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pas que leur démarche impcadente &¥ori6ait les plus chères espér^ncea du catûoet de Saint-James » et que la politicpie iasidî^use de ce cabinet avait d^jà décide de leur sort fbtur . Ils ne savaient pas qu^en implorant la générosité d^un peuple qui u^en eut famais pour les vaincus , ni même pour le ^ible itssez^ iniprudent pour se phoer sous sa tutèle , ils ouvraient sous leur» pieds un abîme de misères, dont bientôt ils ne pourraient plus inesurer h profondeur.
Il est vrai que, séduits par re^pérance que leur en avait donnée la Rusais , les Ioniens comptaient de bonne foi sur leur retour à la liberté : Alexandre, en déclarant la guerre aux Français en 1812, avait formellement annoncé à la face de l'Eure^ que, si le succès couronnait son enltepiise , les Sept-Ues seraient érigées eu république. Mais les peuples sont-ils donc toujours destinés à seirvir de jouets ii Tambition des cours ; et les preuves sans nombre de leur versatilité qui se reproduisent tous les jours , ne* suifi^nt-<elles pas encore pour donner la juste mesure de la confiance qu^elles méritent ! Nous n^avons point de raisons de douter que la ftttssie n^eut csffectivement le noble dessein d'affianclqr les îlirs de T Adriatique ; cependant
3o4 HISTOIRE DIS ILES lONIEKKES,
elle n^eut pas la force de s^opposer à leur asservisse^
ment , et ces contrées malheureuses firent sacrifiées h
des considérations politiques. Un seul mot de Tauto*
crate du Nord eut suffi peut-^tre ; il préféra manquer
à ses promesses , plutôt que de fi'oisser Tinsatiable
ambition de TAngleterre : ce n'était pas la prenûëre
fds que de semblables rétractations avaient lieu (pour
ne point me servir d'une expression plus énergique) :
les chefs des Ioniens auraient du le savoir ; ils sont
responsables envers leur patrie des suites funestes de
leur ignorance , et leur aveugle précipitation a causé
tous ses maux.
an i8i3. A. peine le gouverneur de Malte et Tambassadeor
britannique à Constantinople , eurent -ib reçu les
propositions insensées des Grecs de Zante et de Gé-
phalonie , qu'ils se hâtèrent de répondre à leurs vonix.
Une escadre était prête; elle se dirigea sur PAdria-
. tique , et Zante , Céphalonie , Ithaque et Gérigo se
rendirent volontairement. L'occupation n'eut éprouvé
aucune résistance si W &ibles garnisons firançaises,
qui se trouvaient d^s chacune de ces îles , n'eussent
lutté quelque tems contre les efforts de l'ennemi.
Mais que pouvait une poignée de braves attaqués tout