I . E. Babelon, Catalogue des camées, Introd., p. CLXix
LES SIMON' m" LHL'RS COXTliM FORAINS 227
dessin. Aucune chalcLU'. aucune c\prcssit)n de vie n'anime leurs portraits; rien de moderne, nul esprit, nulle grâce — et la glyptique doit être avant tout un art gracieux, — n'est répandu dans les compositions de leur imagination paresseuse et figée dans le convenu classique et le poncif.
C'est pourquoi, à propos du concours pour la gravure en médaille et sur pierres fines de l'année 1849, la Kcvtic uitmhmatiqiic en arrive à juger fort sévèrement les médailles exposées, puis elle ajoute, au sujet de la glyptique cette amére réflexion : « Nous ne parlerons pas des têtes gravées sur cornaline ; elles sont là pour mémoire, afin que les procédés ne se perdent pas en France. Qui se permettrait maintenant de faire faire son portrait sur pierres précieuses ' ? » Tel était l'abandon où la gravure des gemmes était tombée au milieu du xix^ siècle, et il faut convenir que ce discrédit était mérité.
A l'Exposition rétrospective de la bijouterie, en 1900, on remarquait un certain nombre de camées de la première moitié et du milieu de ce siècle, montés en parures aussi médiocres par le choix des gemmes et la banalité du style que par le mauvais goût de la monture. Ce sont les reliques de l'aïeule, que les familles conservent pieusement dans leurs écrins, mais dont une dame élégante ne consentirait jamais à se parer aujourd'hui.