‹ Histoire de la Grèce ancienneChapitre 32 sur 90 · Hérod., v · texte numérisé non relu

Hérod., v

Clysthène transporta au nouveau venu les fêtes et les sacrifices qu'on avait jusqu'alors célébrés au nom du roi d'Argos; il restitua à Dacchus ses chœurs et ne douta pas qu'Adraste, humilié de son délaissement et des honneurs rendus à son rival , ne retournât de lui-même à Argos.

A une époque encore plus récente, ou imagina les démons ou génies ; Pindarc en attribuait un à chaque homme \

J'ajouterai certains détails qui conviennent moins aux temps héroïques qu'aux siècles suivants, mais sur lesquels je n'aurai pas l'occasion de revenir.

Le temple, celui du moins des âges postérieurs, se composait d'une vaste enceinte limitant le terrain sacré, et que ne devaient jamais franchir ceux à qui il était interdit de participer aux sacrifices communs. Aucentre, s'élevait le sanctuaire véritable, renfermant l'image du dieu et souvent celles des divinités ou des héros que le dieu principal consentait à admettre dans sa demeure. Ainsi dans nos églises, des saints ont des chapelles particulières. Près de la porte, le vase renfermant 1 eau lustrale que l'on conservait pure en y jetant du sel ; sous le parvis ou au bas des degrés', l'antel qui, dans l'origine, n'était qu'un tertre ou un monceau de pierres, et plus tard fut une table de marbre entourée de guirlandes de fleurs et décorée de bas-reliefs. A Olympie, on ramassait chaque jour les cendres des victimes, on les gardait avec soin, et au bout de Tan on les délayait avec de l'eau de l'Alphée, et on en enduisait le grand autel qui prit ainsi des proportions énormes. Quand Pausanias le vit, il avait cent vingt-cinq pieds de circonférence, et vingt-deux de hauteur. L'autel d'Apollon Spodias, à Thèbes, était également fait de la cendre des victimes.

A l'intérieur des temples étaient suspendues les of-

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