‹ Histoire de la gravure sur gemmes en FranceChapitre 34 sur 155 · LEPOQ.UE DE BERXWARD ET DE SUGER · texte numérisé non relu

LEPOQ.UE DE BERXWARD ET DE SUGER

chez le peuple ignorant et crédule, mais dans les classes élevées

de la société. Les auteurs les plus graves, tels que Gerbert. Avicenne, Thomas de Cantimpré, Albert le Grand surtout et même saint Thomas d'Aquin. ont écrit sur les gemmes et leurs propriétés curatives. On croyait que le cristal de roche préservait de la soif; on l'employait liturgiquement le samedi saint pour allumer le feu nouveau et Ton exploitait la propriété qu'il a de garder la fraîcheur et d'arrêter les hémorragies. Le quartz gris, Fig. 34. — Camée byzantin avec tacheté, appelé scrpoil'uic avait d'autres

formule magique.

vertus ' ; à cause de son nom et de sa couleur on y avait souvent gravé, dès l'antiquité, des serpents;

Fig. 55. — Le sceau de saint Servais, Jaspe gravé du Trésor de Maestricht.

et comme le serpent figure dans les armes de la maison de Lusignan, la serpentine est souvent appelée au moyen âge la pierre de

I. On constate l'emploi talismanique de la serpentine dès l'époque mérovingienne. H. Baudot, dans les Mémoires de la Commission des Antiquités de ta Cote-d'Or, t. V, p. 204.

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