I. G. Demay, !oc. cit., n
sur le fait; OU bien, l'œil guidé par l'expérience pratique, on se prononcera avec assurance, même si une preuve matérielle ne peut être invoquée. Le buste de Mars, sur la gemme du sceau de Jacques de Douze, prévôt de Xotre-Dame de Bruges en 1298, est une imitation du Mars antique, mais son style interdit de le faire remonter à l'antiquité [PI. VI, fig. 17]'. Je ne saurais, non plus, regarder comme appartenant à Tépoque gréco-romaine les scènes inintelligibles, mais inspirées de gemmes classiques, qui figurent aux sceaux de Guillaume de Tournebu, évoque de Coutances (i 179-1202) [PI. VI, fig. 20]' et de Servais, abbé de Montmorel, au commencement du xii"' siècle |P1. VI, fig. 22] "'.
La gemme du sceau de Sauvai, doyen rural d'Amécourt, en 1259. est une Minerve, copie barbare d'une gemme antique ^ Médiévale aussi est la gemme du sceau de Wautier. prévôt du chapitre de L... en 1241. qui a pour type une femme casquée assise sur une haute catJ.n-dra et tenant un enfant sur ses genoux, tandis qu'une \'ictoirc ou un Ange volant au-dessus de sa tête lui présente une couronne '. i
Le style des bustes de Trajan et d'Antonin qu'on a reconnus |
sur les intailles sigillaires de Jean Mancel, trésorier de l'église de Warwick en 1259. et de Jean de Sainte-Aldegonde, bourgeois de Saint-Omer, en 1501'', atteste que ce sont des imitations de gemmes antiques, gravées au moyen âge, tout comme les portraits de Commode et de Caracalla dont nous avons parlé à l'époque carolingienne.
L'intaille au sceau de Jean de Flainville, chanoine de Rouen