LA RENAISSANCE CAROLINGIENNE
que byzantine, autant qu'on en peut juger par le médiocre dessin qui, seul, nous en a gardé le souvenir.
X"va-t-il pas lieu également de considérer comme carolingienne
ou romane une intaille qui, au xviii^ siècle, appartenait à l'abbé Fauvel, et représentait le sacrifice d'Abraham ?
Monttaucon l'a publiée comme gnostique, en croyant y reconnaître quelques informes caractères grecs (ci-
Fig. 17. -Ancienne gemme COntre, fig. 18)'. Maiskl préseUCC
du musée vctori. ^^^^^^ ^,^^^^ formule gnostique en
grec ne serait pas une preuve absolue et déterminante pour l'attribution de cette gemme à l'art byzantin : nous savons que le moyen âge occidental a souvent copié et imité les gemmes talismaniques et magiques qui lui venaient d'Orient.
Il semble, en revanche, qu'on doive plutôt considérer comme byzantine une gemme, aussi publiée par Montfaucon, qui figure l'Ascension du Sauveur, en présence des douze Apôtres".
Mais comment se prononcer avec assurance en présence des médiocres croquis qui nous conservent le souvenir de ces monuments perdus ?
Q.uoi qu'il en soit, il était bon de signaler ces curieuses gemmes qui sont loin de mériter le dédain dont elles ont si bien été l'ob-
Fig. iS. — Ancienne gemme de F,iu%'el,
1. Montfaucon, Antiquité expliquée, Suppl., t. II, p. 21; et pi. 55, n° 6; Garrucci, Sloria délia aile cristimm, t. VI, pi. 492, n" 11.
2. Montfaucon, Antiquité expliquée, t. II, pi. CLXXIV ; Garrucci, Storia délia aile ciistiaiia, t. VI, pi. 478, fig. 52. Les pi. 478, 479 et 492 du recueil de Garrucci contiennent encore la reproduction d'autres gemmes byzantines.