‹ Histoire de la gravure sur gemmes en FranceChapitre 55 sur 155 · I. V. Gay, Glossaire, v° Camahieu, p · texte numérisé non relu

I. V. Gay, Glossaire, v° Camahieu, p

peintre, y avait peint quatre sujets des jugements de Salomon, des figures des prophètes et les armoiries de France; enfin, on y trouvait « douze cristaux, dont il y avait cinq creux pour les bastons, six plaz et un ront plaz pour le moyeu, qui furent faits parla main de Pierre Cloet ' ». Le cristallier Pierre Cloet est sans doute l'un des maîtres de la gravure sur pierres fines, à Paris, au xiv' siècle.

En 1594, Louis de France, duc d'Orléans, comte de \'alois, créa, à Toccasion du baptême de son fils Charles, l'ordre du Camahieu ou du Porc-épic. Les chevaliers recevaient, à cette occasion, un collier dont le jovau était un camahieu gravé d'un porc-épic, et la devise : coniinus et cniiiiuî, -. L'Ordre du camaïeu dura presque tout le xv^ siècle, car il ne fut aboli que par Louis XII qui en conserva pour lui personnellement la devise et l'emblème. Si peu nombreux qu'aient été les chevaliers du Camaïeu, il semble que des camées représentant un porc-épic eussent dû parvenir jusqu'à nous : cependant, je n'en saurais citer aucun échantillon '.

Si nous passons des sources littéraires à la recherche des monuments eux-mêmes, nous serons amenés à constater que, comme dans la période précédente, l'étude des empreintes sigillaires suspendues au bas des documents de chancellerie est susceptible de fournir les éléments essentiels de l'histoire de la glyptique contemporaine.

L'intaille au contre-sceau du roi Jean, en 1362, porte pour tout emblème les lettres gothiques IRF (fobaiiucs rex Francoriim') surmontées d'une couronne royale [PI. VII, fig. 1] +.

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