XLIV
(2) Harpokration et Photini. t. Ile- Céraipoi, Démosth. Olynth. Il, p. 33;
Arrieu, IV, 23, I : Twv îTcÇexaipwv xa- Xou|iivwv Tàç Tài£i;, et II, 23, 2, etc.
fantassins compagnons da roi, comprenait le corps général dlnfanterie indigène, en tant que distingué du « corfÊ^m^ ^nie • spécial. Sa division la plus considérable , que nous trouvons mentionnée sous Alexandre , et qui paraît sous le •commandement d'un général de division, est appelée Tasds. •Combien y avait-il en tout de ces taxeis, nous Tignoroiis : la primitive armée asiatique d'Alexandre (sans compter ce qu'il laissa en Macédoine) en compraiait six, qui coïnci-. daient apparemment avec les divisions provinciales du pays : -Orestse, Lynkestae, Ëlimiot», Tymphœi, etc. (1). Les antenrs de traités smr la tactique nous donnent comme régnant •dans Tarmée macédonienne une échelle systématique (montant de Tunité la plus basse, le loches de seize hommes, par des multiples successifs de deux , jusqu à la quadruple phalange de 16,384 hommes). Parmi ces divisions, ceUe qtd ressort comme la plus fondamentale et la plus constante est le sjntagma, qui contenait seise lochi. Formant ainsi nn carré de seize hommes de front et en profondeur, on 256 hommes, il était en même temps nn agrégat distinot on hataillon permanent, au^l étaient attadiés cinq surmunéraires, nn enseigne, un homme d*arrière-garde, nn trom-
Comme nous savons par Démos- -tfièm^e Iw pentRiî dftiâot ia taiii|n
•dt Philippe, il «st probable que le passage d'Anaximènc (que citent Harpokration et l^hotius) qui les rapporte à Akoundre, • «ttrilmC «n fils «e q«i réellement appartient au père. I>c terme iralpoi, par rapport aux rois de Haoidoine, parait pour la première §oiM dans PlntnqiM, Félopidas, 27, m sujet de Ptolemrpos, avant le temps de Philippe : Y. Otto Abel, Makedonien ▼or Eoenig Phflip, p. 129 (le passage ■4l£Uen auquel il s'en rétire semble de pou d'importance). Le terme de Compagnons ou Camarades avait sous Philippe nn lemt parement aflitaSre , désignant des étnngers aussi bhn <|iM •des Macédoniens servant dans son armêà : V. Théopomp«, Fragm. 249. Le
terme, appliqué dans rorigine seule" «Miift à oa «orpt ilWte, fttt Menda par degrés au corps en général.
(1) Axrien, l, 14, 3; UI, 16, 19. Diodore, XYIl, 57. Cf. la note de Schmieder sur le passage oMeaas d'Arrien, ainsi que Droysen, Geschichte Alexanders des Grossen, p. 95, 96, et la note élahorée de MUtxel sor Q.-CllI0e,V, 2, 3, p.400.
Le passage d'Arrien (sa description do l'armée d'Alexandre rangée au Granique) est oooftis et semble enoné dans quelques mots du texte; cependant on peut le regarder comme justifiant la supposition de six taxeis de pezetsnri dans Ift pheJmge d*Al«aadi« ce jonr-Ià. II semble aussi qu'il y avait «z taxeis à Arbèles (111, 11, 16).
AIBXAMintB BN A8IB 71
pette, un héraut et un serviteur ou ordonnance (1). Deux de ces syntagmas composaient un corps de 512 hommes, appelé unepentakosiarchie, qui était, dit-on, du temps de Philippe, le régiment ordinaire, agissant ensemble sous un commandement séparé ; mais plusieurs de ces corps furent doublés par Alexandre quand il réorganisa son armée à Suse(2), de manière à former des régiments de 1,024 hommes, chacun sous son chiliarque , et chacun comprenant quatre syntagmas. Toute cette distribution sy9té]uatiqae des forces militaires macédoniennes à Tintérieur, parait avoir été arrangée par le génie de Plûlippe* Dans le service actuel à rétranger» aucune précision numérique ne pouvait être olw servée, un régiment ou une division ne pouvait pas toujours avoir le même nombre fixe d*hommes. Mais quant à Tordre de bataille» une profondeur de seize» pour les files des phalangites, parait avoir été regardée comme importante et caractéristique (3), peut-être essentielle pour donner de la confiance aux troupes. C'était une profondeur beaucoup plus grande qu*il n*était ordinaire aux hoplites grecs, et qui ne fut jamais surpassée par aucun Grec, à Texception des Thêbains.
Mais la phalange, bien qu'elle fàt un article essentiel, n'en était cependant qu*un, entre beaucoup d'autres, dans Forganisation militaire variée introduite par Philippe. Elle n'était ni destinée, ni propre à agir seule, n'étant pas habile à changer de front pour se protéger soit en flanc, soit par derrière, et hors d'état de s'adapter à un terrain inégal. Il y avait une autre sorte d'infanterie organisée par Philippe, appelée les hypaspist» , — hommes armés d'un bouclier ou gardes (4)> peu nombreuse dans Torigine et employée à la
(1) Arrien, Tactic. o. 10; iSlieiit Tactio. c. 9.
(2) Quinte-Curce, V, 2, 3.
(3) Ccst oe qu'on peut voir dans l'smngaipant fait p«r AloomdM
4t temps avant sa mort, quand il incorpora des soldats macédoniens et persans dAns le même lociios; on ooa-
lerra la profbndenr normale de seltt s
tous les rangs de devant ou hommes privilégiés étant des Macédoniens. Les Macédoniens furent fort blessés de voir leur ordre indigène de végiment pa^ tagé par des Asiatiques (Alrien, Vil, II, 6; VII, 23,4-8,.
(4) Le sens propre de {ncaamatail,
défense personnelle du prince, — mais se développant plus tard et formant plusieurs « corps â^wrmit • distincts. Ces hjrpaspistee ou gardes étaient de Tinfanterie légère de ligue (1); c'étaient des hoplites gardant un ordre régulier et destinés au combat corps à corps, mais armés plus légèrement, et plus propres aux diversités de circonstance et de position que la phalange. Ils semblent avoir combattu avec la pique dans une main et le bouclier dans Tautre, comme les Grecs, et ne pas avoir porté la pique phalangite tenue avec les deux mains ou sarissa. Ils occupaient une sorte de place intermédiaire entre Tinfanterie, pesamment armée de la phalange proprement appelée ainsi, — et les peltastes et les troupes légères en général. Alexandre, dans ses dernières campagnes , les avait distribués enchiliarchies (de quel temps datait cette distribution, c*est ce que nous ne savons pas distinctement), au moins au nombre de trois, et probablement plus (2). Nous les trouvons employés par lui pour des mouvements en avant et offensifs : d*abord, ses troupes légères et sa cavalerie commencent Tattaque , puis les hypaspistsB viennent pour la continuer; en dernier lieu, on fait avancer la phalange pour les appuyer. On se sert aussi des hypaspistœ pour les assauts à donner aux places garnies de murs et pour de rapides marches de nuit (3). Quel en était le nombre total, nous Tignorons (4).
Outre la phalange et les hypaspistse ou gardes, Tarmée macédonienne, telle que remployèrent Philippe etÂlexandre, comprenait un nombreux assemblage de troupes décousues ou irrégulières , en partie Macédoniens indigènes, en partie
oommc gardes OU escorte personnelle du prince, pmnlt dans Anien, 1,6, 3; VII, «, 6.
Keoptolemos, comme &pxtv?co(omo-
T-^; d'Ak'xandre, portait le bouclier et la lance do ce dernier dans des occasions d'apparat (riuturquo, Kume« nê» I).
(1) Arrien, H, 4, 3, 4; IT, 20, 5.
(2} Arrien, IV, 30, 11; V, .23,
(3) Ârrien, n, 20, 5 ; II, 23, 6; III,
(4) Drojsen et Sclimieder portent le nombve des hypaspist» d^ns IViTméo d'Alexandre à Inn»» à «iz mille* MUt-
zel a démontré que cette opinion ne repose pas sur une preuve suffisante (ad Cartiam, V, 2, 3, p. 399). Mais il
ne semble pas improbable que le comlive d'hypaspistai laissés par Philippe ii sa mort tût de six mille.
ALEXANDRE BN ASIE
étrangers, Thraces, Pœoniens, etc. Ces soldats étaient de différentes sortes : peltastes, akontist» et archers. Les meilleurs d*entre enx semblent avoir été les Agrianes, tribu paeonienne habile dans Tnsage de la jayeline. Alexandre les tenait en mouvement pour agir avec vigueur sur les flancs et sur le front de son inS&nterie pesamment armée, ou il les mêlait à sa cavalerie, — et il les employait encore à poursuivre les ennemis dé&its.
En dernier lieu, la cavalerie de Tannée d'Alexandre était également admirable, — au moins égale, et vraisemblablement même supérieure en efficacité, â sa meilleure infanterie (1). J'ai déjà mentionné que la cavalerie était la force indigène d'élite de la Macédoine longtemps avant le règne de Philippe, qui l'avait étendue et perfectionnée (2). La grosse cavalerie, entièrement ou surtout coriiposûe de Macédoniens indigènes, était connue par sa dénomination des Compagnons. Il y avait, en outre, une variété de cavalerie nouvelle et plus légère, introduite apparemment par Philippe, et appelée les sarissophori ou lanciers, employée, oonime les cosaques, dans les postes avancés ou pour battre le pays. La sarissa qu'elle portait était probablement plus courte que celle de la phalange, mais elle était longue, comparée au xyston ou pique , faite pour percer, que la grosse cavalerie employait pour le choc d'un combat corps à corps. Arrien, en décrivant l'armée d'Alexandre à Arbèlcs, énumère huit escadrons distincts de cette grosse cavalerie — ou cavalerie des Compagnons, mais le nombre total compris dans l'armée macédonienne à l'avènement d'Alexandre n'est pas connu. Parmi ces escadrons, plusieurs du moins (sinon tous) étaient nommés d'après des villes particulières ou dis-
(1) V. Arrien, V, 14, 1; V, 16, 4.
Quiute-Curce, VI, 9, 22. c Equitatui, optim« exereitûs parti, ete. •
(2) On nous dit que Philippe, après son expédition contre les J^cylhes environ trois années avant sa mort, exigea et enTOja en Macédoine vingt mille ja« atatt de ehoix, «fin d'amiliormr la
race des chevaux macédoniens. Les haras royaux étaient dans le voisinage de Pelle (Jaetin, IX, 2; Stnbon, XV^ p. 752, passage de Strahon dans lequel les détails s'appliquent aux harai de Seleukus Nikator à Apameia, son à ceux de Philippe à Pella).
74 HI8T0IBB DB LA. OBftOB
tricts du pays : — Bottiaea, Araphipolis, ApoUonia, etc. (1); il y en avait un, ou plus, distingué comme l'Escadron Royal — FAgêma ou corps d'élite de cavalerie, — à la tête duquel Alexandre chargeait généralement, en personne parmi les premiers des combattants (2).
La distribution de la cavalerie en escadrons fut celle qu'Alexandre trouva à son avènement, mais il la changea quand il refondit les arrangements de son armée (en 330 av. J.-C), à Suse , de manière à subdiviser l'escadron en deux lochi, et à établir le loches pour sa division élémentaire de la cavalerie, comme il l'avait toujours été de rioi£uiterie (3). Ses réformes allaient ainsi à réduire le corps primitif de cavalerie de l'escadron au demi-escadron oa lochos , tandis qu'elles tendaient à rassembler l'infanterie «n corps plus considérables, — de cohortes de 500 hommes chacune à des cohortes de 1,000 hommes chacone.
Panni les hypaspistse ou gardes aussi, nous trouvons un igftma 00 cohorte d'élite* qui était appelée plus souvent que ItB autres pour commencer le combat. Une troupe plus choisie encore était les gardes du corps, petite compagnie d^hommes éprouvés et de confiance, connue individuellement d'Alexandre, toujours attachés à sa personne, et agissant en qualité d'aiyudants ou de commandants pour un •service spécial. Ces gardes du corps paraissent avoir été des personnes choisies, tirées des jeunes gens royaux ou pages, institution établie d'abord par Philippe, et prouvant la peine
(1) Arrien, I, 2, 8, 9 (où nous ▼ojon MMd m«BtioiiBés xwç ix tijc •dvwOcv MotxeSovîoc tin(éac)t I, 18, 12; II, 9, 6; m, 11, 12.
Au sujet des imtiiç aapiffaéçopdt, foir 1, 13, 1.
n Mtpouible qu'il j ait eu seize et- •Oldions de grosse cavalerie et huit MOftdioos des sarissopbon, chaque «dron de 180 à SSO lionunM,— aomiiM le croient lîiistow et Koechly (p. 243).
Mais il n'y a pas de témoignage suffi- Mat pour le prouver; et je ne puis «niie son plst qttll toit moi éutgn
d'admettre, comme ils le font, qu'Alezendre emmena avco Ini en Aaie
>Mlf te ««Otf dM ftfMI BIMéâoiMMBtt
entières.
(2) Arrien, UI, 11, 11; III, 13, 1 ; III, 18, 8. Dans le premier de oet pasuiges,
nous avons IXai 6atxtlixtù au pluriel ÛII, 11, 12). II semble aussi que les différentes IXxi alternaient les unes avec ke avtnw daae la première poeîJitB, ou y)Ye[iovia, pour des jout fartimliers (Arrien. I, 14, 9).
(3j Arrien, III, 16, 19,
ALEXANDRE EN ASIE
priie par lui pour amener les principaux Macédoniens à €iitrttr dans une organisation militaire, aasBi bien qu'à dépendre de sa personne. Les jeunes gens royaux, fils des principaux personnages de toôbe la Macédoine, étaient pria par Piiilippe en eernce, et tenus en résidence permanente pour servir sa personne et lui tenir compagnie. Us montaient perpétuellement la garde dans son palais, se partageant tour à to«r les heures de service de jour et de nuit; ils recevaient son cheval des mains des écuyers, l'aidaiest à y monter, et raccompagnaient quand il allait à la chasse; às introduisaient les personnes qui venaient solliciter des audiences, et âûsaîent entrer ses maîtresses la nuit par une porte particulière. Us jouissaient du privilège des*asseoir à table avec ki, aussi bien que de celui de n*ètre ja^ mais fouettés que par son ordre spécial (1). Nous ne c<m* naissons pas le nombre exact de la compagnie, mais il ne
(1) Arrien, IV, 13, 1. 'Ex «JkXt^ov ■i|w ^ «cAtoniiièCi i<fiv iy tAtt Mcxs-
^vci>v Toù; Kaï5a;, ôioi è; -^Xixîav i|i.eif»ou({aavTo, xaixoùéytcQai Ospamt«v ««G SaatXéMC. Tà 9k ictçi vif»
4X>3)v ttanm ttS» oA fe mç 9uaioveIa9w fian'.ltX, xal 7-0[[ifi');i£vov çy^ddaeiv , Toûxoi^ £Tt£X£T{ia7rTo " xat ôirore iÇé- StMtfvoi ^omXcwç, TOÙ( ÎTCirouc icap« tâv lincoxôtuùv 6«xo|i>cvM ixc?vot ic^oofe^v»
xal àvÉ6oc).ov ûÙTOt Pa^Oia xàv llepctxàv rpénov, xoi tijç iizi ÔTjp^ f iX<m- \Llaui P«oOmT «otvwvol -ijtnev, «te.
Quinte-Curce, VIII, 6, 1. c Mos erat principibua Macedonum sultiltos liberos r^b«û tradere, ad munia haud moltom •ervililNit Binktcriit altharrentia.
Ezcubabant servatis noctium vicîbut pTOxitni foribus cjus aîdis, in quâ rex aoquiflsoebat. Fer hos pelUoes introdaoa1»atiir, alio aâitti fBam qaim $atauiti obsidabtat. Bdm aeoeptoi A agasonibas equos, qaum rex ascensariM esset, admovebaut : comitabautur- «fe venaleni, «k ispoelBS, oMai* bns artibtts ctudMnun liberaliam «xooltî. FoDeipatts honor baiwhatiur,
quod licebat sedentibus yesci cum rege.
Ontigandi «oa tnetbaritat aollhia po»
testas praeter jp'îtmi erat. Uxc cohort velut seminarium ducum prsefectorumqne apad Jlaoedooaa fuit : bine hj^ biwMpoatan rafea, quonun itirpÛNia post multas îrtates R<imain opes ademt'runt. » Cf. Quinte-Curce, V, 6, 42{ «t iUien, y. H. XIV, 4».
Ce renieigDemont est intéiaaiaiit, nn ro qn"! jette du jour sur les mœurs et les coutumes macédonieimes, qoi noua arat trè»paii «Muraet. Daaa 1m demiina heures du la monarchie macé* donienno, après la défaite h, Pydna (168 av. J.-C.), les jmeri regxi auiviieat le nii vai&ea Penée jusqu'au •anctuaire à Samotimee, et ne le quittèrent pas avant le moment où il se livra aux Kromaios (Tite-Live, XLV, 5).
Comme explication du fonet, donné en manière de châtiment à ces jeunes Macédoniens de rang, V. le cas de DekaoMklidi, vemia à Ihuipide par la
roi Archelaos pour Mva fooetlé (AxM.
76 HISTOIRE D£ LA QRÈCB
doit pas avoir été petit , puisque cinquante de ces jeunes gens furent envoyés de Macédoine à la fois , par Amjntas, pour rejoindre Alexandre et être ajoutés à la compagnie à Babylone (1). En même temps, la mortalité parmi eux était probablement considérable, vu qu'en accompagnant Alexandre ils enduraient môme au delà des prodigieuses fatigues qu'il slmposait à lui-même (2). L'éducation dans ce corps était une préparation d'abord pour devenir garde du corps du roi » — » ensuite , pour être nommé à de grands et importants commandements militaires. En conséquence, ç'a été le premier degré d'avancement pour la plupart des diadochi on grands officiers d'Alexandre, qui, après sa mort , se découpèrent des royaumes dans ses conquêtes. < Ce fut ainsi que les forces macédoniennes indigènes furent agrandies et diversifiées par Philippe, comprenant à sa mort : — 1. La phalange, compagnons de pied, ou masse générale de l'infanterie pesamment armée^ exercée à l'usage de la longue pique ou sarissa tenue à deux mains. — 2. Les hypaspistse, ou troupes de gardes à pied légèrement armés. — 3. Les Compagnons, ou grosse cavalerie, l'ancienne armée indigène composée des Macédoniens plus opulents ou plus aisés. — 4. La cavalerie plus légère, lanciers ou sarissophori. A ces troupes furent joints des auxiliaires étrangers de grande valeur. Les Thessaliens, que Philippe avait eu partie subjugués et gagnés en partie, lui fournirent un corps de grosse cavalerie non inférieure à la cavalerie macédonienne indigène. De diverses parties de la Grèce il tira des hoplites, volontaires pris à sa solde, portant le bouclier de dimension ordinaire d'une main et la pique de l'autre. Chez les tribus guerrières des Thraces, des Paeoniens et des Iliyriens, etc. , qu'il avait réduites autour de lui, il leva des contingents de troupes légères de diverses espèces, peltastes, archers, akontist», etc. , tous excellents à leur manière, et éminemment utiles à ses combinaisons, conjointement avec
(1) Quint«-Ckiroe, Y, 6, 42; Diodor«, jeune Philippe, frère de Lysimaque XVII, 65. ((^uiute-Curce, Yiil, 2, 3b).
(9) Kotuliflons oe détail m ng«tdn
ALEXANDRE EN ASIE
les masses plus pesantes. En dernier lieu, Philippe avait complété ses arrangements militaires en organisant ce qu'on pent appeler un éqoipage réel de siège ponr des sièges aussi bien que pour des batailles; quantité de projectiles et de machines à battre en brèche, supérieure à tout ce qui existait à cette époque. Noos voyons Alexandre faire usage de cette artillerie la première année même de son règne, dans sa campagne contre les Illyriens (1). Même dans ses marches en Inde les plus éloignées, il remmena avec lui, ou bien il eut le moyen -de construire de nouveaux engins pour Toccasion. Il n*y eut aucune partie de son équipement militaire plus essentielle à ses conquêtes. Les sièges victorieux d'Alexandre sont au nombre de ses plus mémorables exploits.
A tout cet appareil varié, considérable et systématisé de
forces effectives, il faut ajouter les établissements civils, les
dépôts, les magasins d'armes, les mesures prises pour les remontes, les officiers instructeurs et les adjudants, etc., indispensables pour maintenir ces forces constamment en exercice et en activité. A Tépoque de ravénenient de Philippe, Pella était une place sans importance (2) ; à sa mort non-seulement elle était forte comme lieu fortifié et de dépôt pour le trésor royal, mais encore elle était le centre permanent des plus grandes forces militaires alors connues; là se trouvaient les bureaux de la guerre, la se formaient les soldats. Les registres militaires aussi bien que les traditions de la discipline macédonienne y furent conservés jusqu'à la chute de la monarchie (3). Philippe avait employé sa vie à organiser ce puissant instrument de domination. Ses revenus, quelque considérables qu'ils fussent, fournis par des mines et par des conquêtes tributaires, avaient été épuisés dans ce travail, de sorte qu'il avait laissé à sa mort une dette de cinq cents talents. Mais son fils Alexandre trouva
(1) Arrien, I, 6, 17.
(2) Démosth. De Coron&, p. 247.
0) Tit«-Live, XLIII, r.l ; XLIV, 46,
«11» compWMwm dau Stnbon, XVI,
p. 752, entre les établissements miUtMTei de Selenkui Nikator à Apainaw en Syrie, et oens de Philippe à Pella
RISTOIRB DE LA CfllftCB
rinstrument tout prêt, avec d'excellents officiers, et de vieux soldats exercés poar les premiers rangs de sa phalange (1).
Cette organisation scientifique des forces militaires, snr une grande échelle, et avec tontes les variétés d*armement et d'équipement propres à concourir à une seule fin, est le grand fait de l'histoire macédonieime. Jamais on n^avait rien vu auparavant du même genre ni d^aassi grand. Les Macédoniens, comme les Epirotes et les iËtoliens, n'avaient pas d'autres aptitudes ou qualités prononcées que celles de Tétat militaire. Leurs tribus grossières et éparses ne présentent pas d'institutions politiques déterminées et elles offrent peu de sentiment de fraternité nationale; leur union était principalement celle d'une association en armes à Toc» casion sous le roi comme chef. Philippe, fils d'Amyntas, fut le premier qui organisa cette union militaire en un sjs* tème fonctionnant d'une manière permanente et efficace ; et grâc(^ Il ce système il fit des conqaetes telles qu'il créa dans les Macédoniens un orgueil commun de supériorité dans les armes, qui leur tint lieu d'institutions politiques ou de nationalité. Cet orgueil fut encore porté beaucoup plus haut par la carrière réellement surhumaine d'Alexandre. Le royaume macédonien ne fut plus qu'une machine militaire bien combinée , qui prouva la supériorité irrésistible des hommes les plus grossiers, exercés dans les armes et conduits par un général habile, non-seulement sur des masses sans discipline, mais encore sur des citoyens libres, courageux et disciplinés, doués d'une haute intelligence.
Ce fut pendant l'hiver de 335-334 avant J.-C, après la destruction de Thèbes et le retour d'Alexandre de Grèce à Pella, que se firent ses derniers préparatifs pour l'expédition d'Asie. L*armée macédonienne, avec les contingents nuxiliaires destinés pour cette entreprise, fat réunie au
(1) Justin, XI, 6. Au sujet de la que le revenu annuel fourni à Philippe
dette de 500 talents laissée par Phi- par les mines d'or était de 1,000 ta-
lij^e, V. les mots d'Alexandre, Arrieu, lents, total auquel il ne faut pas beau«
Vn, 0, 10. Diodore affirme (XVI, ^ ooup m Smf,
AUCZAIVDBX EN A8IB
commencement du printemps. Antipater, Tun des plus anciens et des plos habiles officiers de Philippe, fat nommé pour remplir les fonctions de yice-roi de Macédoine pendant TabseQce du roi. Des forces militaires, qa*on dit avoir été de dou^e mille hommes d'infanterie et de qninze'cents de cavalerie (1), furent laissées avec loi pour tenir dans le respect les cités de la Grèce, résister aux agressions de la flotte persane, et réprimer les mécontentements à rintérieur. Il était vraisemblable que de pareils mécontentements seraient provoqués-par des Macédoniens de haut rang ou par des prétendants au trône, sortont vu qa*Âlexandre n^avait pas d*héritier direct; et on nous dit qu*Antipater et Parraeniôn proposèrent d'ajourner Texpédition jusqu^à ce que le jeune roi pût laisser derrière lui un héritier de sa race (2). Alexandre ne tint pas compte de ces représentations; ce-^ pendant il ne dédaigna pas de diminuer les périls à Tintérieur en mettant à mort les hommes qu*il craignait ou dont il se défiait principalement, surtout les parents de la dernière épouse de Philippe Kleopatra (3).
(1) Diodore, XVn, 17.
(2) Diodow, XVn, 16.
(3) Justin, XI, 5, « Proficiscens ad Persicum bcUum, omues no venue siue cognatos, quos Philippos in «xedno- «an dîgnitatis looam provehens imperîÎ8 prsefecerat, interfecit. Sod nec SUIS, qui apti regno videbantur, pepercit, M qna msteria seditiimis proonl M agente in Macedonia remaneret. • Cf. aussi XII, 6, où le Pausunias mentionné comme ayant été mis à mort par Akxftndn n'nt po* PaaMuiiB d« Philippe. Pausanias était un nom macédo a ie n ordinaix» (V. Diodore, XYI, 98).
Je ne vois pas de itûson pour douter dn fait général que Justin affirme ici.
Nous savons par Arrien (qui mentionna incidemment le fait dans ton ouvrage Tà \uxà îàXIÇavîpov, bien qu'il n'en dise rien dans son récit de l'expédition d'Alexandre, — V. Fbotiuai
Cod. 92t p. S20) qn'Alvniidn mit à mort, dans la première période da aon
règne, son cousin germain et son beaufrère Amyotas. 11 dut avoir beaucoup mdns de aempide à tuer les amii on les parents de Kleopatra. Ni Alexandre
ni Antipater ne durent considérer un pareil acte comme autre chose qu'une mesure ndsonnable de politique pradente. £n vertu de la loi ordinaire macédonienne, quand iiti homme était reconnu coupable de traiiiâou, tous ses parente étaient oondamnés à maarir avec lui (Q.-Curce, VI, 11, 20).
PlutJirque (De Fortunà Alex. Magn.
p. 342) renferme une allusion générale à œe axécntions de préeantion ordonnées par Alexandre. La Fortune (dit-il) imposa à Alexandre ôeivy)v irpôc &v$pac
fftSiQpov «al icupèc à»éppat» é|ii6w|v.
HI8T01BB DB lA GRÈCB
Les chefs les plus énergiques des tribus dépendantes d'alentour accompagnèrent son armée en Asie, soit de leur propre choix, soit à sa requête. Après ces précautions, la tranquillité de la Macédoine fut confiée à la prudence et à la fidélité d*Autipater, qui furent encore plus assurées par le fait que trois de ses fils accompagnèrent Tarmée du roi et sa personne (1). Bien qu'il fût impopulaire dans sa manière d'être (2), Antipater s'acquitta avec zèle et talent des devoirs de sa position si pleine de responsabilité; nonobstant la daiiproreuse inimitié d'Olympias, contre laquelle il envoya maintes plaintes à Alexandre en Asie, tandis que de son côté elle écrivit des lettres fréquentes mais inutiles en vue de le ruiner dans l'estime de son fils. Après une longue période d'une entière confiance, Alexandre commença dans les dernières années de sa vie à éprouver de l'éloignement et de la défiance à l'égard d' Antipater. Il traita toujours Olympias avec le plus grand respect; tout en essayant de l'empêcher de se mêler d'affaires politiques, et se plaignant quelquefois de ses exigences impérieuses et de sa violence (3).
L'armée destinée pour l'Asie, ayant été réunie c\ Pella, fut conduite par Alexandre lui-même d'abord à Amphipolis, où elle traversa le Strymôn ; puis par la route près de la côte jusqu'au fleuve du Nestos et aux villes d'Abdèra et de Maroneia; ensuite par laThrace, où elle franchit les fleuves de l'Hebros et du Mêlas ; en dernier lieu, par la Chersonèse de Thrace jusqu'à Sestos (avril 334 av. J.-C). Là, elle fut rejointe par la flotte, qui comprenait cent soixante trirèmes,
(1) Kunadt» oomnumddt «nooipt
de Thraces et de Paeoniens; lollaâ ftt Pliilippe étaient attachés à la personne du roi (Arricn, VII, 2 7, 2; Justin, Xn, 14; Diodoré, XYII, 17).
^2) Justin, XVI, 1, 14. . Antipatrum — amariorem semper ministrnm regni, quam ipses reges, fuisse, > etc.
(2) VbaUatfWt Alexand. 2S-39; Arrien, Vil, 12, 12. Il avait coutume do dire %ae m mire exigeait de lui on
lourd loyer pour son domicile de dix
mois.
Kleopatra également (sœnr d'Alexandre et fille d'Olympias) exerçait une influence eoiindéraUe dans le gouvernement. Deuye, despote d'Hdraf kleia du Pont, se maintint contre une opposition daus son gouveruemeut pendant la vie d'Àlexandre, snrtont en lui faisant une cour assidue (Memnon, Utraol. c 4, ap. Fhotiom, Cod. 224).
ALEXANDRE EN ASIE
avec un grand nombre do bâtiments marchands en outre (1), et était composée en proportions considérables de contingents fournis par Athènes et par d'autres cités grecques (2). Parmeniôn surveilla le passage de toute Tarmée, — infanterie, cavalerie et machines, sur des vaisseaux, à travers le détroit de Sestos en Europe, à Abydos en Asie, et ce passage s*accomplit sans difficulté ni résistance. Mais Alexandre lui-même, se séparant de l'armée à Sestos, se rendit à ElsBonte à l'extrémité méridionale de la Chersonèse. Là se tronyaient la chapelle et l'enceinte sacrée du héros Protesilaos, qui fut tué par Uektdr; il avait été le premier Grec (suivant la légende de la guerre Troyenne) qui toucha le rivage de Troie. Alexandre, dont Timagination était alors remplie de réminiscences homériques, offrit un sacrifice au héros, et demanda par des prières que son débarquement pût s*opérer sons de meilleurs auspices.
Ensuite il traversa le détroit dûis la trirème de Tamiral, gouvernant de sa propre main, vers le lien de débarquement voisin dllion appelé le Port des Àchssens. Au milieu du détrmt il sacrifia un taureau en Thonneur de Poseiddn et des Néréides, sacrifice qu'il accompagna de libations faites avec une coupe d*or. Lui-même aussi complètement armé, il fut le premier (comme Protesilaos) à foiûer le rivage asiatique, mais il ne trouva pas d*ennemi comme Hektôr pour lui tenir tète. De là, gravissant la colline sur laquelle Ilion était placée, il sacrifia à la déesse protectrice Athènè ; et il déposa dans son temple sa propre armure, prenant en échange quelques-unes des armes qui, disait-on, avaient été portées par les héros dans la guerre Troyenne, et qu*il fit porter par des gardes avec lui dans ses batailles subséquentes. Entre autres monuments réels ou supposés de cette intéressante légende, les habitants d*llion lui montrèrent la résidence de Priam avec son autel de Zeus Herkeios, où ce vieux et infortuné roi avait, affirmait-on, été tué par Neoptolemos.
(1) Arricn, I. Il, d. vaifMtos de gOflrM, DiodoR, ZVII,
(2) Les Athéniens fournirent vingt 22,
T. XVUI 0
HTSTOIRB DE LA ORfCCB
Comme il comptait ce héros parmi ses ancêtres Alexandre crut Tobjet de la colère non encore apaisée de Priam; et en conséquence il lui offrit un sacrifice au même autel, comme expiation et enyue d'une réconciliation. Sur la tombe et la colonne monumentale d'Achille» près de Keoptolemos, il plaça non*sealement une couronne comme ornement, mais encore il accomplit la cérémonie habituelle en se frottant d'huile et en courant tout nu jusqu'A cette colonne : et il s'écria combien il enviait le sort d'Achille, qui avait eu le bonheur d'avoir pendant sa vie un ami fidèle, et après sa mort un grand poète pour célébrer ses exploits. Finalement, en commémoration de son passage, Alexan<lre éleva des autels permanents en l'honneur de Zeus, d'Athénè et d'Hdraklês, tant sur le point de l'Europe que son armée avait quitté que sur celui de l'Asie où elle avait débarqué (1).
Les actes d'Alexandre, sur l'emplacement à jamais mémorable d'Ilion, sont intéressants en ce qu'ils révèlent un côté de son imposant caractère, — la veine de sympathie légendaire et de sentiment religieux qui seule constituait son analogie avec les Grecs. Le jeune prince macédonien
(1) Arrien, I, 11; PIntarquO, Alexandre, 15; Justin, XI, 5. La oi- Témonie de courir jusqu'à la colonne d'Achille existait encore du temps de Plutarque : — 'A)£n}/à[x-vo; >tKa xat \iei7L xùiv é-raîptov <7U vavao pa(iù>v yupû;, ûffuep £0o; Ittiv, etc. Les mots ici semblent impliquer que cette colonne monuraeatule était pincée sur une émineuce et qu'elle servait de but aox coorenn pour »'f diriger en ooufwil dans les luttes aux fêtes. Philostrate, ciii'i siècles apr> s Alexandre, fait une vive peinture des nombreuses associations d'idées légendaires et religieuses qui se rattachaient h, la plaini; de Troie et à la tombe de Frotesilaoâ à Elœonte, et du grand nombre de rites et «le cérémonies qu'on y accomplissait même de son temps (Philostrat. Heroica, XIX, 14, 15, p. 742, ià» Olearins : — Apô(Jioii; 6' èppuO(u«-
juivotc <ruvr,)>âXa^ov, àvaxaXoûvTSi; tÔv 'AxiX)ia, etc., et les pages précédentes et suivantes).
Dicéarqne (Fragro. 19, éd. Didot, ap. Afisensp. XII 1, p. 6'>3) avait traité dans uu ouvrage spécial des sacritices offerts à Atbéné à Uion (Ilepl -rric év IXtq» (KwCaO par Akxandn-. i t par beaucoup d'autres avant lui; par Xerxês (Hérodote, VII, 43), qui odrit mille bœufs, «—par Mindaros (Xfoopb.
Ilellen. I, 1, 1, etc.). En décrivant ce qu'Alexandre fit à Ilion, Dicéarquo paraît avoir beaucoup insisté sur la vive sympathie que le prince témoigna pour raffectiou qui avait régné entre A^'îiiHe et Patroole : sympathie que Dicéarque expliquait en caractérisant Alexandre comme ftSLéicatc éxtMiv(5;, et en racon»
tant son admiration publique pour l'eunuque Bag<jas : cf. d^.-Curoe, X, 1, 8S, — > an si\jet de Bagdas.
ALEXANDRE EN ASIE 8
n'avait rien de ce sens de droits et d'obligations corrélatif qai caractérisait les Grecs libres d'une communauté municipale. Mais il était sôus bien des points une reprodj^ction dés Grecs héroïques (1), ses belliqueux ancêtres de la légende, Achille et Neoptolemos, et d'autres de cette race iSakide qui n'avaient pas leurs pareils dans les attributs de la force ; — c'était un homme de mbuvement violent dans toutes les directions, quelquefois généreux, souvent vindicatif, — plein d'ardeur dans ses affections individuelles tant d'amour que de haine, mais dévoré surtout d'une disposition inextinguible à combattre, d'un désir de conquêtes, et d'une soif d'établir à tout prix sa supériorité de force sur les autres, — « Jura negat sibi nata, nihil non arrogat armis », — se faisant gloire, non-seulement du talent de général et de la direction donnée aux bras des soldats, mérites couronnés par la victoire, mais encore de l'ardeur personnelle d*un chef homérique, le premier de tous à affronter et le danger et la peine. Aux dispositions qui ressenibhiientà celles d'Acliille, Alexandre dans le fait ajoutait un attribut d'un ordre beaucoup plus élevé. Comme général, il était au-dessus de son époque en com])iiiaisons prévoyantes et même à longue portée. Avec tout son courage exubérant et son caractère ardent, rien ne fut jamais négligé sous le rapport des précautions militaires systématiques. En cela il emprunta beaucoup, bien qu'avec de nombreux perfectionnements qui lui furent personnels, à l'intelligence grecque en tant qu'appliquée à l'état militaire. Mais le caractère et les dis|)ositions, qu'il possédait en partant pour l'Asie avaient les traits, à la fois frappants et repoussants, d'Achille, plutôt que ceux d'Agésilas ou d'Epaminondas.
L'armée, passée en revue sur le rivage asiatique, après
(1) Plntarqne, Fort. Aies. M. II, Novv V *A|tv1keovI8atc, irXoOtov
p. 334. BptOiic âicXiTondj^oc, tefoc kmr 6' éT^op' *ATpetSy)9iv.
T:à)oi; • — TaÛTY.v Ifm té^nf» «fOTfO- (Hésiode, Frag. 223, éd. Marktsche'ffel.)
vtXTlv àn' Aiaxioûv, eto. Comme Achille, Alexandre se dia.^
'JÙaKigit |iiv Y^f ihnm 'OX6|uno; tingiuit par m léglnvté h k «raxw
[AVntC^t (FlntaïqiM, Fort. Jdn,. M. I, p. 8S1).
qa*elle eut franchi le détroit, présenta un total de trente mille homme dlnfanterie et de quatre mille cinq cents de cavalerie^ distribués ainsi :