TROUBLES A ATHÈNES
avoir également occasionné des troubles dans le reste de l'Achaïe par ses violences et sa cupidité; dans ces circonstances, une deuxième plainte adressée à l'empereur (probablement vers la fin du règne d'Auguste) eut un résultat meilleur; Torgueilleux personnage dut terminer sa vie dans TexiP. Nous ne savons pas si l'odieux assassinat du Thessalien Pétraeos, autrefois partisan de César (p. 422), sous le règne d'Auguste, eut des motifs analogues ^
Disons encore quelques mots du séjour du grand Agrippa à Lesbos, pendant les années 23 et 22 av. J.-G. \ comme gouverneur général des provinces grecques et asiatiques, séjour qui, comme l'on sait, ne fut pas étranger à la situation difficile d'Auguste avant la mort du jeune Marcellus; enfin, de la retraite,
Apophthegm. August., c. 14, un des accusateurs d'Euryclès était un descendant de Brasidas.
1) D'après Joseph., Bell. Jud., I, 26, 4. Ant., XVI, iO, 1, fin., cf. Strabon, VIII, 5, 5, p. 562 (366); Bôckh, loc. cit. — On fait mention à plusieurs reprises de ses descendants; son fils (Strab., ibid.), Gaius Julius Laco, qui valait mieux que lui, était grand ami des Éleuthérolaconiens, qui, dans leurs inscriptions, rappellent leur bienfaiteur; v. entre autres Bôckh, C. ï. Gr., vol. I,nos 1389. 1390. Sous Hadrien vivait un autre Gaius Julius Laco, n^ 1347. Ross considère Gaius Julius Spartiaticos, un des grands dignitaires du xoivov des Panhellènes, comme un des membres de cette famille; son nom figure dans une inscription, Archâolog. Aufs., vol. I, p. 123 sqq.
2) Cf. Plutarch., Prœc. reip. gerend., c. 19 (Suétone, Tiber., c. 8, init., fait peut-être allusion à cet incident).
3) Dio Cass., lui, 32. Joseph., Ant., XV, 10, 2. Sueton., Tiber., c. 10. Octav., c. 66. Tacit., Annal., XIV, 53. V. dans Bôckh, C. î. Gr., les relations d'Agrippa avec les Hellènes, vol. II, no 2176 (avec Mitylène); vol. I, n° 1299 (avec Sparte), et vol. II, no 1878 (avec Corcyre). — Lorsque Agrippa fit un nouveau séjour de trois ans en Orient, depuis l'été de l'an 737 de Rome — 17 av. J.-C. — jusqu'en 13 av. J.-C, sa femme Julie, fille d'Auguste, fut en danger de mort en traversant, la nuit, vers la fin de l'année 17 av. J.-C, le fleuve Scamandre, dont le niveau s'était rapidement élevé. Pour punir les habitants de leur prétendue négligence. Agrippa condamna Ilion, amie des Romains et « ville libre », à une amende de 100,000 drachmes. Si Agrippa, irrité, consentit à remettre aux habitants d'Ilion cette formidable amende, ce ne fut que grâce à la bienveillante intervention du roi de Judée, Hérode, et à celle de son ministre, Nicolas de Damas (16 av. J.-C). Nicol, Damascen., De vita sua, p. 6-8, éd. Orelli (C. Mûller, Fr. Hist. Grœc., Ill, p. 350, 3). Cf. Joseph, Ant., XVI, 2, 2. Frandsen, Agrippa, cap. 15, p. 90-91. — Il paraît aussi que l'île de Chios jouit de la faveur d'Hérode, qui, d'après Joseph., Anf., XVI, 2, 2, entre autres riches présents, « 8téXuae Se XtotçTa Tcpbç Toùç Katffapo? ÈTiiTpoTîou; ;(pr)(xaTa, xat twv storçoptov ôtiqXXa^e ». Cf. ci-dessus p. 485.