POLYB., IV
2)Xf. PoLYB. IV, 25, 6 sqq.
^) Cette guerre avait eu pour cause première le frivole mépris du droit quemontraitle commandant étolien DorimachosdeTrichonion, lequel, investi immédiatement après la mort d'Antigone du commandement de Phigalia, avait permis, à condition de prendre part au butin, à une troupe de corsaires de piller les Messéniens, jusqu'alors amis des Étoliens. Lorsqu'ensuite, lors d'une visite qu'il fit à Messène pour arranger la chose, les autorités messéniennes, irritées par de nouveaux brigandages, l'eurent retenu prisonnier et forcé de payer une indemité, il jura de se venger. De retour en Étoile, il fit avec quelques chefs de ses amis les préparatifs d'une guerre privée contre la Messénie, débarqua au printemps de l'année 220 av. J.-C. dans le Péloponnèse, traversa le territoire des Achéens et pénétra en Messénie. Les Messéniens ayant alors demandé du secours aux Achéens, Aratos, redevenu chef de la ligue , fit faire des préparatifs et ordonna à Dorimachos de quitter sans tarder le Péloponnèse. On en vint aux mains; mais Aratos fut complètement battu près de Caphyaî en Arcadie et les Klephtes étoliens purent, sans être inquiétés, se retirer par l'isthme de Corinthe. Lorsque peu après les chefs étoliens Dorimachos et Scopas, avec le secours de l'IUyrien Scerdilaïdas, eurent entrepris une nouvelle et terrible
Le but politique des Étoliens en commençant la guerre fut, selon toute probabilité, le suivant : ils voulaient arrêter avant toutle développement de la « symmachie » gréco-macédonienne, qui avait déjà envahi en Messénie un territoire oii l'influence étolienne avait été puissante jusqu'alors ; de plus, ils espéraient sans doute, ne connaissant pas encore les forces du jeune roi, pouvoir, par une guerre heureuse, déchirer le filet sous lequel Antigone Doson avait tenu la Grèce prisonnière et dont il les avait entourés eux-mêmes. Mais la suite des événements montra que les lourdes fautes que la politique étolienne avait commises jusque-là commençaient à porter leurs fruits amers. Ce fut constamment le malheur et la faute de cette énergique tribu grecque, qu'au temps qui précéda cette guerre sa force
expédition contre la ville de CnvcL'tha déchirée par les partis et située dans les montagnes du nord de l'Arcadie, le roi Philippe et ses alliés, c'est-àdire les Achéens, les Béotiens, les Phocirliens, les Acarnaniens et les Épirotes résolurent, à Coriiithe, de prendre des mesures énergiques contre les brigands étoHens : en cas de guerre, on se proposait de leur enlever toutes les villes qu'ils avaient prises depuis la mort de Démétrios II; en outre, Delphes devait être soustraite à leur influence et replacée sous la protection des Amphictyons.
Cependant la Diète étolienne, réunie dans l'automne de l'an 220, était si bien décidée à suivre ses chefs pillards qu'elle confia la stratégie au féroce Scopas. La guerre prit en 219 des proportions considérables. Pendant que les Messéniens, sans énergie, se tenaient à l'écart, les Spartiates (cf. p. 17), au printemps del'année 219, se mirent du côté des Étoliens, aux- ([uels se joignirent aussi les Éléens. De l'Élide et de la Laconic, les Achéens furent dès lors inquiétés d'une façon intolérable. Au sud, ce fut notamment l'Arcadie et, du côté nord-ouest, les territoi reside Dyme, de Pharae et de Tritœa, qui eurent beaucoup à souffrir. Dans le nord de la Grèce, le roi Philippe avait gagné l'Illyrien Scerdilaïdas ; il devait inquiéter les Étoliens du côté de la mer. Le jeune roi étant entré en Épire au commencement de l'année 219 avec 15,000 fantassins et 800 cavaUers, les Achéens réussirent à repousser une attaque de Dorimachos sur leur ville d'^gire. Par contre, l'Étolien Scopas pénétra jusqu'à Dion, au sud-ouest de la Macédoine (en Piérie), et s'y rendit coupable des plus terribles dévastations. PhiHppe, de son côté, n'avait réussi qu'après quarante jours de siège à s'emparer de la forteresse d'Ambracos, près d'Ambracie; il enleva ensuite aux Etoliens, avec le secours des Acarnaniens, l'importante place d'OEniadœ dans le bas pays des Etoliens. Les Dardaniens, depuis longtemps ses ennemis, ayant attaqué la frontière septentrionale de la Macédoine, il fut contraint de s'en retourner chez lui, et c'est ainsi que Dorimachos put mettre à feu et à sang l'Épire, et notamment la ville de Dodone.
Dans les derniers jours de l'année 219, le roi Philippe parut de nouveau à Corinlhe avec G, 000 hommes, battit au commencement de l'année 218 un
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exubérante liait jamais été ni bien dirigée, ni disciplinée par un système de saine politique, ni préservée d'un gaspillage sans but; que les Étoliens n'aient jamais suivi une politique d'ensemble, à vues larges, réfléchie, conséquente avec ellemême, et bien dirigée ; surtout que le germe de Tidée du panhellénisme, qui là aussi ne faisaitpas complètement défaut, n'ait pas eu un développement plus complet. Le moment où il semblait que pour la dernière fois les Étoliens eussent pu ou conquérir le premier rang en Grèce, ou, en s'unissant aux membres encore vivaces de la péninsule, régénérer leur pays par leurs propres efforts, était passé depuis la bataille de Sellasie, depuis l'entrée d'Antigone à Sparte. Dès lors, la suzeraineté macédonienne était pour la péninsule hellénique un
corps étolien, sous Euripide, près de Stymphale, et attaqua avec un brillant succès, conjointement avec des troupes achéennes ( il disposait de 10,000 hommes) la forteresse de Psophis, située sur la frontière de l'Elide de l'Arcadie. Après s'être emparé de cette place , qu'il abandonna aux Achéens, le roi entreprit une expédition contre la riche Élide, y fit beaucoup de butin, et conquit alors pour lui Aliphéra et les villes de la Triphylie, notamment Lepréon. La cession de Phigalia aux Messéniens décida enfin ceux-ci à prendre part à la guerre; mais la tentative de soustraire également l'île de Céphallénie à l'influence des Étoliens n'eut point de succès. Cependant Philippe trouva l'occasion, non seulement de réparer cet échec, mais aussi de venger une nouvelle invasion des Spartiates en Messénie et des bandes étoliennes sous Dorimachos en Thessaiie en conduisant, sur l'avis des Acarnaniens et d'Aratos, son armée à Limnaea en Acarnanie. Là, il rassembla autour de lui les troupes levées par les Acarnaniens et, après avoir franchi i'Achéloos près de Stratos, pénétra ensuite avec autant d'audace que de rapidité dans les vallées intérieures del'Étolie, où il alla piller à fond et détruire la capitale, Thermon, remplie des dépouilles de la Grèce. Immédiatement après, il revint à Gorinthe, se joignit aux Achéens, envahit la Laconie, dévasta tout le pays jusqu'au Ténare et, par un combat heureux qu'il livra à Lycurgue qui voulait lui barrer le passage près de Sparte et du Ménélœon, il se fraya une route pour revenir en Arcadie. La tentative des Rhodiens de rétablir la paix (au commencement de l'année 217) entre les puissances belligérantes resta sans effet. De l'Élide, les Étoliens purent même toujours encore faire beaucoup de mal aux Achéens avec 3,000 hommes commandés par Pyrrhias. Ce ne fut quelorsque Euripide fut replacé à la tête des Étoliens, que l'hypostratège achéen Lycos réussit à les baltre complètement. Pendant ce temps, le roi Philippe s'était battu avec succès contre les Dardaniens, avait enlevé Bylazora en Péonie et avait enfin pris en Thessaiie Thèbes de Phthiotide, lorsque (après une démonstration contre l'Illyrien Scerdilaïdàs, devenu son ennemi), pendant qu'il assistait aux jeuxNéméens à Argos, il reçut (cf. p. 20 sqq.) sur les événements de la guerre punique des informations qui décidèrent les Grecs à conclure la paix deNaupacte.
fait accompli; la situation générale du monde en faisait en même temps une nécessité. LesEtoliens se virent ainsi réduits à une défensive permanente, pleine de difficultés surtout au point de vue politique. Mais les Étoliens avaient beaucoup contribué par leur propre faute — on le vit bien au début de la guerre qui éclata en 220 — à augmenter les difficultés politiques de leur position. Les vieilles habitudes de brigandage dont ils n'avaient jamais voulu se corriger complètement allaient recevoir leur châtiment ; leurs nombreuses querelles privées, les brigandages sur mer et sur terre que les audacieux chefs de partisans étoliens avaient commis au détriment de tous leurs voisins — souvent très mal à propos, trop souvent aussi sans aucun égard pour les intérêts politiques de leur pays — avaient partout excité la haine et leur avaient valu au loin une fâcheuse renommée. Aussi, pendant la guerre qui venait d'éclater, les Grecs ne sont presque nulle part sympathiques aux Étoliens, qui, à l'exception des Éléens, depuis longtemps leurs amis, ne trouvent point d'alliés au début de la lutte, même parmi ceux des Hellènes qui n'adhéraient pas encore fortement à la symmachie ; de là vient aussi qu'ils ne réussissent pas à enlever aux Macédoniens leur prépondérance politique. Abstraction faite des subsides que l'adversaire de Philippe, le roi Attale P'de Pergame, alors déjà l'ami des Étoliens, fit parvenir à ces derniers % la politique étolienne ne trouva d'appui qu'à Sparte. Les Spartiates, qui, depuis la mort d'Antigone, vivaient tantôt en proie aune sourde effervescence, tantôt au milieu de sanglantes dissensions intestines, se décidèrent à placer, au printemps de l'année 219, deux nouveaux rois sur le trône des Héraclides devenu vacant. Cléomène, qu'on avait beaucoup regretté et dont on avait en vain souhaité le retour, venait enfin de trouver en Egypte sa fm tragique, vers la fin de 220 ou au commencement de 219; le jeune Agésipolis III représentait la famille des p]urysthénides ; Tautre moitié de la double royauté Spartiate fut donnée par les éphores à un certain Lycurgue', qui acheta pour une grosse somme l'exclusion des derniers héritiers légitimes des Proclides. D'autre part,
1) Cf. PoLYB., IV, 65. 6.
*)Cf. PoLYB., IV, 35, 36.
les Etoliens réussirent à détacher de la Ligue gréco-macédonienne les Spartiates, qui s'allièrent à eux et prirent part sans tarder à la guerre générale. Dans le camp opposé, Philippe nourrissait probablement Fcspoir d'ébranler par cette guerre la puissance étolienne en Grèce, et de préparer le seul territoire grec encore indépendant à reconnaître sa suzeraineté.
Cette guerre, qui, du reste, mit bientôt en mouvement ks tribus barbares du nord, les Illyriens pour la Macédoine, les Dardaniens contre elle, ne se déroula point comme récemment la guerre contre Cléomène, en une série d'actions importantes, de coups décisifs; au contraire, d'un coté, les frontières étendues et irrégulières des deux pays belligérants furent le théâtre d'un grand nombre de sanglantes escarmouches; de l'autre, ce qui intéressait surtout dans celte lutte, ce fut le siège de certaines places fortes et notamment une série d'incursions réciproques en pays ennemi, accompagnées de terribles ravages, peu importantes au point de vue militaire, mais désastreuses pour les malheureux cantons du nord de la Grèce, comme aussi pour TEtolie et.une partie du Péloponnèse. On vit bien clairement alors que les principaux chefs des Etoliens, le brutal Dorimachos de Trichonion et le vaillant mais non moins sauvage Scopas, ne pouvaient pas, comme généraux, se comparer à Cléomène; ce ([ui lit plus de tort encore à la cause étolienne, ce furent les horribles dévastations et les honteux pillages de temples dont ces chefs se rendirent coupables en s'élancant avec autant d'audace que d'énergie de leur forteresse située sur la montagne ; ils étouffèrent ainsi dans le reste des Hellènes les sympathies qui y pouvaient exister encore. Philippe, de son côté, bien qu'il fit preuve de talent militaire, qu'il fût toujours tout aussi prêt à se battres tout aussi rapide dans ses mouvements que les Étoliennt n'égala pas, comme chef d'armée, son prédécesseur Antigone. Avouons-le cependant : outre les incursions des Dardaniens, ce fut la mollesse de la plupart des alliés de Philippe et la regrettable faiblesse des armées achéennes qui empêchèrent surtout le roi, réduit, sur presque tous les points du vase théâtre de la guerre, à faire le plus gros de la besogne avec ses Macédoniens, de réaliser complètement leplan qu'il s'était
tracé : Tattaque systématique et concentrique du haut plateau étolien, et de vigoureux assauts contre le cœur même de leur position.
Malgré cela, le plateau de la balance semblait pencher en faveur de Philippe. Les Etoliens, dont Philippe avait ravagé en 218 pendant une de ses plus célèbres expéditions le centre politique, Thermon; qui avaient perdu sur leur frontière sudouest Qî]niadae (21 9) , et, en Thessalie (21 7), Thèbes Phthiotique ; qui, en exceptant si l'on veut une partie des Cretois* et le roi de Pergame, n'avaient pas d'alliés considérables dont ils eussent pu recevoir des auxiliaires ou du moins des subsides, virent leurs ressources diminuer peu à peu; ils commencèrent donc en 217 à désirer sérieusement la paix. Aussi, ce fut la nouvelle des événements extraordinaires survenus précisément alors dans la péninsule italique qui décidèrent enfin les puissances belligérantes à changer complètement de politique. La lutte pour l'existence à laquelle Rome et Carthage se préparaient depuis longtemps — elle porte le nom de deuxième guerre punique — avait enfin éclaté en 218 av. J.-C. Le formidable Hannibal avait pénétré dans le nord de l'Italie vers la fin de l'été de cette année, et déjà FOrient suivait avec une inquiète attention les premières grandes péripéties de cette guerre. Or on sait qu'Hannibal avait, aux premiers jours d'été de l'année 217-, infligé aux Romains une terrible défaite auprès du lac Trasimène. La nouvelle de ce grand événement produisit dans toute la Grèce la plus profonde impression. Comparées à une guerre aussi acharnée et faite sur une aussi vaste échelle que celle qui venait d'éclater en Italie et en Espagne, les luttes dans lesquelles les États de la péninsule gréco-macédonienne consumaient alors le meilleur de leur force ne paraissaient plus que des « combats de gladiateurs ». La nation grecque, si désunie, eut alors un secret pressentiment de ses propres destinées : on sentait bien que dans cette lutte entre Hannibal et les Romains, il y avait un autre enjeu que la domination
') PoLYB., IV, 53 et 55. Cf. ci-après, p. 22, 2.
^) MoMMSEN, Rom. Gesch. {¥ édit.), t. I, p. 604, dit en note : u La date de la bataille, fixée au 23 juin, d'après le calendrier non rectifié, doit, d'après le nouveau, tomber en avril, etc. »
sur les pays situés à l'ouest de TAdriatique, et que le vainqueur dans ce combat de géants ne manquerait pas, tôt ou tard, d'étendre sa main sur les contrées du monde hellénique. Cette conviction disposa les chefs des États grecs belligérants à se tendre la main pour faire la paix; mais le roi Philippe aussi vint au-devant de leurs désirs. Il est vrai que lui avait d'autres motifs encore ^ En effet, ce prince, jeune et plein d'ambition , que le sort n'avait cessé de favoriser jusqu'alors, se souvenait, grâce à l'influence d'un de ses compagnons les plus considérés, du chef illyrien Démétrios de Pharos (voy. ci-après), de l'ancienne grandeur des rois de Macédoine depuis Alexandre,, de leurs faits d'armes éclatants et de la formidable puissance de ses propres ancêtres, du grand Antigone et du célèbre Démétrios Poliorcète. Le Pharien s'entendait très bien à nourrir et à exalter ces sentiments; il savait enfin représenter au jeune général que l'état actuel de l'Italie était très favorable à une intervention efficace de la Macédoine ; au jeune roi, il ouvrait, sous les couleurs les plus séduisantes, la perspective d'un futur empire universel. Dans ces circonstances, il n'était pas difficile de décider toutes les puissances belligérantes de la péninsule hellénique, avant la fin de la 3® ou au commencement de la 4® année de la CXL* olympiade, à prendre part, pendant l'été de l'année 217 avant J.-C, à un congrès de paix qui se réunit près de Naupacte. Là ce fut surtout le digne Étolien Agélaos de Naupacte, un des meilleurs hommes d'État que l'Étolie ait jamais produits, qui donna une expression éloquente aux sentiments des Hellènes les plus clairvoyants. L'importance qu'avait pour la Grèce la grande guerre italique; les dangers dont menaçait l'indépendance de la Grèce elle-même le « nuage qui s'élevait à l'Occident » ; la nécessité d'une entente générale et spontanée de tous les États grecs, tandis qu'il en était encore temps ; il insista sur tout cela avec autant de force que de clarté.
*) Il est étrange que Justin (XXIX, 2, 3), avec sa négligence habituelle, attribue au roi Philippe cette intelligence profonde des dangers qui surgissaient en Occident et même, à peu de chose près, les paroles et les pensées qui, chez Polybe, le principal témoin de cette époque, sont celles de l'Étolien Agélaos.
Quant au roi Philippe, il lui attribua la mission, aussi belle que pleine de promesses au point de vue politique, d'assumer, dans toute Tacception du mot, le rôle de protecteur de tous les Hellènes; si Philippe aspirait à plus de puissance encore, il n'aurait qu'à s'immiscer au moment opportun dans les affaires dltalie^ Les paroles pleines de sens de Fhomme d'État étolien furent partout reçues avec faveur, notamment par Philippe; et c'est ainsi que, peu de temps après, on signa une paix générale qui confirma tous les partis dans leurs possessions acquises".
Le jour de la conclusion de la paix de Naupacte fut dans la vie du peuple grec un des rares moments oii les puissances dirigeantes — du moins dans la mère patrie — s'unirent sous la pression des nécessités politiques. Mais, hélas! ce fut aussi le dernier jour oi^i tous les Grecs libres de la péninsule se tendirent librement la main. Les brillantes espérances avec lesquelles les hommes d'Etat et les généraux grecs réunis près de Naupacte se séparèrent ne devaient pas se réaliser. Il fut donné, il est vrai, aux Grecs de reconnaître l'unique chemin du salut; mais l'énergie et la prudence nécessaires pour faire ce qu'il fallait pour obvier à la ruine imminente de leur indépendance nationale leur furent refusées. Le nuage de l'Occident ne devait que trop tôt s'étendre sur la Grèce, et cela principalement par la faute des Grecs eux-mêmes, et surtout par les fautes graves de leur guide naturel, Philippe.