‹ Histoire de la Grèce ancienneChapitre 67 sur 90 · IïoXXot xayaôof, Aristophane, la Paix, v. 9Ô · texte numérisé non relu

IïoXXot xayaôof, Aristophane, la Paix, v. 9Ô

Les fêtes olympiques commençaient avec la pleine lune. Les plaisirs pouvaient donc continuer durant ces nuits de la Grèce, plus lumineuses que bien des jours de nos climats.

Tels étaient ces jeux si fameux dans l'antiquité. Ils formaient un lien pour tous les peuples de la Grèce; en les forçant de déposer leurs haines au seuil du sol sacré, ils les invitaient à les oublier au retour. Plus d'une fois des villes se reconcilièrent ou firent alliance au milieu de ces solennités ; le héraut lisait à haute voix leur traité qui était ensuite gravé sur une colonne dans le lieu même. Le sentiment de la grande patrie hellénique si souvent oublié s'y réveillait avec énergie, quand Hérodote racontait aux fils les exploits de leurs pères pour la commune liberté, ou que Lysias les appelait à s'armer pour la défendre encore contre les deux périls qui la menaçaient de l'Orient et de l'Occident, le roi de Perse et le tyran de Syracuse.

Les jeux entretenaient parmi les Grecs le goût de ces exercices si salutaires au corps et à 1 ame; à l'âme, qui est plus libre et plus active en un corps sain et dispos que lorsqu'elle traîne péniblement une enveloppe misérable et souffrante1. L'art aussi et la moraley gagnaient. Platon cite divers personnages que le désir de conserver leurs forces pour gagner ces couronnes préserva de tout excès, et qui s'astreignirent à une chasteté volontaire*. La sculpture et la peinture avaient là sous les yeux uue race que cette vie avait faite la plus belle du moufle, et des encouragements tels que nul peuple ne leur en a jamais donnés : car on ne venait pas seulement pour assister aux luttes, mais aussi pour admirer les productions des artistes. Dans l'Altis, vaste enceinte autour du temple

1. Mens sana in eorpore sano, Juv. X, 338. Cf. le Timée de Platon, p. 132 delà traduction de M. Cousin. Les jeux profanes ne commencèrent que tard. Thémistoclc établit des combats de coqs, et à Sunioii il y eut des régates de trirèmes.

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