LIVRE III, CHAPITRE XII. i
Toas les écrivains du tems y ont contribue a Tenyi ; elle convoqua à Nicëe le septième concile œcuménique y auquel assista Philippe , évéque de Corcyre : c'est sous son règne que furent tracées les limites de Tempire d^ Orient et de celui d^ Occident, rétabli par Charlemagne. Uile de Corcyre et ses colonies, toutes les îles de la mer Ionienne et de la mer Egée , la Grèce, la Dalmatie, nilyrie firent partie des états d'Irène.
Irène , après avoir faif périr les deux frères de Constantin et cet empereur lui-même ,<£M^int odieuse à tous ses sujets. Nicéphore parvint sans peine à la détrôner, et les suffrages du peuple lui décernèrent ensuite un sceptre qui avait été si despotique entre les mains de Vimpératrice.
Pépin, fils de Charlemagne, passa en armés dans la Dalmatie : I^icéphore envoya pour le combattre ïïicolas, qui vint assembler son année à Corcyre. Là, s'étant joint à la flotte des Corcyréens et à celle des Vénitiens,. dont il commence à être question vers cette époque , il contraignit Pépin à retourner dans son royaume d'Italie. Cette flotte servit ensuite Tempereur J°^J,g d'Orient contre les Bulgares. Nicépbore étant mort,
l58 HISTOIRE DES ILES IO]SIEîSNES,
Thoireur que laissa sa mémoire, fit éloigner da trune Staurace son fils.
Michel I, dit Curoplate, prince sage et prudent, fiit élevé à Tempire , dont il s^occopait k réparer les maux, quand les Bulgares Tattaquèrent : il fut vaincu, et sa défaite donna lieu à la révolte de Léon Y , dît TÂrménien , qui le détrôna. Ce nouvel empereur obtint de grands secours de la Grèce et de toutes les provinces de l'empire, contre les Bulgares qui le menaçaient. Les Corcyréens seuls lui envoyèrent quatrevingts navires et huit mille soldats. Avec toutes ces forces y Léon marcha à Fennemi , remporta une grande victoire en 8149 qui fut suivie, trois années après , d'une trêve de trente ans.
L'empereur ne jouit pas long-tems des fruits de sa victoire ; il périt victime d'une conspiration qui plaça sur le trône Michel II , dit le Bègue : ce prince lauguissait à Constantinople dans de honteux plaisirs, sans songer h veiller au salut de l'état , pendant que les Sarrasins ravageaient les provinces y sans trouver de résistance y et faisaient partout d'immenses progrès. Ce fut sons le règne de Michel , que la Sicile et tout ce qui restait de l'empire d'Orient en Italie, devint la