ATHÈNES
temples en son honneur qu'à la condition de réunir ce culte nouveau à celui de Dea Ro7na. C'est ainsi qu'on avait élevé à Éphèse et à Nicée, en l'honneur de Jules César, son père adoptif divinisé, des temples dédiés à Divus Julius et à Dea Roma ; le prince, tant qu'il vécut, ne permit de lui élever des temples que s'ils étaient consacrés en même temps à la Dea Roma, comme il s'en trouvait non seulement à Sparte et à Athènes, où l'on voyait sur l'agora des temples de César et d'Auguste, mais encore à Pergame et à Nicomédie* (et plus tard à Mylasa, à Nysa, à Kyme, à Cyzique, à Assos et en d'autres lieux ^). Par contre, on ne parait pas s'être occupé sérieusement de réaliser le plan des rois vassaux de l'empire, mentionné par Suétone, qui consistait à terminer à leurs frais et à dédier au Génie d'Auguste le temple gigantesque de Zeus Olympien à Athènes, édifice qui, depuis l'époque de Pisistrate et malgré les efforts d'Antiochus IV de Syrie (p. d70, 2) était encore inachevé'. Mais, d'autre part, plusieurs Grecs etRomains opulents et aussi quelques princes asiatiques — citons surtout le célèbre philhellène Hérode le Grand — suivirent l'exemple de la famille impériale et contribuèrent par de riches présents à l'embellissement de la ville d'Athènes*. Hérode cependant ne
1865, p. 231; chez les Maliens, ibid. ; sur Athènes, voy. p. 239. L'autel de Bea Roma à Astypalée (p. 337) était plus ancien; cf. Bôckh, C. I. Gr., vol. II, n° 2485. Inscription (et statue) en l'honneur d'Auguste à Délos, après l'an 29 av. J.-C, Bôckh, C. I. Gr., U, n°« 2282. 2283. Addenda, n' 2283 b ; dans Tîle d'Astypalée, de l'an 9 av. J.-G , n° 2493 ; Divus Augustus à Paros, no 2325.
') Cf. SuETON., Octav., c. 52. 59. Dio Cass., Lt, 20 (le prince avait pris ces décisions après son retour d'Egypte en 29 av. J.-C). Tacit., Annal., IV, 37. 55. NippERDEvad Tacit., I, 10. Bôckh, C. I. Gr., vol. II, n°« 2957. 2368. 2369; cf. n° 2442 sqq. et Addenda, vol. II, p. 1081. K. Keil, PhiloL, op. cit., p. 231 sqq. Sur les temples à Sparte, v. Pausan., Ill, 11, 4. CuRTius, Peloponn., vol. II, p. 229 et en général Becker-Marquardt, R. A., t. IV, p. 99. 423 sqq. Kuhn, vol. I, p. 112. Preller, Rom. Mythol.,2^ éd., p. 705 s. 773. 791 s. Sur le développement progressif de ce culte et les membres de la famille impériale des deux sexes mis au rang des dieux ou honorés comme tels de leur vivant, voy. ci-après, vol. II.
2) Cf. Bôckh, C. L Gr., n°« 2696.2943. 3524. 3569. Tacit., Ann., IV, 36. DioCass., LV1I,24.
3) SuETON., Octavian., c. 60, v. plus bas, vol. II, et cf. Bursian, Geogr., vol. I, p. 301. Wachsmuth, Die Stadt Athen, p. 673 sqq.
*) Cf. Bôckh, C. I, Gr., v(3l. I, no« 309. 311. 359-370. Joseph, Bell, Jud., I, 21, U. Ephem. Archaol., n" 3442.