‹ Histoire de la Grèce ancienneChapitre 41 sur 90 · Acie^ Pline, IV, 7; r.'A/Tat'a /c«pa, Pausan., ï, 2, C · texte numérisé non relu

Acie^ Pline, IV, 7; r.'A/Tat'a /c«pa, Pausan., ï, 2, C

i. l^es grands dieux protecteurs de l'Attique révèlent cette différence; c'étaient le Zeus pélasgique, le Neptune éolien qui, sur le nicher même de l'Acropole fit jaillir une source, et Pallas-Athénée l'antique divinité des rudes montagnards de Pallène et de la race ionienne.

3, Voy. ci-dessus.

publiques; souvent même ils étaient en guerre les uns contre les autres. Thésée parcourut les bourgs, pour proposer son plan et le faire agréer. Les simples citoyens et les pauvres l'adoptèrent sans balancer. Afin de déterminer les hommes plus puissants, il leur promit un gouvernement sans roi, et purement démocratique, dans lequel, ne se réservant que l'intendance de la guerre et l'exécution des lois, il mettrait pour tout le reste une entière égalité entre les citoyens. Il en persuada quelques-uns; les autres cédèrent par crainte. 11 fit abattre dans chaque bourg les prytanées et les maisons de conseil, cassa tous les magistrats, bâtit un prytanée et un palais commun dans le lieu où ils sont encore aujourd'hui, donna à la ville et à la citadelle le nom d'Athènes et établit une fête pour tout le monde sous le nom de Panathénées*.

En d'autres termes, l'Attique, anciennement divisée en plusieurs États, comme les autres provinces de la Grèce, vit un d'eux, grâce à sa position inexpugnable et à son port* dépasser les autres efforces, en richesses, puis les contraindre à reconnaître sa suprématie. Cette révolution qui mit l'Attique dans Athènes, laissa pourtant subsister des divisions que l'on retrouve à l'origine de presque toutes les histoires, les tribus, les phratries et les familles. Il y avait quatre tribus, comptant chacune trois phratries, subdivisées à leur tour en trente yevr, ce qui faisait 360 familles politiques. Ces familles, comme les génies romaines, ne renfermaient pas seulement des hommes alliés par le sang, mais aussi des hommes unis par des sacrifices communs en l'honneur du héros ou du dieu qui était supposé l'ancêtre de toute la race, par le droit d'hériter les uns des autres, à défaut d'héritiers naturels, par l'obligation de mutuelle assistance et par la possession d'un trésor, de prêtres et de chefs communs. Chaque génos renfermait un certain nombre de

Page 1