XIV AVANT-PROPOS
Catalogue des gemmes du musée de Berlin par M. Ad. Fiirtzvaengler, et enfin Je mugisiraJ ouvrage du même savant, intitulé : Dieantiken Gcmmen {Berlin, njoo, ) vol. gr. in-4°).
Aucun de ces écrits ne traite, autrement qu'en passant et connue une question tout à fiiit secondaire, le sujet, pourtant vaste, complexe et intéressant, que je me suis doinw pour tâche d'aborder dans le présent volu)ne. Non pas, certes, que ce sujet soit entièrement neuf dans toutes ses parties : plusieurs d'entre elles ont été, de la part de divers érudits, l'objet de mémoires approfondis ou d'excellentes monographies. Mais l'ensemble même attendait sa coordination, son enchainement, sa mise au point dans un résumé général. C'est là ce que j'ai voulu faire, à la demande de mon savant confrère, M. Jules Guiffrey, président de la Société pour la propagation des livres d'art. Je m'étais engagé à écrire pour cette docte Société, environ cent pages accompagnées d'une di-^aine de planches ; voici que je donne 262 pages et 22 planches. Mes lecteurs s'en plaindront, sa)is doute, plus encore que les éditeurs; vmis si c'est trop pour eux, c'est loin, à coup si'rr, d'être asse^i pour le sujet, de sorte que je me trouve ballotté entre deux écueils. Il convient doue, pour ni excuser, que je dise en quelques mots les points essentiels qu'il m'importait de traiter et dont la démonstration m'a entraîné si loin hors du cadre qui m'était tracé tout d'abord.
La renaissance carolingienne de la glyptique, si longtemps niée ou méconnue, méritait d'être mise en pleine lumière par les monuments nombreux, nouveaux pour la plupart, que je me trouvais en situation de présenter au lecteur; il était, en outre, indispensable de la suivre dans son développement et ses transformations postérieures jusqu'en plein xii^ siècle, de déterminer son caractère original et autochtone ou ses emprunts à la glyptique byzantine et sarrasine.