PREFACE XV
influé par contre-coup sur la destinée des Hellènes, surtout dans la période comprise entre la deuxième guerre punique et la chute de M. Antoine, ai-je réussi à garder partout un juste milieu entre le trop et le trop peu, mes lecteurs en décideront.
En ce qui concerne la limitation chronologique du sujet, j'ai cru indispensable de commencer mon récit à la fin de la lutte engagée entre Flamininus et le roi Philippe V de Macédoine. Cependant, comme l'histoire gréco-romaine jusqu'à la bataille de Pydna a été traitée déjà à plusieurs reprises, et même ime ou deux fois d'une façon supérieure, j'ai cru pouvoir abréger ce qui précède cette date. \! Introduction, qui se relie immédiatement à la fin du troisième volume de \Histowe de V Hellénisme de Droysen, a été réduite au strict nécessaire : je ne me suis pas cru obhgé, aujourd'hui que les ouvrages de Droysen, de Mommsen et de Napoléon se trouvent dans toutes les mains, de disserter à mon tour, avec l'ampleur qui conviendrait, sur l'état du monde méditerranéen pris dans son ensemble au temps de la deuxième guerre punique. Dans la partie qui va de Flamininus à la bataille de Pydna, mon but principal a été de justifier, en face des opinions de Mommsen et de Peter, la façon dont j'apprécie la politique des Romains à l'égard de la Grèce. A partir de la bataille de Pydna jusqu'à Auguste, j'ai cherché, au contraire, à être aussi complet que possible : seulement, j'ai réservé pour les volumes suivants l'histoire continue de la vie intellectuelle des Hellènes, notamment celle de l'Université d'Athènes.