‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 2)Chapitre 72 sur 235 · FAUTES POLITIQUES ET MILITAIRES DE PERSÉE · texte numérisé non relu

FAUTES POLITIQUES ET MILITAIRES DE PERSÉE

puissants Molosses et la plupart des Chaoniens, passèrent avec eux du côté de la Macédoine ; les Thesprotes restèrent à peu près 'seuls fidèles à Rome *.

La situation ne s'améliora paslorsqu'enfin Licinius, au printemps de l'an 170, fut remplacé par le consul Aulus Hostilius Mancinus, et l'amiral Lucretius par L. Hortensius. Ce dernier, qui dut sa mauvaise renommée surtout aux horreurs qu'il commit à Abdère, imita, sans obtenir avec la flotte un résultat quelconque, la déplorable manière d'agir de son prédécesseur, si bien que le Sénat, qui avait déjà énergiquement blâmé les scènes qui avaient eu lieu à Goronée, dut enfin intervenir sérieusement-. Quant à Hostilius, il ne remporta, avec ses troupes complètement démoralisées, pas le moindre avantage sur Persée. Les Romains postés en Illyrie n'éprouvèrent que des défaites, tant sur la frontière occidentale de la Macédoine qu'en Epire ^ Le roi reprit peu à peu courage. Jusque-là, en usant ses forces et son temps dans des luttes moins importantes contre les Thraces, les Dardaniens et les Illyriens, il s'était constamment tenu sur la défensive ; il franchit maintenant les frontières de la Macédoine vers la fin de l'an 170 pour prendre l'offensive. Déjà ses troupes avaient occupé plusieurs villes de laThessalie ; maintenant, non seulement il s'avança avec succès contre les Romains en Illyrie, mais il tenta aussi pendant l'hiver de 170 à 169 une expédition enÉtolie, où le parti national sous Archidàmos, également menacé par ses ennemis domestiques et par la politique romaine, voulait, comme l'avaientfaitrécemmentlesÉpirotes, lui tendre lamain, et notamment lui livrer la forte ville de Stratos. Malheureusement, le but principal de cette expédition ne fut pas atteint \ Et Persée, qui ne put jamais s'élever à la hauteur de sa tâche, ni comme politique ni comme général, qui, dans son odieuse avarice, ne put se décider, ni alors ni plus tard, à se séparer de

M PoLYB., XXVII, 13, 1-16, 14, 1-3, Liv., XLIII, (5.) 18, 21, 23, XLIV, 16 etXLV,26. Diod., XXX, 5et v. (Bekk., tom. IV, pag. 258 sq.j, fragm. Scorial. fr. bibl., 30 sqq. n» 7.

2) Liv., XLIII, (5.) 4, 6, 7, 8, XLIV, L Diod., XXX, 6, 8, Polyb., XXVIII, 3,3, ZoNAR., IX, 22.

3) Liv., XLIII, 1. (5.) 9-11. 21. 23. XLIV. I. Plut., ^mil., c. 9. *) Liv., XLIII, 18-23.

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