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Dans la version du même discours donnée par Quinte» Goioe (X, 10, 23), ndus trouvons : c Modo siib Philippo seminndis, amicula ex purpura sordent, aunun et argsntom ocoli ferr»
ll01^»0lnmt : lignes «nim -vu* defUdenat, et ex crsiibns sent» rnb^nom* que gladiorum, etc. >
Cf. la description faite par Thncjdide, IV, 124, do Vwaoé» de Brasida»
efc de Perdikkas, où rin&nterie macédonienne est représentée comme dX>OC
(2) Hérodote, Vm, 137.
(3) Thucyd. II, 100; XéBOfb. Bellen. V, 2, 40-42.
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montra pas indocile aux innovations d'un prince guerrier. On Texerça constamment dans le rang régulier et dans la file d'une infanterie pesamment armée; de plus, on lui fit adopter une nouvelle espèce d'arme, non-seulement en ellemême très-diflicile à manier, mais encore relativement inutile au soldat combattant seul, et qui ne pouvait être employée que par un corps d'hommes en ordre compacte, exercés à se mouvoir ou à s'arrêter ensemble. CeLte nouvelle arme, dont nous entendons le nom pour la première fois dans l'armée de Philippe, était la sarissa, — la pique ou lance macédonienne. La sarissa était employée tant par l'infanterie de sa phalange que par des régiments particuliers de sa cavalerie; dans les deux cas elle était longue^ bien que celle de hi phalange fût de beaucoup la plus longue des deux. Les régiments de cavalerie appelés sarissophori ou lanciers, étaient une sorte de cavalerie légère , portant une longue lance , et distinguée de la grosse cavalerie réserrée pour le choc d'un combat corps à corps, qui portait le xkton ou courte pique. La sarissa de cette cavalerie peut a?olr eu quatre mètres de longueur et avoir été aussi longue que Test aujourd'hui la lance des cosaques; celle de l'inâtnterie ou phalange n'avait pas moins de six mètres trente centimètres de long. Une arme de cette dimension est si prodigieuse et si pesante que nous aurions de la peine à y croire, si elle n'était attestée par Tasserticm distincte d'un historien tel que Polybe.
La longueur extraordinure de la sarissa ou pique ooDsti* tuait l'attribut eu force remarquable de la phalange macé» donienne. Les phalangites étaient rangés en files généra^ lement de seize hommes en profondeur, chacune appelée loches, avec un intervalle de 90 centimètres entre les soldats de deux en deux du front à Tarnère. Sur le devant, se tenait le lochagos, homme de force supérieure et d*one expérience militaire éprouvée. Le second et le troisième homme de la file, aussi bien que le dernier qui fermait le tout, étaient également des soldats d*élite, recevant une paye pliis considérable que les autres. Or, la sarissa, quand elle était dans une position horizontale, était
tenue avec les deux mains (distingaée sous ce rapport de la pique de rhoplite grec qui n*occupait qu'une main, l'autre étant nécessaire pour le bouclier) , et tenue de manière à dépasser de 4 mètres et demi le corps du piquier, tandis que la partie postérieure de 1 mètre 82 centimètres était chargée de telle sorte que, gr&ce à cette division, Tusage en était plus commode. Ainsi, la sarissa de Thomme qui était second dans la file dépassait de 3 mètres 05 centimètres le premier rang; celle du troisième homme de 2 mètres 74 centimètres ; celles du quatrième et du cinquième rang, respectivement, de 1 mètre 82 centimètres et de 91 centimètres. Chaque file présentait ainsi une quintuple sérié de piques faisant face à un ennemi qui avançait. De ces cinq piques, les trois premières avaient naturellement une projection plus grande, et même la quatrième une projection non moindre que les piques des hoplites grecs venant comme ennemis à la charge. Les rangs derrière le cinquième, en servant à appuyer et à pousser en avant ceux de devant, ne portaient pas la sarissa dans une position horizontale, mais ils la plaçaient en biais sur les épaules de ceux qu'ils avaient devant eux, de manière à briser la force des dards ou des flèches qui pouvaient être lancés sur leurs tètes des derniers rangs de l'ennemi (1).
Le phalangite (soldat de la phalange) était, en outre, pourvu d'une courte épée , d'un bouclier circulaire d'un peu plus de 60 centimètres de diamètre, d'une cuirasse, de jambières et d'une kausia ou chapeau à larges bords , — couverture de tête commune dans l'armée macédonienne. Mais les longues piques étaient, i\ vrai dire, les principales armes défensives aussi bien qu'offensives. Elles étaient destinées à résister à la charge des hoplites grecs, ayant la pique d'une main et le pesant bouclier de l'autre , en particulier, à la plus formidable manifestation de cette force , la colonne thêbaine profonde organisée par Ëpaminondas. Ce fut à elle
(1) Relativement à la longueur de la V. an «pptndioe auMSl à ce ehapiqne de la phalange macédooiense^ pitit.
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qae Philippe eut affaire à son ayénement, comme étant celle des infanteries grecques à laquelle il était Impossible de résister, et qui renversait tout ce qu'elle avait devant elle en frappant de la piqne et en poussant du bouclier. Il trouva le moyen de la vaincre, en exerçant sa pauvre infanterie macédonienne à Tusage systématique de la longue pique tenue à deux mains. La colonne thèbaine, chargeant une phalange année ainsi, se trouva hors d*état de se faire jour dans la. rangée des piques tendues en avant> ou d'en venir au coup porté par le bouclier. On nous dit qu'à la bataille de Ghœroneia, les soldats thôbains du premier rang, hommes d*élite de la cité, périrent tous sur place ; et cela n*est pas étonnant, si nous nous les imaginons se précipitant, entraînés par leur propre courage aussi bien que poussés par les soldats de derrière, sur une muraille de piques d*une longueur double des leurs. Nous devons considérer la phalange . de Philippe, eu égard aux ennemis qu*il ava|{ devant lui, et non. eu égard à Torganisatiou romaine, plus récente, que Polybe met en comparaison. Elle répondait parfaitement aux desseins de Philippe, qui avait surtout besoin de résister au choc de front, en remportant ainsi sur les hoplites grecs dans leur propre mode d*attaque. Or, Polybe nous informe que la phalange ne fut pas une seule fois défaite de front et sur un terrain convenable pour elle , et partout où le terrain convenait aux hoplites il convenait également à la phalange. Les inconvénients de l'ordre de Philippe et des longues piques résultèrent de ce que la phalange ne pouvait changer de front ni garder son ordre sur un terrain inégal, mais ces inconvénients n'étaient guère moins sentis par les hoplites grecs (1).
La phalange macédonienne, nommée les pezetaeri (2) ou
(1) L'impression d'admiralion , et même de terreur, dont fut «aisi le général romain Panl-EmOa, en voyant pour la première fois la phalange macédonienne rangée en bataille à Pydna, « été consijjaée ^«r Polybe (Polybe,
Fragm. XXIX, 6, 11. Tito-Liv«,