Lois, II, t
2. Parfois même de la diplomatie. Téos envoyant une députalion aux habitants île (Jnossc, plaça parmi ses députés un habile musicien qui leur joua les airs des anciens poètes, et, dans une autre ville crétoi>e, apporta une compilation de tons les textes en vers ou en prose qui intéressaient l'histoire et les antiquités poétiques de la Crète. [Corp. Intcr.y n°* 3053 et 3057.) Combien ce peuple était artiste et poète!
l'État. Démosthène cite une loi qui punissait la violation du repos des jours fériés*. On ne voulait pas servir à la fois deux maîtres, le peuple et les dieux.
Comme durant notre moyen âge, les corporations, les métiers, même 1 âge et le sexe, avaient leurs patrons et leurs fêtes. Ainsi, à Athènes, les matelots, les forgerons, et sans doute bien d'autres; à Sparte, les nourrices; en divers lieux, les esclaves. Il y avait pour les jeunes gens, les jeunes filles, les femmes mariées, des dévotions particulières, et les familles avaient leurs saints, qu'on appelait les héros ou les démons, ce qui n'empêchait pas d'accomplir aux autels des dieux communs les rites ordinaires pour les naissances, les mariages et la mort.
Comme au moyen âge encore, nos églises avaient pour amuser le peuple des fêtes burlesques, il y avait à Délos des cérémonies grotesques. Ses prières faites, le pèlerin devait tourner autour du grand autel d'Apollon, sous les coups de fouet des prêtres, et mordre à belles dents le tronc de l'olivier sacré, les mains derrière le dos. C'était , ajoute Callimaque B, une nymphe de Délos qui avait imaginé ce jeu pour amuser l'enfance du jeune Apollon.
Je ne parlerai que de trois de ces fêtes : l'une qui montre le côté honteux, orgiastique de l'ancien naturalisme; l'autre, la magnificence des pompes religieuses; la troisième, les idées morales qui se mêlaient si rarement au culte païen. Ce sont les fêtes de Dionysos ou Bacchus, les grandes Panathénées et les Thesmophories.
« Autrefois, dit Plutarque8, la fête de Dionysos avait une simplicité qui n'excluait pas la joie : en tête du cortège une cruche pleine de vin et couronnée de pampres ; derrière un bouc chargé d'un panier de figues; enfin un des assistants ou un esclave portant le phallos, symbole