‹ Histoire de la Gréce depuis les temps les plus reculés jusqu'a la fin de la géneration contemporaine d'Anglais (volume 4)Chapitre 8 sur 31 · POPULAIRES · texte numérisé non relu

POPULAIRES

Agrigente et Gela «npéricnres à Syracuse «ntérienrement à 600 avant J.-C. — Pfaalaris, despote d'Agrigente.— Syracnse en 500 avant J.-C. —Gouvernement oligarchique sous les Gamori ou descendants privilégiés des premiers colons propriétaires ; -— le Démos ; — les Kyllyrii ou Serfs. — Premiers gouvernements des cités grecques en Sicile; — oligarchies primitives renversées dans bien des endroits par des despotes ; — tentative de colonie faite par le prince Spartiate Dorieus. — 605 avant J.-C. environ. — Eleamdros, despote de Gela. — 600 avant J.-C. environ. — Première élévation de Gelôn et d'-^esidômos au service de ce despote. — Têlinês, le premier homme marquant parmi les aacêtres de Gelôn. — Gélôn ; — il avait un haut commandement dans les mercenaires d'Hippokratês, despote de Gel». — Sort de la viUe îoniexme de Zanklê, plus tard Messine ; — elle est prise par les Samiens ; — conduite d'Hippokratês. — Hippokratês remporte la victoire sur les Syracusains ; — il prend Kamarina, — il meurt. — Gelôn devient despote de Gela à sa place. — 491 avant J.-C. —Grandeur de Gelôn; — il devient maître de Syracuse; — il ixansporte le siège de son pouvoir de Gela à Syracuse. — Conquête de diverses villes siciliennes par Gelôn; — il transporte l'oligarchie à Syracuse et vend les gens du Démos comme esclaves. ■— AocrozsBement du pouvoir et de la population de Syracuse sous Gelôn ; elle devient la première ville de la Sicile. — Puissance de Gelôn au moment où les ambassadeurs de Sparte et d^ Athènes viennent réclamer son aide. — 481 avant J.-C. — Plans de Gelôn pour fortifier l'hellénisme sicilien contre les intérêts barbares de PUe. — Des ambassadeurs Spartiates et athéniens s'adressent à Gelôn. — Sa réponse. — 480 avant J.-G. — Invasion carthaginoise en Sicile simultanée avec Pin-vasion de la Grèce par Xerzês. — L*armée «arthaginoise sous HsmîLkar assiège Himera; — bataille d^imera; — victoire complète gagnée sur eux par Gelôn. — Suprénwtie de Gelôn en Sieile ; — il accorde la paix aux Carthaginois. — Conduite de Gelôn à Pégard des Grecs oonfédérés qui étaient en lutte contre Xerxês. — Nombreux prisonniers faits & la bataille d'Bimera-etirépiirtiB dam les cités sinitiennea;— prospérité de œs villes, surtout d'Agrigente, —- Mort et obsèques de Gelôn. — Nombre de nouveaux citoyens que Gelôn introduisit à Syracuse. — 478 avant J.-C. — Hierôn, frère et snecesseur de Gdôn k Syracuse,— ialoux de son frère Polyz^s,— dm-

comme maître. — Querelle entre Hierôn de Syracuse et Thêron d'Agrigente apaisée par le poëte Simonide. — Sévère traitement infligé par Thêron aux habitants d'Himera. — Pouvoir et exploits de Hierôn, — contre les Carthaginois et les Tyrrhéniens, — contre Anaxilaos; — il fonde la cité d'Etna. — Nouvelle transplantation en masse d'iiabitants. — - Compliments de Pindare. — Mort d'Anaxilaos de Rhegium et de Thêron d'Agrigente. — ThrasydiEos, fils de Thêron, règne à Agrigente et à Himera. — Son gouvernement cruel. — Il est défait par Hierôn et chassé. — Grande puissance de Hierôn, après la défaite de Thrasydseos. — Sa mort. — 467 avant J.-C. — Thrasyboulos, frère et successeur de Hierôn. — Disputes entre les membres de la famille gélouienne . — Cruautés et impopularité de Thrasyboulos. — Soulèvement contre lui à Syracuse.

— 465 avant J.-C. — Expulsion de Thrasyboulos «t extinction de la dynastie gélouienne. — Gouvernements populaires établis dans toutes les viUes siciliennes. — Confusion et disputes produites par le nombre des nouveaux citoyens et des mercenaires établis à demeure par les princes géloniens. — Dissensions intestines et combats à Syracuse. — Défaite des Géloniens. — Syracuse adopte un gouvernement populaire. — Désordres dans d'autres villes siciliennes nés du retour d'exilés qui avaient été dépossédés sous la dynastie gélouienne. — Katane et iEtna. — Congrès général et compromis. — Les exilés sont pourvus.

— Kamarina rétablie comme cité autonome séparée. — Sentiment réactionnaire contre l'ancien despotisme et en faveur du gouvernement populaire, à Syracuse et dans les autres cités. — Grecs italiens; — défaite destructive des habitants de Tarente et de Rhegium.

J'ai déjà mentionné, dans le quatrième chapitre du cinquième volume de cette Histoire, la fondation des colonies grecques en Italie et en Sicile, avec ce fait général que dans le sixième siècle avant l'ère chrétienne, elles étaient au nombre des cités les plus puissantes et les plus florissantes du nom hellénique. Au delà de ce fait général, nous trouvons peu de renseignements sur leur histoire.

Bien que Syracuse, après être tombée dans les mains de Gelôn, vers 485 avant J.-C, fût devenue la ville la plus puissante de la Sici e, dans le siècle précédent Gela et Agrigente, sur le côté méridional de l'île, lui avaient été cependant supérieures. La dernière, peu d'années après sa fondation, tomba sous la domination de l'un de ses propres citoyens nommé Phalaris, despote énergique, belliqueux et cruel. Exilé d'Astypalsea, près de Rhodes, mais riche, et l'un des premiers colons d'Agrigente, il prit ses dispositions pour se faire despote vers l'an 570 avant J.-C. Il avait été nommé à Tun des principaux postes de la ville ; et comme il avait entrepris d'élever à ses frais un temple à Zeus Polieus dans l'akropolis (comme les Alkmaeônides athéniens recons-

truisirent le temple incendié de Delphes), il obtint l'autorisation sous ce prétexte d y réunir un nombre d'hommes considérable ; il les arma, et il profita de l'opportunité d'une fête de Dêmêtèr pour les tourner contre le peuple. On dit qu'il fit beaucoup de conquêtes sur les petites communautés sikanes du voisinage ; mais on mentionne ses exactions et ses cruautés à l'égard de ses propres sujets comme le trait le plus saillant qui le caractérise, et son taureau d'airain est devenu l'objet d'un souvenir impérissable. Cette machine était creuse et suffisamment grande pour contenir à l'intérieur une ou -plusieurs victimes, destinées à périr dans les tortures quand le métal était chauffé ; les gémissements des patients enfermés dans les flancs de l'animal passaient pour être ses beuglements. L'artiste se nommait Péril los, et ce fut lui, dit-on, qui y fut brûlé le premier par ordre du despote. Malgré la haine qu'il encourut ainsi, Phalaris sut conserver son pouvoir despotique pendant seize ans; à la fin de cette période, un soulèvement général du peuple, dirigé par un des principaux personnages nommé Telemachos, mit fin et à son règne et à sa vie (1). Telemachos devint-il despote ou non, c'est un point sur lequel nous n'avons aucun renseignement; soixante ans plus tard, nous trouvons son descendant Thêron établi en cette qualité.

(1) Tout ce qui a jamais été dit sur Phalaris est mentionné et discuté dans la savante et ingénieuse dissertation de Bentley sur les lettres de Phalaris :

cf. aussi Seyffert, Akragas und sein Gebiet, p. 57-61, qui cependant traite les prétendues lettres de Phalaris avec plus de considération que les lecteurs du docteur Bentley ne seront en général disposés à leur en accorder.

Uhistoire du taureau d'airain de Phalaris semble fondée sur des preuves su^santes; il est mentionné expressément par Pindare ; et le taureau luimême, après avoir été emporté à Carthage, quand les Carthaginois prirent Agrigente, fut rendu aux Agrigentins

T. vu.

par Scipion, lorsqu'il prit Carthage.

Page 1