LIVRE V, CHAPITRE VI. 3o
ensemble >) €t par la popuTation q^i aurait du les seconder et par flcs troupes bien supérieures en nombre ? Ils capitulèrent^ et le pavillon des Sept-IIf s flotta sur toutes les forteresses , ou jusqu^alôrs avaient brillé les couleurs françaises. 11 est à propos de remarquer que, idaBS ce premier moment^ les Anglais affectèrent le plus grand dësintëressement ; ils paraissaient agir dans des vues bienveillantes : loin de montrer des prétentions qui pussent pu inspirer aux habitans des craintes réelles pour l'avenir , ils s empressèrent de proclamer partout Tindépendance : ils participèrent connae amis et alliés à toutes les fêtes publiques ; ils cmpblèrent l'ivresse générale, en autorisant la réintégration des corps de magistrats qui existaient avant la domination française; et ce qui d^ailleurs était bien de nature à dissiper tous les doutes , s'il en restait en* core dans les esprits, ce fut Pautorisation que leur chef donna solennellement d'arborer le drapeau national de la république. A Constantinople, Tambassadeur anglais s'empressa de déclarer au divan que les Sept- Ues étaient réorganisées en république, et que tous les navires de ce nouvel état porteraient désormais le pavillon ionien, âé)à reconnu par tontes ks puissances
HUt des Iles Iwùetmes et AHms. ao
3o6 HISTOIRE DES ILES lONIElïNES,
alliées : lorscpi^au mois de mars 1800, les Tutgo- Russes , après avoir expulsé les Fiançais , convinrent de rendre sgix Sept-Iles leur ancienne liberté. Cependant toutes ces démonstrations astucieuses cachaient la plus noire perfidie : le but des Anghis était de se rendre maîtres des îles , et de capter Tafiection des habitans par des dehors trompeurs , pour mieux les opprimer ensuite.
Bien qu'à Texception de Corfou, toutes les îles de l'Adriatique qui avaient appartenu aiv \pi;»ilt'u fussent occupées par les troupes anglaises a \ au î *t fin de 18 13, la république ionienne ne recouv;/. "•» immédiatement tous ses droits. Les commissaire^ ^* les officiers généraux de la Grande-Bretagne donnèreni pour prétexte de leur manière de procéder , la résis* lance opiniâtre de Corioa , siège du gouvernement, ca^ pitale naturelle de la confédération septinsulaire. II d^ Tint h la pensée de peroonne que ce délai cachait vsit perfidie : Téclatante publicité donnée à Toccupation , les protestations solennelles de deux grandes puis* sances paraissaient être des garans trop sûrs pour qa^ou osât même suspecter la loyauté et le désm^^^^ sèment des protecteurs. Le sénat n'était p3» ^'^^