‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 136 sur 197 · LIVRE V, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE III

Le capîtaine général Pîsani , Morosini , son lîentenant, et quatre cents militaires, tant officiers qne soldats , furent écrasés sOtis les raines : un grand nombre d^habitans furent également victimes de ce désastre. On s^occupa bientôt der^arer tout le mal qu'avait entraîné un aussi terrible accident ; des ingénieurs furent envoyés à Corfou, qui en agrandirent encore Tenceinte, et construisirent enfin les fortifications teUes.à peu près qu'on les voit aujourd'bni. Ce ne fut qu'après de longs travaux et avee des sommes immenses, qu'on parvint à leur donner k solidité , le relief et le déve* loppement qui en font un ouvrage régulier '.

Les- Turcs n^avaient. point cessé leurs armemens, malgré la paix. Us donnaient , il est vrai , pour p^texte, une expédition qu'ils méditaient en Perses mais le sénat, accoutumé à la violation de leors traités, ne pouvait être tu sécurité sur leurs* prç^ts; et par une sage prévoyance de sa part, les îles die Leucade, de Céphalonie, de Zànte,,de Cérigo, furent mises dans un état imposant de défense.

Cependant la guerre éclata entre la Perse et la Tur-

an iTias

ère vulg*

* Voyez, le plan dans VAiias de TouTTage , PI. lY.

' qu'ie, ce qui a* empêcha point la république de conti-

nuer ses préparatifs ; et ce ne fut qu^après la révolution

qui détrôna Âchraet III, et qui remplît de troubles

tout Tempire ottoman, que Venise pat espérer enfin

d^étre tranquille de ce côté*

de 1733 La politique du sénat, qai le portait a maintenir ji 17^8 ère vuig. constamment l'équilibre en Italie , entre la France,

TEspagne et TÂllemagne, lui fit adopter et conserver son système de neutralité, pendant les guerres de la succession de Pologne et celles de la maison d^ Autriche. Les menaces même ne purent Ten faire départir; mais le peu dHnfluence de ce petit état donnait une faible importance k sa neutralité , et ce &1I ainsi qu'il ne sut point conserver un appui, et qu'il perdit èntièrement sa considération. La jalousie que manifestait le sénat anx moindres succès d^une des puissances belligérantes, et la mauvaise volonté qu'il témoignait au vainqueur , finirent par indisposer tous les souverains contre une république qqr ne pouvait plus se faire craindre, et qui voulait cependant rester isolée.

La Porte ottomane, occupée du côté de la Perse, et inquiète des succès de Thamas Kouli-Kan , ne put prendre, avec la même chaleur qu'autrefoisi Jes in-

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