‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 2)Chapitre 148 sur 235 · DISETTE A ATHÈNES · texte numérisé non relu

DISETTE A ATHÈNES

le succès couronna ses efforts. Après une série de combats acharnés et des efforts réciproques de toute espèce, les Romains réussirent enfin à faire une large brèche dans les murs gigantesques du Pirée ; mais, comme leur tentative de pénétrer immédiatement dans la ville échoua, Archélaos eut le temps d'élever derrière la brèche une section de mur en demi-lune que ne put emporter même un assaut général de Tarmée romaine. Sulla mit alors provisoirement un terme aux combats qu'il avait livrés jusque-là en cet endroit, se contenta de bloquer étroitement le Pirée, et se tourna avec toutes ses forces contre la ville d'Athènes, où des perspectives plus favorables venaient de s'ouvrir pour lui *.

La situation des Athéniens était alors épouvantable à tous les points de vue. L'ivresse dans laquelle avaient plongé le peuplo le sentiment de sa liberté et son désir de se venger des aristocrates s'était dissipée depuis longtemps; lorsque les murailles d'airain des légions romaines entourèrent la ville, la pluparl (les Athéniens eussent été peut-être heureux de faire la paix avec Sulla'; mais ils ne pouvaient plus maintenant se débarrasser des troupes du Pont et de leur stratège, et c'est ainsi que ce peuple infortuné — qui depuis longtemps avait perdu l'ha bitude de se battre, qui était toujours spirituel, mais immoral, servile et flatteur, et ne rappelait plus ses ancêtres que par sa

^) Appian,, Mithr.,c. 30-31 , Plut,, Sulla, c. 12. Vell., II, 23. Gell., XV, 1. Flor., I, 39. EuTROP., V, 6. Aur. Vigt., Devir. illust., c. 75. Oros., VI, 2. Obsequens, 116, Sur le siège du Pirée, voy. aussi Ross, Archœolog. Aufsâtze, vol. I, p. 233. 238 241. D'après Ross, Sylla dirigea ses attaques surtout sur la partie du mur « siluée entre la grande roule d'Athènes et la lagune marécageuse d'Halipédon ».

2) Velléius Paterculus, II, 23, raconte des merveilles sur l'attachement des Athéniens pour Rome et croit que, si les Athéniens se sont battus contre Rome, c'est uniquement parce qu'ils y ont été contraints par les armées de Milhradate : à l'entendre, pendant le siège « leurs corps seuls étaient dans la ville, mais leurs âmes étaient restées avec les Romains ». Les événements racontés plus haut nous permettent d'affirmer seulement de l'oligarchie athénienne qu'elle est restée constamment fidèle aux Romains; le démos ne se sera sans doute repenti de sa défection que pendant le siège (cf. Plut., Sulla, c. 12, init.). Il est probable que plus tard on prit à Athènes l'habitude de rejeter uniquement sur Arislion et sur la pression exercée par les armes du roi du Pont la défection dont on s'était rendu coupable à l'égard de Rome. Toutefois Tacite, Annal., II, 55, nous prouve qu'à Rome on savait très bien à quoi s'en tenir.

342 DÉTRESSE d'aTHÈNES

Versatilité et sa faconde — se voyait forcé de faire face sérieusement aux Romains et de supporter toutes les suites de sa défection irréfléchie. Et Aristion faisait son possible pour rendre plus dur le sort de ses compatriotes. Tant que la détresse n'avait pas atteint son comble, il s'était complu à provoquer ta haine irréconciliable de Sulla en lançant en toute sécurité du haut des murs des insultes à l'adresse du général romain et de sa femme \ En outre, il paraît même s'être brouillé complètement avec Archélaos*. Au début, le danger n'était pas très pressant ; mais bientôt les Athéniens se virent menacés d'un terrible ennemi, de la faim ; les approvisionnements diminuaient peu à peu; le prix des vivres atteignit des proportions exorbitantes ^ Sulla, qui alors s'occupait encore surtout du Pirée, fit entourer Athènes d'une série de forts, pour retenir dans la ville la foule désespérée et empêcher les défenseurs d'Athènes d'être soulagés par la fuite d'un grand nombre de non-combattants. Les tentatives d'Archélaos pour ravitailler la ville échouèrent, en général, parce que Sulla était d'ordinaire averti à temps de ces entreprises par les partisans qu'il avait dans le camp pontique '\ Dans cette détresse, Aristion montra toute la bassesse de son caractère. Il est possible que les malheureux Athéniens aient dit de lui plus tard tout le mal imaginable, qu'ils aient exagéré bien des choses et fait de lui un portrait plus odieux que la réalité ; dans tous les cas, cet homme, dont le terrorisme sanguinaire avait complètement mis dans Pombre les crimes de Diaeos, fit preuve d'une brutalité et d'une frivolité que n'avait même pas montrées le trop fameux Lacharès. On l'accusa plus tard de n'avoir pas eu honte — dans un temps où, par sa faute, les misères de l'époque de Lysandre et celles du siège qu'on avait soutenu sous Lacharès étaient venues s'abattre dix fois plus fortes sur Athènes, où le pauvre peuple assouvissait sa faim au moyen de misérables herbes et même de cuir bouilli, où l'affreuse famine finit même par pous-

*} Plut., Sulla, c. 2, iniu, c. 6, fin., c. 13, init., et De garrulitate, c. 7. Senblc, III, p. 431 (éd. Haase), fragm., 63.

-) C'est ce qu'il faut conclure de Plut., Sulla, c. 23,

^) Plut., Sulla, c. 13. On payait alors entre autres mille drachmes (982 fr.) pour un boisseau de blé.

'*) Appïk^., Mithr., c, 34, init., c. 35, init. et fin.

ATTITUDE CYNIQUE d'aRISTION 343

ser les infortunés à saler et à dévorer des cadavres humains — de passer son temps dans l'Acropole avec ses amis à festiner copieusement, grâce àdes provisions soigneusement entassées. Faute d'huile, la lampe sacrée d'Athéné Polias s'était éteinte; sans se soucier de ce mauvais présage, il eut l'audace d'envoyer du poivre à la grande-prêtresse d'Athéné, qui l'avait supplié de lui donner une poignée de hlé. Il fit disperser à coups de flèches les bouleutes et les prêtres qui le suppliaient à genoux de livrer la ville aux Romains \ Mais la catastrophe approchait enfin.

Lorsque Sulla attaqua la ville avec toutes ses forces, il commença par l'entourer complètement d'un fossé^. Alors enfin Aristion consentit à traiter avec lui. Il va sans dire que ce misérable ne songeait pas à sauver ses concitoyens en se sacrifiant lui-même. Il ne trouva rien de mieux à faire que d'envoyer dans le camp romain quelques-uns de ses compagnons de débauche : ceux-ci, au lieu de s'efforcer d^obtenir une capitulation acceptable, entretinrent le général romain de la gloire mythique de leur ville et des hauts faits des anciens Athéniens vainqueurs à Marathon et à Salamine. Sulla les interrompit enfin en disant « qu'il n'était pas venu à Athènes pour étudier l'histoire, mais pour châtier des rebelles », et les renvoya chez eux'.

Sur ces entrefaites^ Sulla avait appris par hasard* que, non loin de « l'Heptachalcon » (une petite eminence entre la porte de Dipylon et celle du Pirée, sur laquelle passait le mur de la ville ^), il y avait dans le mur d'enceinte un endroit d'un accès facile, qu'on pouvait escalader sans peine et qu' Aristion avait négligé de faire garder. On se prépara donc à un assaut général, et^ la nuit suivante, ce point fut enlevé après un combat de courte durée ; malgré la faible résistance des défenseurs épuisés par la faim, on fit une large brèche, de telle sorte que, vers minuit, les colonnes romaines, avides de sang et de butin,

1) Plut., Sulla, c. 13. Numa, c. 9, Appian,, Mithrid., c. 38. Flor., I, 39. Dio Cass., fr., n» 124, éd. Reimar. '^) Appian., ibid.

3) Plut., Sulla, c. 13, fin.

*) Plut., Sulla, c. 14, init. et De garrulitate, c. 7. ^) BuRSiAN, Geogr. von Griechenland, vol. I, p. 290.

344 PRISE d'athènes

purent pénétrer dans l'intérieur de la ville au son des fanfares et en poussant de formidables cris de guerre ^ L'antique vilie de Cécrops eut alors à passer un terrible moment. SuUa avait permis à ses soldats de piller et de tuer sans pitié. Les malheureux Athéniens furent donc massacrés par milliers, sans distinction d'âge ni de sexe ; c'est dans Tagora et au Céramique surtout que le carnage fut horrible; la longue rue de ce quartier (p. 328 sqq.) était littéralement inondée de sang ; il s'échappait par la porte Dipylon pour se répandre dans le faubourg. Les Athéniens crurent que la ruine de leur ville était imminente; plusieurs se donnèrent la mort uniquement pour échapper aux bourreaux italiques et pour ne pas voir avant de mourir la destruction de leur magnifique cité. Enfin SuUa se décida, sur les instantes supplications de quelques aristocrates athéniens fugitifs qui se trouvaient dans son camp, de Médeios ou Midias % de Calliphon et de plusieurs sénateurs romains, à arrêter le carnage. On annonça « qu'on ferait grâce à un grand nombre d'hommes pour l'amour d'un petit nombre d'autres, aux vivants à cause des hauts faits des morts »; les édifices de la ville — Sulla et ses amis attachèrent plus tard à ce fait une grande importance^ — échappèrent également à la destruction. D'autres châtiments furent remis provisoirement àphis tard (voy. ci-après). Athènes était retombée au pouvoir des Romains le P''mars de l'année 86 av. J.-C*. Pendant les terribles massacres qui suivirent la prise d'A-

') Plut., SuUa, c. 14, et Degarrul.y c. 7. Appian., Mithrid., c. 38.

2) Peut-être un descendant de ce ftimeux Midias qui avait été autrefois l'adversaire acharné de Démoslhène. Ce Midias est sans doute celui auquel, d'après Corn. Nep. (éd. Nipperdey) Attic, c. 3, 2, les Athéniens érigèrent plus tard des statues, sans doute pour le récompenser des efforts qu'il fît pour les sauver. A l'exemple de Beugk (in Rhein. Mus. y XIX, p. 605), je considère actuellement Midias et Médeios comme étant le mémo personnage. — Le nom de Calliphon paraît encore dans des inscriptions d'une époque bien postérieure : cf. Bôckh, G. I. Gr., vol, I, n» 395 et 620. ^) Cf. Plut., LuguIL, c. 19. Apophthegm. Roman., s. Sylla. {MoraU., vol. I, p. 202 e, éd. Didot).

*) Plut., SuUa, c. 14. De garrulit., c. 7. Appian., c. 38. Diod.. XXXVIIl et XXXIX, 6. Pausan., I, 20, 4. Dio Cass., éd. Dindorf, vol. I, p. 143, fr. 103. Strab , IX, 1, 15 et 20, p 606 et 610(396 et 398). Memnon,32.(34). Liv., Epit. lib. LXXXI. Vell., II, 23. Flor., I, 39. Eutrop., V, 6, Oros., VI, 2. AuR. Vigt., De vir. UL, c. 75. Obsequens, c, 116.

PRISE DE l'acropole 345

Ihènes, Aristion avait réussi, avec une partie des troupes et quelques-uns de ses concitoyens, à se réfugier dans la forteresse de l'Acropole, qu'il résolut de défendre énergiquement. Il avait pu encore mettre le feu au célèbre Odéon de Périclès (situé un peu au nord-est du théâtre de Dionysos, au bas de la partie sud-est du rocher qui portait la citadelle^), pour empêcher les Romains d'employei- la charpente de cet édifice à réparer leurs machines de siège'. Sulla n'attaqua pas luimême FAcropole ; il se rendit en toute hâte au Pirée pour se jeter de nouveau sur Archélaos avec toutes ses forces : il laissa par contre à un petit détachement, sous le commandement de Gains Scribonius Curion, le soin de compléter sa victoire sur Aristion. Au bout d'un certain temps, cet officier réussit à empêcher le tyran de se servir de la célèbre source de Clepsydra, creusée dans le roc''; l'eau contenue dans les grandes citernes du fort finit par s'épuiser aussi, et la garnison de l'Acropole souffrit à tel point de la soif qu'elle fut obligée enfin de se rendre à Curion. Cependant Aristion, chargé de fers^ avait à peine été conduit dans la ville^ lorsqu'une forte pluie vint remplir abondamment d'eau fraîche les citernes de la citadelle*. Les anciens virent dans ce fait un signe visible de l'intervention de la Divinité, qu'ils croyaient irritée contre le sanguinaire despote; si cette' pluie était tombée quelques heures plus tôt, Aristion eût pu se défendre longtemps encore ''. Le dernier démagogue de l'antiquité dans la Grèce d'Europe avait donc joué son rôle; mais nous verrons que, deux fois encore après lui, surgirent en Grèce des hommes que les Hellènes mirent au nombre de leurs « tyrans » de l'ancien temps. Cependant Sulla redoublait d'efforts pour s'emparer du Pirée. Il est vrai qu'il n'avait toujours pas de flotte; son légat

') BuRSiAN, p. 298. R. ScHiLLBACH, Uebev dcis Odeion des Her odes Attikos, p. 11 sqq.

-) Appian., Mithrid., c. 38. (Pausanias, I, 20, 3, n'est pas de cet avis; d'après l'opinion unanime des commentateurs, il a tort de rendre Sulla responsable de cette destruction).

^) Cf. C. BôTTicHER, Ergdnzungen zu den letzten Vntersuohungen auf der Akropolis von Alhen, AbLh. II. GrottenheUigthum des Apollo undKlepsy' dra. p. 73. [Plnlologus, XXil [1864], l«r fascic.)

'') BÔTTIGH R, op. cit.

^) Plut., SuUa, c. 14. Appian,, Mithrid, ^ c, 39, init.

LucuUus, qu'il avait envoyé pendant l'hiver de l'année 87/86 av. J.-G. dans les États hellénistiques amis situés sur les côtes du sud-est de la Méditerranée, pour équiper avec leur secours une flotte romaine, n'avait pu encore faire que peu de choses Malgré cela, Sulla — qui avait été destitué et proscrit par les comices romains^ après la terrible révolution démocratique qui avait éclaté en Italie pendant son absence en 87 av. J.-C. et que dirigeaient Marins et Cinna,et se voyait menacé, du côté de l'Italie, d'une attaque du parti démocratique^ et qui, d'autre part, avait appris l'approche d'une formidable armée asiatique venant de la Macédoine (v. plus bas) — continuait à attaquer le Pirée avec une telle fureur et une énergie si irrésistible, qu'Archélaos dut enfin renoncer à le défendre plus longtemps. Le général de Mithradate abandonna la plus grande partie de ses positions et se retira vers le point le plus fortifié du système de défense du Pirée (dans un fort situé au sud du port de Munichie, d'après l'indication spéciale de Plutarque*). Dans cette position, qu'on ne pouvait enlever sans le concours d'une flotte,Archélaos aurait pu se maintenir encore longtemps et empêcher les Romains, au moyen de sa flotte, de se ravitailler par mer ; de là, il eût pu voir bientôt une armée de démocrates romains venir attaquer son puissant adversaire, s'il n'avait été contraint — selon toute apparence, par un ordre formel de Mithradate — de renoncer à son plan de défense habilement calculé, pour s'exposer aux chances incertaines des grandes batailles en rase campagne.

La grande armée du prince Ariarathe (p. 333) avait à peu près achevé la conquête de la Macédoine en 87 av. J.-C. ; elle avait ensuite pénétré en Thessalie, pour porter secours aux troupes du Pont et à leurs alliés assiégés dans Athènes et au Pirée. Sur ces entrefaites, Ariarathe était mort en route près du promontoire Tisaeon, et cette mort avait provisoirement arrêté les progrès de son armée'. Cependant le général Taxile, qui le suivait avec de nouvelles forces, et qui antérieurement

*) Cf. Plut., Lucull., c. 2. Appian., Mithrid , c. 33.

2) Appian., c. 40. Plut., Sulla, c. 14, 15, Gell., XV, 1. Bursian. p. 265 sqq., 269 sqq. Ross, op. cit., p. 241.

3) Appian., c. 35. 41. Cf. Mommsen, H. G., vol. II, p. 295 et 296,

PRISE ET DESTRUCTION Dt PIRÉE 347

déjà avait mérité la reconnaissance de Mithradate en s'emparant d'Amphipolis *, avait pris le commandement suprême ; il chassa aussitôt de la Thessalie le Romain Hortensius (p. 337), et se dirigea avec toutes ses troupes vers la Grèce centrale. Instruit de l'approche de cette armée, Archélaos évacua également Munichie (il est possible aussi que ce fort, auquel le départ d' Archélaos ne permit pas de se défendre plus longtemps, se soit rendu aussitôt après aux Romains*); et, tandis qu'il conduisait lui-même par mer son armée à Chalcis, pour aller au devant de Taxilo par la Béotie et la Phocide jusqu'aux Thermopyles et y concentrer toutes les troupes que Mithradate avait en Grèce ^ Sulla faisait raser les fortifications du Pirée et incendier le célèbre arsenal maritime, aménagé pour contenir les agrès de quatre cents vaisseaux, (il avait été terminé en 330 av. J.-G., par l'architecte Philon), les chantiers et les docks, capables de recevoir des centaines de vaisseaux, et enfin la ville elle-même*. Il voulait évidemment, vu le petit nombre de ses troupes — qu'il ne pouvait pas affaiblir davantage en laissant çà et là dès garnisons, — empêcher, par cette mesure barbare, une nouvelle armée du Pont d'occuper le Pirée ^

Puis il marcha rapidement sur la Thessalie, car il ne fallait pas qu'il se laissât enfermer dans l'Attique, maintenant complètement épuisée par les masses asiatiques. Autant que le lui permettaient encore les circonstances, il appela à lui des contingents grecs pour renforcer son armée ^ On peut admettre que le résultat fut médiocre; car déjà le flot des masses ennemies s'approchait de la Béotie par la Phocide, oii Taxile avait inutilement attaqué Fimportante Élatée\ Sulla dut s'es

' j Memnon, c. 32 (al. 34).

"^) Appian., c. 41. Plut., SulL, c. 15. Memnon, 32 (34). Pausan., I, 20,4.

') Appian., Plut., ibid.

M Plut., Sulla, c. 14, fin. Appian., c. il; cf. Strab., IX, 1, 15. p. 606 (395). Vitruv., Vil, praef. Plin., N. //., VII, 37, 38 (125), et Bursian, p. 266. BôcKH, Staatshaush. d. Ath., vol. III, p. 64 sq. Sch^efër, Demosthenes, vol. II, p. 288 sq., vol. Ill, p. 274. Th. Lau, Sulla, p. 236. Wachs- MUTH, Die Stadt Athen, I, p. 598.

^) Plut., Sulla, c. 15. Appian., c. 41.

") Appian., c. 41, fin.

') Appian., c. 41. Sur Élatée, v. Pausan., I, 20, 4, et X, 34, 2.

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