‹ Histoire de la gravure sur gemmes en FranceChapitre 56 sur 155 · Victor Gay, Glossaire, t. I, p · texte numérisé non relu

Victor Gay, Glossaire, t. I, p

3. L'un de ces camées est décrit comme il suit dans l'Inventaire de la vente des bien de Jacques Cœur : « Ung camail d'argent de l'ordre de Mgr d'Orléans ». V. Gav, Glossaire, p. 259.

4. Douet d".\rcq, Collection de sceaux, t. I, no 62, p. 274 (sur la sertissure métallique on lit : sigiilum secreluni).

Celle du contre-sceau de Charles V en 13 71, représente une tête royale de face, — le portrait du roi, — dont la beauté et la finesse de gravure font de la cire même qui la reproduit un véritable joyau '. Sur la sertissure métallique on lit les mots : SCEL SECREY |P1. VII, fig. 2]. Ce contre-sceau se trouve décrit comme il suit dans X'hivculairc du uiohiUcr : « Le signet du Roy qui est de la teste d'un roy sans barbe ; et est d'un fin rubis d'Orient : c'est celui de quoi le Roy scelle les lettres qu'il escript de sa main '. » Non moins remarquable est un portrait de femme, — peut-être Isabeau de Bavière, — qui figure de face, les cheveux nattés sur les joues, en intaille au signet du roi Charles M en 1588 [PI. VII, fig. 3] '\ La cire a malheureusement soutTert d'un i'rottement prolongé.

L'intaille au sceau de Jean de Pressy, receveur des Aides d'Artois, en 1404 *, est un buste de femme de trois quarts, les cheveux aussi élégamment nattés sur les tempes, à la mode française du temps de Charles VI |P1. VII, fig. 4|.

L'intaille au sceau de Henri, duc de Lancastre, en 1552, représente un buste de femme qui est encore présenté de trois quarts et voilé [PL VII, fig. 5] '. Quel dommage que la fragile empreinte en cire qui nous a conservé l'image de cette oeuvre exquise soit quelque peu détériorée! Il est encore possible, malgré tout, d'admirer la pureté des traits, la grâce idéale et pleine de senti-

1. G. Demay, Inventaire des iceaux de l'Artois et de la Picardie, p. xxiv, n" 355. J. Labarte (Hisl. des arts industriels, t. III, p. 209-21 1) prOteiidait que ce contre-sceau était un travail byzantin.

2. J. Labarte, Inventaire du nwhilier du roi Charles V, p. 86, n" 5; 5. La collection iMarlborough dispersée en 1899, renfermait une intaille sur rubis que le Catalogue propose de reconnaître comme l'original du sceau secret de Charles V. The Marlborough Gems, p. 100, n" 583 (Londres, 1S99, in-S").

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