‹ Histoire de la Grèce. Description des îles Ioniennes, Corfou, Paxo, Leucade, Ithaque, Céphalonie, Zanto, Cérigo et Naxos; depuis les temps fabuleux et héroiques jusqu'à ce jourChapitre 149 sur 197 · LIVRE V, CnAFlTRfi VI. 3o · texte numérisé non relu

LIVRE V, CnAFlTRfi VI. 3o

pas que leur démarche impcadente &¥ori6ait les plus chères espér^ncea du catûoet de Saint-James » et que la politicpie iasidî^use de ce cabinet avait d^jà décide de leur sort fbtur . Ils ne savaient pas qu^en implorant la générosité d^un peuple qui u^en eut famais pour les vaincus , ni même pour le ^ible itssez^ iniprudent pour se phoer sous sa tutèle , ils ouvraient sous leur» pieds un abîme de misères, dont bientôt ils ne pourraient plus inesurer h profondeur.

Il est vrai que, séduits par re^pérance que leur en avait donnée la Rusais , les Ioniens comptaient de bonne foi sur leur retour à la liberté : Alexandre, en déclarant la guerre aux Français en 1812, avait formellement annoncé à la face de l'Eure^ que, si le succès couronnait son enltepiise , les Sept-Ues seraient érigées eu république. Mais les peuples sont-ils donc toujours destinés à seirvir de jouets ii Tambition des cours ; et les preuves sans nombre de leur versatilité qui se reproduisent tous les jours , ne* suifi^nt-<elles pas encore pour donner la juste mesure de la confiance qu^elles méritent ! Nous n^avons point de raisons de douter que la ftttssie n^eut csffectivement le noble dessein d'affianclqr les îlirs de T Adriatique ; cependant

3o4 HISTOIRE DIS ILES lONIEKKES,

elle n^eut pas la force de s^opposer à leur asservisse^

ment , et ces contrées malheureuses firent sacrifiées h

des considérations politiques. Un seul mot de Tauto*

crate du Nord eut suffi peut-^tre ; il préféra manquer

à ses promesses , plutôt que de fi'oisser Tinsatiable

ambition de TAngleterre : ce n'était pas la prenûëre

fds que de semblables rétractations avaient lieu (pour

ne point me servir d'une expression plus énergique) :

les chefs des Ioniens auraient du le savoir ; ils sont

responsables envers leur patrie des suites funestes de

leur ignorance , et leur aveugle précipitation a causé

tous ses maux.

an i8i3. A. peine le gouverneur de Malte et Tambassadeor

britannique à Constantinople , eurent -ib reçu les

propositions insensées des Grecs de Zante et de Gé-

phalonie , qu'ils se hâtèrent de répondre à leurs vonix.

Une escadre était prête; elle se dirigea sur PAdria-

. tique , et Zante , Céphalonie , Ithaque et Gérigo se

rendirent volontairement. L'occupation n'eut éprouvé

aucune résistance si W &ibles garnisons firançaises,

qui se trouvaient d^s chacune de ces îles , n'eussent

lutté quelque tems contre les efforts de l'ennemi.

Mais que pouvait une poignée de braves attaqués tout

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