‹ Histoire de la gravure sur gemmes en FranceChapitre 5 sur 155 · XVIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XVIII AVANT-PROPOS

Cesati, ces Pier Maria da Pescia, ces MaHeo dal Nassaro, ces Sirleiti, ces Natter, ces Jacques Giiay, ces Costan^i, ces Pichler, ces Jeiiffroy, ces Simon et trente autres, auront leur histoire, cest lorsqu'au aura rassemblé leurs principales œuvres et qu'on conuaitra bien leur manière, leur style, leur originalité individuelle, c'est alors seulement qu'il sera possible, en connaissance de cause et en toute rigueur scientifique, de leur attribuer ou de leur refuser tel camée, telle intaille, telle signature que les critiques actuels, suivant leur hardiesse ou leur timidité, classent tantôt parmi les antiques, tantôt parmi les modernes. Tant que cette contre-enquête n'aura pas été entreprise comme le pendant de celle que vient de nous donner M. Furtivaengler sur les anciens, tant que ce champ d'études modernes, asse\ étendu pour tenter plusieurs critiques à la fois, n'aura pas été exploré à fond, nous devrons, sur bien des points, si nous voulons être sincères, suspendre notre jugement. L'assurance dogmatique de certains auteurs n'est, bien souvent, que le masque derrière lequel s'abrite l'insuffisance de leur information, et si l'un des graveurs du xviii'^ siècle qui ont le mieux copié l'antique, Laurent Natter, a pu écrire que l'art de graver les pierres fines est, par sa lutture même, le plus pénible de tous les arts, nous pouvons ajouter que l' habileté des contrefacteurs en ce genre a fait de la critique des pierres fines la plus délicate et la plus ardue des branches de l'archéologie.

Telles sont les raiso)L<: qui nous ont porté à attirer spécialement les regards sur la glyptique moderne, à montrer, par l'exemple, la nécessité de reconstituer l'histoire des artistes et le tableau de leurs œuvres principales. Mais là encore, on constatera que nous n'avons tenté qu'un essai très incomplet et que, nuînc en nous limitant à la France, nous avofis dû tious borner à de simples indications : heureux serions-nous.

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