G. Demay, op. cit., p. xxiii, no
2. G. Demay, op. cit., n°^ 328 et 329. 5. G. Demay, op. cit., p. xvii, n" 195. 4. G. Demay, op. cit., p. xxiii, n" 350.
LES CRISTALIJF.RS IIU Xni'= SIHCLE 89
sceaux. Rcconnaissons-lc donc sans hésiter, toutes ces gemmes sont les œuvres de graveurs médiocres du moyen âge ; de sorte que nous aboutissons, pour les xii'-' et xiii'-' siècles, à des conclusions analogues à celles où la sigillographie des ix*^, x'^ et xi'= siècles nous a conduits. Le contraire, au surplus, ne serait-il pas surprenant, invraisemblable ?
D'autres intailles à sujets chrétiens, sont du même style que les cavaliers que nous venons de passer en revue et leur examen comporte des déductions aussi rigoureuses. Ainsi en est-il, par exemple, des deux Anges tenant une croix, sur la gemme du contre-sceau de Jean III et de Jean l\\ comtes de Vendôme, en 1220 et 1250 [PI. VI, fig. 15] '; on ne saurait faire remonter cette gemme à l'époque constantinienne ni la placer dans l'art byzantin. Même observation au sujet de Tintaille du contre-sceau de l'abbaye de la Trinité de Caen, en 1221, où figure une abbesse debout, voilée, tenant un livre et une crosse abbatiale [PI. VI, fig. 8] '. La même gemme se trouve encore au contre-sceau de Béatrix, abbesse de la même abbaye en 127 1. Sur Tintaille du contre-sceau du chapitre de Tournai appendu à des documents de 1237, 1283 et 1574, c'est un personnage de style barbare, debout, tenant une croix [PL VI, fig. 1] '. L'intaillc du sceau de Thomas de Lampernesse, en 1226, a pour emblème l'Agneau pascal [PL VL fig. 9] ' comme nombre de sceaux en bronze et de monnaies du xiii'^ siècle français. L'intaillc au sceau de Chrétien, chanoine d'Amiens, en 1210, a pour type l'archange saint Michel pesant une âme dans une balance ' : cette scène de psychostasie, copie de tant de sculptures et de miniatures médiévales, ne saurait être byzantine, ni, à plus forte raison, antique.