à ses ennemis, sous peine d'être traités eux-mêmes comme tels2. Le quatrième jour, il reprit la trace des Helvètes.
Les émigrants, réduits au tiers et hors d'état de soutenir une seconde bataille, n'avaient plus qu'un désir, celui de gagner le Rhin, soit pour retourner dans leurs montagnes, soitpour passer en Germanie ; mais ils étaient épuisés par la faim, la frayeur qu'inspirait leur retraite précipitée et surtout les menaces de César faisant disparaître, à leur approche, la population des campagnes et les subsistances. A demi morts de besoin, ils se résignèrent à capituler à tout prix. Des députés envoyés vers César le rencontrèrent sur la route, mais avant de rien écouter, le proconsul voulut que la bande attendît son arrivée dans le lieu même où elle se trouvait alors : elle obéit. Il lui commanda de livrer ses armes, les transfuges, les esclaves fugitifs et des otages. Portées au conseil des Helvètes, ces conditions impérieuses ne furent point entendues sans colère, ni acceptées sans opposition ; elles passèrent toutefois, car la nécessité ne laissait aucune autre ressource.