‹ Histoire de la gravure sur gemmes en FranceChapitre 153 sur 155 · L AVENIR DE LA GLYPTIQUE 25 I · texte numérisé non relu

L AVENIR DE LA GLYPTIQUE 25 I

Chaplain et des Rdly, ont amené, au prt)lît de la inédaille. le grand mouvement de renaissance auquel nous assistons aujourd'hui ?

J'ignore, je le déclare, après les avoir longtemps recherchées, où sont dispersées la plupart des œuvres de glyptique, commandées ou achetées par l'Etat dans le cours du xix« siècle. J'en ai trouvé quelques-unes, mais non des plus importantes, au Cabinet des Médailles, à FHcole des Beaux-Arts, au musée des Arts décoratifs. Parmi les plus récentes, il en est plusieurs qui ont trouvé un asile honorable, mais momentané, au musée du Luxembourg et au musée Galliera. De sorte que pour donner les indications contenues dans le précédent chapitre, j'ai dû me borner à consulter les Livrets annuels des Salons ou à faire appel au.x bienveillants souvenirs de quelques artistes. 11 y aurait donc, je crois, quelques mesures à prendre, au point de vue administratif, dans le sens que je viens d'indiquer, pour aider la glyptique contemporaine à sortir de cet état de longue léthargie que des efforts individuels ne suffisent pas à secouer.

S'il n'y a pas de musée glyptologique pour le xix"= siècle, il n'y a guère davantage de collections privées de gemmes gravées. Même pour les pierres de l'antiquité et de la Renaissance, on ne citerait pas plus d'une douzaine de collectionneurs pour tout le siècle qui vient de finir, alors qu'au temps de la Renaissance ou même encore au xvin^ siècle, tout prince, tout grand seigneur tenait à honneur d'avoir son cabinet de gemmes gravées, comme aujourd'hui il y a des collectionneurs d'estampes, de livres, de médailles ou de bibelots. Et si l'on ne fait plus guère collection de gemmes, cela tient à ce que l'on en trouve rarement de belles, et à ce qu'il est difficile de distinguer les imitations en pâte de verre des gemmes originales. Cela provient aussi de ce que les amateurs ont été détournés de ces collections par la critique archéologique elle-même.

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