Les Srf>t chefs, v
'S. IJv. VII, chap. lxxwi.
à la prompte et terrible intervention du ciel dans la vie présente, et cette croyance, à ne considérer que l'invfluence morale, rendait l'autre moins nécessaire.
Mais ces dieux pouvaient être apaisés par de pieuses offrandes, par des libations et des prières, par des vœux et des sacrifices, quelquefois dans les anciens temps, par des sacrifices humains Si l'odeur des vicymes brûlées sur les autels était pour eux un délicieux parfum, c'est que l'oblation faite par le suppliant d'une portion de ses biens montrait un cœur humble et repenti. Le dieu, au reste, permettait à ses adorateurs, comme un père débonnaire à ses enfants, de s'asseoir au festin qui lui était servi et de partager avec lui la victime. Un sacrifice était un repas sacré, une sorte de communion religieuse entre le dieu, les prêtres et les fidèles. Ceux-ci, pour faire honneur au dieu, consommaient le plus possible de viaudes saintes, de gâteaux sacrés et de vin ayant servi aux libations. MéCbeiv, dit Àristote , signifiait d'abord, boire après le sacrifice; les pieux excès, si souvent renouvelés, lui valurent le sens de s'enivrer
Le sacrifice le plus complet, mais le plus rare, était l'holocauste, où la victime, réservée au Dieu seul, était brûlée tout entière ; le plus solennel, l'hécatombe. Le pauvre, qui n'avait pas de victime offrait de petites images en pâte, et, au dire de philosophes des derniers temps, ce sacrifice n'était pas le moins bien accueilli . Un riche Thessalien immolait a Delphes cent bœufs aux cornes dorées; un pauvre citoyen d'Hermione s'approche de l'autel et y jette une poignée de farine. « Des deux sacrifices, dit la Pythie, le dernier est de beaucoup le plus agréable au dieu \ » Avant de s'approcher des autels il
t. M. Maury, (I, 184), a rappelé les exemples les plus célèbre». Pin— tarque prétend qu'avaiil Salamine riicmistoclr immola trois prisonniers. (fie de Pétopidai, 21.) . 2. Athénée , II, 12.