‹ Histoire de la gravure sur gemmes en FranceChapitre 6 sur 155 · AVANT-PROPOS XIX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XIX

51 par cet aperçu soimimire nous réussissions â suggérer â quelque chercheur critique, F idée de s'engager dans cette voie et d'exploiter ce fécond domaine presque encore inexploré.

Nous devions enfin, — et cette partie de notre tâche est peut-être celle qui nous teiuiit le plus à cœur, — parler de l'école française contemporaine. Elle est peu nombreuse, sans doute, et surtout, trop modeste; mais combien elle est digne d'encouragements par les efforts persévérants dont elle Juit preuve pour relever un art qui brilla à travers l'histoire d'un sivif éclat et, à certaines époques, fut goûté pi us que tout autre. Pourquoi donc la faveur du public s'en est-elle détournée! Loin de moi de caresser présomptueuseiiwnt la pensée que, peut-être, les quelques pages que fui cousacrées à ces artistes de haut mérite contribueront A donner un regain de popularité au camée et à Fintaille. Du moins n\'st-ce pas, je pense, un vain paradoxe d'exprimer l'opinion que cet art délicat, aristocratique, mériterait bien, pourtant, départager les hommages que la mode, capricieuse en ses engouenwnls, prodigue aujourd'hui à la médaille et à la plaquette métallique. Du moins aussi, me sera-l-il permis de Jorniu- 1er le vœu que quelques-uns de ///c.s' lecteurs bénévoles, comme on disait jadis, daigne dorénavant porter son attention sur ces gemmes gravées en creux ou en relief qui sont exposées, à chaque printemps, dans nos Salons annuels, et devant lesquelles le profanum \ailgus passe indifférent et sans comprendre. Ils constateraient qu'il y a là, souvent, des œuvres dignes d'être encouragées; ils en deviseraient entre eux, ils en chercheraient l'application dans l'industrie d'art, la parure féminine et la bijouterie, ils en achèteraient comme joyaux d'écrin ou d'étagère; et de là, peut-être, surgiraient quelques Mécènes donnant le ton et l'impulsion à la mode qui, toujours, demande qu'on lui fasse violence. Les membres de la Société de propagation des

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livres d'art pour lesquels cet ouvrage est écrit, sont aux premiers rangs de ces protecteurs auxquels je fais appel. Par eux et grâce à leurs encouragements, le xx^ siècle à son aurore verrait la renaissance de la glyptique, comme le xix^ siècle expirant a vu la renaissance de la médaille : sint Msecenates, non deerunt, Flacce, Marones.

Au Cabinet des Médailles, ce i6 mai 1(^02.

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