‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 2)Chapitre 231 sur 235 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

moitié volontaire, moitié forcée, de Tibère dans l'île de Rhodes, retraite qui finit par ressembler à un exil, de 6 av. J.-C. à 2 après J.-C. \ et fut suivie par celle de tant d'autres Romains de distinction qui vinrent habiter les îles devenues désertes de la mer Egée. Une nous reste plus qu'à faire mention du prétendu soulèvement des Athéniens pendant les dernières années d'Aug-uste, incident dont parlent seuls quelques historiens bien postérieurs et dont nous ne connaissons ni les causes ni les péripéties. Nous n'essaierons pas d'expliquer comment cet événement à moitié apocryphe, ce soulèvement bien vile étouffé — qui, du reste, abstraction faite du châtiment des principaux coupables, ne paraît pas avoir eu de suites fâcheuses pour la ville d'Athènes — a fait dire aux chroniqueurs ignorants des siècles suivants que c'est à la suite de ce mouvement évidemment fort insignifiant que le temple de Janus fut ouvert, à une époque où les légions romaines campaient avec anxiété sur le Rhin pour le protéger contre les Germains vainqueurs de Yarus M

') Vell., II, 99. Tacit., Ann., I, 4. 53. Sueton., Tiber., c. Il sqq. DioCass , LV, 9, 11.

2) Les rares renseignements que nous possédons sur celte sédition diflérenl entre eux au point de vue chronologique. DansEusEB., Chronic. (éd. Aucher), vol. II, pag. 263, on lit simplement que, depuis 13 ap. J.-C, 01. CXCVIII, « Athenienses ab arrogantia res novas moliendi cessarunt, auctoribus seditlonis supplicio affectis. » Cf. Euseb., Chronic. 8. Hieronymo interprète (ap. Roncalli, Vet. latin, script. chronic., vol. I, p. 418. )ad 01., CXGVII, (depuis 9 ap. J.-C.) : « Athenienses res novas contra Romanos molientes opprimuntur, auctoribus seditionis occisis », Orose, VI, 22, init., dit qu'Auguste avait fermé le temple de Janus pour la troisième fois en 752 de Rome, 2 av. J.-C. , qu'il resta fermé pendant environ douze ans et ne fut rouvert que plus tard, vers 11 ou 12 ap. J.-C, « Dacorum commotione et Atheniensium seditione ! » Dans Paul. Diac, Misc. Hist., VII, 25, nous voyons Auguste fermer le temple de Janus également en 752; puis viennent douze années de paix, et ensuite les choses se passent comme dans Orose. Enfin, dans Syncell., Chronograph., p. 318, nous lisons : « An7i. wimrfi 5513. divin, incarn. ly'; 13 ap. J.-C. 'A6/)vatoi erxadiâîlEtv àp^dtixcvot xo>.a(76£VTsç èuautravTo ». Hermann, Griech. Staatsalterth., § 176, 13, appelle ce mouvement « complètement apocryphe », et Ahrens, p. 12, suppose que le renseignement en question repose sur une erreur ancienne. Le silence complet des contemporains donne, dans tous les cas, à réfléchir; ce qui est certain, c'est que Tincident fut si insignifiant que même le brutal légat Pison (18 ap. J.-C.) n'en fait pas mention dans la liste des délits qu'il reproche aux Athéniens (Tacit. , Ann., II, 55).

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