MITHRADATE VAINQUEUR DES ROMAINS EN ASIE
(p. 297), le vaillant gouverneur de la Macédoine, s'efforça, il est vrai, de protéger sa province, et repoussa en effet les brigands avec le secours de la tribu Ihrace des Denthélètes*; mais bientôt les affaires prirent une tournure bien plus menaçante pour les Romains en Grèce et en Macédoine.
Mithradate avait bientôt (directement et indirectement) renouvelé ses attaques en Asie-Mineure contre les peuples et les princes ses voisins. Le roi recula, il est vrai, encore une fois devant les menaces de l'ambassadeur romain Manius Aquillius en 90 av. J.-C; mais maintenant, sans se soucier de rimmense danger où se trouvait Rome précisément alors par le soulèvement des Italiotes, Aquillius cherchait par tous les moyens à forcer Mithradate, qui, selon toute apparence, n'était pas disposé alors à se mesurer avec les Romains, à leur déclarer la guerre. Il ne réussit que trop bien. Mithradate, poussé à bout, animé dès lors de cette haine ardente contre Rome qu'il manifesta à diverses reprises d'une manière si effrayante pendant sa longue existence, fit, en 89 av. J.-C, où il rompit enfin ouvertement avec les Romains, les préparatifs les plus formidables ; et lorsque la guerre éclata, au printemps de Tannée 88 av. J.-C, les troupes italiennes dont disposait Rome^ trop peu nombreuses, et les contingents considérables, mais de médiocre qualité-, de ses alliés d'Asie, furent partout défaits et dispersés en Asie Mineure parles armées du Pont admirablement commandées. Les débris de l'armée romaine cherchèrent à se maintenir dans la ville de Laodicée en Phrygie, sous le préteur Quintus Oppius, qui, de la Pamphylie, avait conduit des troupes romaines contre Mithradate et dans les villes fortes sur le Méandre supérieur ou
«) Liv., Epit, lib,, LXX. LXXIV. LXXIV. Gros., V, 18, s. fin. Obsequenb, c. 113. Dio Cass., ibid. Cic, In VUon., c. 34, 8i. In Verrcm, act. II, lih. III, c. 93, 217. Cf. ZuMPT, Comm, Epiyr., vol. II, p. 173 sqq. Mommsen, R.G., vol. II, p. 291. — Sentius (ci-dessus, p. 297) fui, d'après Zumpt, Comm, ' Kpiyr., vol. II, p. 173; cf. p. 175 sqq., gouverneur depuis 92 av. J.-C; d'après Mommsen, lioniy Mùnzwcst'n, p. 692 sqq., et 375, note 30, depuis 89 av. J.-C. — Dans le cours de ces invasions. « on aurait essayé encore une fois de placer sur le trône de la Macédoine un prétendant du nom d'Euphènc ». Voy. Diodor., Fvagm. Scorial. fr, libb,, XXX sqq., n* 31, dans DioD., BibL. éd. Bekker, tom. IV, p. 269. Cf. Mommsen, R, G., vol. II p. 291.
SCKNKS DK CAK.NAr.E EN ASIK-MI.NEIBK 321
daos d'autres endroits de la Carie, sous Lucius (iussius Louginus, gouverneur de la province d'Asie. Sous Timpression des rapides et complètes victoires du roi, puis des nouvelles dltalie, où le consul L. Cornélius SuUa — auquel le parti populaire dirigé par le tribun du peuple Publius Sulpicius Rufus voulait arracher, d'une fac^on complètement illégale, le eammandemcnt suprême contre Mithradate, que le Sénat lui avait déjà ac<;ordé, pour en revêtir son ennemi personnel el politique, le vieux Gains Marins — avait commencé à faire ouvertement la guerre à ses propres concitoyens du parti opposé, Mithradate fut reçu avec enlhousiasme dans presque toule l'Asie-Mineure, aussi bien par les Asiatiques (jue par les Grecs, auxquels le roi, qui connaissait bien la civilisation, les moeurs et les coutumes des Hellènes et qui, en même temps, avait fait annoncer partout aux habitants des villes que leurs dettes publiques et privées seraient annulées et qu'il les exemptait de tout impôt et du service militaire pendant cinq ans, apparaissait comme un sauveur ardemment désiré, venu pour les délivrer du joug des Romains. Et bientôt on trouva Toccasion d'assouvir par d'horribles forfaits la haine du nom romain que depuis des années avaient fait naître, dans la province d'Asie, cruelIementopprimée,etdansles pays voisins, les percepteurs, les chasseurs d'esclaves et les usuriers romains. Non seulement les habitants de Laodicée livrèrent à Mithradate, pour subir les plus odieux traitements, le général Oppius, ceux de Mitylène, Manius Aquillius, qui s'était réfugié auprès d'eux * ; mais lorsque le vainqueur, avide de vengeance, publia àEphèse cet ordre sanguinaire bien connu qui enjoignait à tous ses lientenants et aux habitants des cités déjà placées sous sa dépendance « de tuerie même jour tous les Romains ou Italioles établis sur le territoire, hommes libres ou aiïranchis, sans distinction d'âge ni de sexe ; de s'abstenir, s'ils ne voulaient s'exposer aux châtiments les plus sévères, de secourir les proscrits; de jeter leurs cadavres aux chiens et aux oiseaux de proie, de confisquer leurs biens et d'en livrer la moitié aux
») Appiax., Mithr., c. 20. 21. 112. 113. Diodor., XXXVH, 27. Athen.,V, p. 213, a el b. Liv., Epil. /lA., LXXVIII. Val. Maxim., IX, 13, 1. Vell., II, 18. Plin., N. h., XXXIII, 3 (14), 48. Cf. ausiîi Cic, Proliabir. Pfjstum., 10, 27.
â22 SCÈNES DE CABNACtK EN ASŒ-MINËURK
assassins et la moilié au roi» »; il trouva partout des bourreaux tout prêts à lui obéir, non seulement parmi les esclaves, auxquels on promettait la liberté pour prix de leur trahison et du meurtre de leurs maîtres, et parmi les débiteurs^ auxquels le massacre de leurs créanciers italiotes devait rapporter la moitié du montant de leurs dettes. Cette journée pleine d'horreur coula la vie à quatre-vingt mille^ peut-être même à cent cinquante mille personnes' d'origine romaine on italiote, en partie au milieu de scènes d'une abominable rruautc. Les Grecs rivalisaient de fureur brutale avec les Asiatiques. A Ephèse — on Ton avait déjà brisé ou outragé, dans un premier accès de fureur, les offrandes et les statues des Romains, qui se trouvaient dans la ville' — la sainteté du temple d'Arlémis ne suffit même pas à protéger les Romains qui s'y étaient réfugiés; à Pergame, les malheureux qui cherchaient un refuge dans le temple d'Asclépios furent tués à coups de flèche; à Adramyttion, on précipita entre autres dans la mer les enfants des odieux Occidentaux, A (îaunos aussi, le temple de llestia ne put sauver les Italiotes; avec une cruauté rétlé(*.hie, on égorgea d*abord les enfants sous les yeux de leurs mères, puis les mères elles-mêmes, et enfin les hommes. A Traites, on loua pour le massacre un sauvage paphlagonien du nom de Théophile, qui, avec ses satellites, parqua les malheureux dans le temple de la Concorde (!)et commença par couper les mains à ceux qui enlaçaient de leurs bras les images des dieux. Dans un petit nombre d'endroits seulement, les Hellènes eurent trop de noblesse d'âme pour consentir à être les bourreaux d'un despote sanguinaire. Les citoyens de Cos, notamment, bien qu'ils n'opposassent d'ailleurs aucune résistance au roi du Pont, protégèrent, d'une façon qui leur fait honneur, les fugitifs romains
') Cf. Afpian., Mithr.y c. 22. 62. Flor., ï, 39. Ectrop.,V, 0. Alr. Vict., Devir, i7/.,70.
') Memnon, c. 31 (33), el Valer. Max., IX, 2, ext. 3, indiquent le premier de ces nombres; pour l'autre, voy. Plut., SulL, c. 24. Dio Cass., fr., n^ 176 Reimar. D'après Appian., Mithr,, c. 23, 54, un grand nombre d'esclaves d'origine italique furent également assassinés à cette époque. Meibr, Pergamen. Rekh^ p. 423, cherche à concilier ces indications.
^) Appian., MithritLt c. 21. 61.
RÉSTSTANr.K DKS KIIODIKNS 32.*^
OU italioles et les placèrent sons Tanliqnt' et inviolable protection du temple élevé dans leur île à Asclépios'.
D'un autre côté, les succès militaires du roi se ralentirent dans plusieurs endroits.. Non seulement les Lyciens et plusieurs villes de Carie lui opposèrent une résistance énergique, mais, notamment à Rhodes, des troupes romaines et des Hellènes amis de Rome résislènmt avec une grande bravoure et avec succès aux forces supérit»ures du roi. La résistance opiniâtre de la ville de Magnésie sur le Sipyb; fit même échouer Ténergie et le talent du vaillant Archélaos, un Cappadocien « hellénisé >», le meilleur de tous les généraux du Pont*. Mais ce furent avant tout les Rhodiens, comme nous Tavons d(*jà fait observer, qui méritèrent alors la reconnaissance des Romains. Ce peuple de marchands intelligents connaissait sans doute trop bien la puissance et la politique tenace des Romains pour se laisser tromper par quelifues succès peu importants des armées du Pont et pour rompre avec Rome dans un moment où l'odieux massacre de la population civile romaine et ilaliote en Asie devait pousser Rome et ritalie i\ se venger sans pitié. Ajoutons que Mithradate, dont la flotte dominait maintenant dans la mer Egée, avait, dès le débuts noué des relations intimes avec les pirates '\ ennemis naturels du trafic rhodien, et surtout avec les Oétois *, vieux amis de sa famille et de sa cour, qui lui fournirent de nombreux soldats. Il avait ainsi partout, dans les mers de TOrienl, déchaîné la piraterie,
') Appian., 3/i7/inW.,c. 23. 5i. r)8. 62. DioCass., (éd. DinrlorQfr. iOi, i. Mkmxox, c. 31 (33). Pu:t., Sm//., c. 25. Cic, Vm Iryr ManiLf c. 3. Pro Place, c. 25,60. Ijv., Epit. /i6., LXXVIH. Valeh. Max., IX, 2. ext. 3. Vell., II, 18. Tacit., Annal., IV, li. Flou., ihid, Omos., VI, 2. Pauly, Renlennjr/o/)., vol. I, 2* édit., p. 1917. Sur les actes de pillage commis par Mithra- Hate à Ces, v. Josei>ii., Aw^,XIV, 7,2. Mi lleu, Fr, WsL (ir., III, p. 402, 5.
*) Cf. Appian., Milhr., c. 21, fin. et 01. Plutarch., Pracc, reip, gereiuL, c. li. Pal'SAX., I, 20, 3. Liv., Epit, lih. LXXXl. Pausanias, ildd., nomme Magnésie sur le Sipyle; Tacite, Annal. , III, ()2, ferait plutôt penser à Magnésie sur le Méandre, donton loue ici la résistance à Mithradate; cependant BocKH, C. r. Gr., vol. II, p. 584, en s'appuyanl sur Strabon, XIII, 3, 5, 92:? (621), est encore d'avis qu'il ne faut pas renoncer à la Magnésie sur le Sipyle de Pausanias. — Sur Archélaos, v. Plut., Sm//., c. 22.
») V. plus haut, p. 29i.
♦) Cf. Strab,, X, i, 0 et 10, p. 731 sqq. (i77 sqq.). Klor., I, il, H«>0K, Knta, vol. III, p. 497 sqq.
32 i SIÈOE DE RnODKS
qui prit un développement vraiment désastreux *. Dans ces circonstances, les Rhodiens restèrent d'autant plus fidèles à ce principe si raisonnable qui consiste à ue changer de parti à aucun prix au milieu d'une crise. Rhodes, lieu de rendezvous de tous les Romains et Italiotes fugitifs et entre autres aussi du proconsul d'Asie, Lucius Cassius% faisait les préparatifs les plus énergiques pour résister au roi, qui avait commencé par faire avancer sa flotte contre Tile et avait ensuite établi .un camp dans le voisinage de la ville. A plusieurs reprises, Texcellent commandement de leur amiral Damagoras et leur habileté extraordinaire sur mer procura aux Rhodiens, dans une série de combats, la victoire la plus glorieuse sur les escadres du Pont bien supérieures en nombre. Les assauts que Mithradate livra à la ville furent également si malheureux qu'il s'éloigna enfin de Rhodes et renomma provisoirement à arracher aux Romains cette place, si importante au point de vue politique et militaire \
Cet échec cependant pouvait lui paraître d'autant moins grave que, sur ces entrefaites, il avait conçu Tespoir de rejeter la puissance romaine au delà de rAdriati({ue. En effet, dans la (Irèce d'Europe, les nouvelles étonnantes arrivées d'Asie et dltalie avaient produit un mouvement formidable. Un prince hellénistique, qui annonçait partout aux peuples de l'Orient qu'il les délivrerait du joug des Romains, avait fait subir aux sévères dominateurs de la Grèce des échecs considérables ; et ce roi était d'une toute autre trempe que le faible Antiochus, qu'on avait pourtant surnommé le Grand. Chaque jour, il donnait de nouvelles preuves de son énergie ; l'homme qui avait fait verser à flots le sang romain et italiote devait, à n'en pas douter, faire la guerre à outrance ; il était bien permis aux Grecs de penser qu'il n'abandonnerait pas avec une molle
*) Sallust., HisL fr, ex lib. IV (ep. Mithr, ad ragem Arsacein). Flor., I, 40. 4i. Appian., 8'icf7.,c. G. MUhr.y c. 50. 63.92. Plut., LuculL, c. 2 et 3. Pomp.i c. 24, init. Zonar., X, 3. init.
•) Appian., c. 24, init.
3) Ai'PiAN., Mithr., c. ^2. 24-27. Diodor., XXXVII, 28. Mem.non, c. 31 (33). Liv., EpU. lib. LXXVIII. Vell., Il, 18. Cic, In Verr,, act. H, lib. II, tw. Valer. Max., V,2, ext. 2. Flor., I, 39. Aur. Vict., De vît. ili., 76. Sur Damagoras, v. aussi Plut., LuculL^ c. 3.
ÉTAT DE l'opinion EN r.RÈr.E 325
indiiTérenco, comme autrefois Antiochus avait abandonné les Ktoliens, les peuples qui, du camp romain, passeraient dans le sien. Et l'on voyait alors 1<» monde romain, malgré les dangers qui le menaçaient du côté de l'Orient et les avertissements que lui donnait la guerre sociale en Italie, livrer son propre sein aux ravages d'une révolution pleine d^horreurs et à une sanglante guerre civile. Il n'est donc pas étonnant que les Hellènes, toujours prêts à espérer, crussent de nouveau a la possibilité de secouer enfin le joug des Romains avec le secours de leur libérateur le roi du Pont, do changer en une réalité politique la souveraineté chimérique de leurs communes, et, en général, de jouer encore dans la politique du temps un rôle important. Dans tous les cas, après les premiers succès importants de Mithradate*, le parti romain, Toligarchie, avait perdu le pouvoir dans toute la Grèce, excepté dans un petit nombre de villes ; et déjà avait paru, pour le malheur de la Grèce, ce méprisable démagogue sous le gouvernement duquel l'infortuné pays des Hellènes devait être écrasé par rinvasion des forces militaires de Rome et du Pont.
C'est à Athènes, en effet, que lagitation populaire avait atteint le plus haut degré de violence. Nous ne savons pas si l'aversion démocratique pour le patronal gênant de Rome et l'aristocratie du pays (cf. p. 290) avait été récemment accnie par quelques faits parliculièremcMit révoltants*; loujc»urs est-il que, lorsque les premières victoires de Mithradate mirent la foule en émoi, un homme, qui depuis exeri^a une influence fatale sur la destinée d'Athènes, réussit à pousser rapidement et complètement les Athéniens dans la voie de la politique de Mithradate : c'était le philosophe Aristion'. Cet Aristicm^ était
*) D'après Appian., MUhr., c. 16. Mithridate d'ailleurs semble avoir toujours compté sur les sympathies dos Hellènes.
«) Les paroles d'Aristion, dans Athex., V, p. 212 a : mtcz ja^^vcov t&v cict9cpo(&£v(i>v ô^Xr,|id(Tb>v àiioÀvOévTx; x. t. ).., semblent faire allusion à un fait de cette espèce.
•) A consulter spécialement sur Aristion : C. M. Wielaxd, Atfienion, genannt Aristion, 1781. {Sàmmlliche Wevke, Supplément, vol. VI. p. 3-64. Leipzig, 1798). Plass, Die (jriech, Tyrannis, vol. H, p. ISosqq. et rarticle de G. -F, Hertzbero, Aristio dans la RealcncyclopUdie de Pauly, vol. I (2« éd.), p. 1591 sqq.
*) Ce personnage est appelé Alhénion par Posidon., ap. Athex. ,V, 13 sqq.
326 ARISTIOX
fils de TAthénien Athénien — qui passe pour avoir été le disciple et l'ami du chef d'école péripatélicien Erymnéos', lequel florissait vers la fin du second siècle av. J.-C. et au commencement du premier — et d'une esclave égyptienne*. Élevé dans la maison de son père, malgré sa naissance illégitime, le jeune Aristion s'était approprié la culture intellectuelle ordinaire des jeunes Alhéniens, avait embrassé les doctrines philosophiques de son père', était devenu l'héritier du vieillard à la mort de celui-ci, et avait trouvé en même temps le moyen de se procurer le droit de bourgeoisie. Il épousa ensuite une jeune et jolie fille, se mit à enseigner la philosophie péripatéticienne et sut, grâce aux charmes de sa femme, attirer à lui une foule déjeunes gens riches qui écoutaient ses leçons ; les honoraires qu'il leur demandait remplirent sa caisse. Quelque temps après, il se mit à voyager avec sa femme et sut, tant à Messène qu*à Larissa en Thessalie, se faire une grande réputation par ses discours, et en même temps augmenter sa fortune ; il était riche en revenant dans sa patrie \
Nous ne connaissons pas, il est vrai, les événements de sa vie peu avant le commencement de la guerre en Asie-Mineure ; cependant sa destinée ultérieure nous permet de supposer qu'il jouait alors à Athènes un rôle important. Il est bien possible, toutefois, que l'aristocratie ait témoigné peu de
(47 sqq.), p. 211 sqq. et Jul. Capitol., Mnximin.f c. 9 (à moins que Jul. Capitolinus ne veuille parler, dans le passage cité, du fameux Athénien, le chef des esclaves siciliens révoltés en 104-102. ce que permet de croire la comparaison quMl fait au môme endroit avec Spartacus) : d'autres auteurs, notamment Strab., IX, i, 20, p. 610 (398). Plut,, SulL, c. 12 sqq. Num., c. 9. LuculLt c. 19. Prxcept, reip, gereîid.^ c. 14. Appian., Mithridat., c. 28 sqq. Dio Cass., fr., p. 142 sqq. (Reimar., I, p. 50 sqq.). Pacsak., I, 20, 3, lui donnent le nom d'Aristion (sur la forme Ariston, cf. Wyttkn- BACH, Animadv. ad Plutarch, Moral, j II, 1, p. 392, et Fabric, ad Dion. Cass., lib. XXXV, p. 50). Sur les tentatives faites pour assimiler « Athénien >» et « Aristion », v. Victor, Var. lecLy XXV, 24. Casaubon, ad Athen,, 211 f. (28). Ahrens, p, 4. Ellissen, p. 12. Meier, Comm. epigr,^ II, p. 76.
*) Cf. C. G. ZuMPT, Ueber den Bestand der philosophischen Schulen in Alhen und die Succession der Scholarcheriy p. 69 et 93.
«) Athen., V, p. 211 e.
^) Appien seul, Mithridat., c. 28, l'appelle épicurien, malgré le témoignage très clair de Posid., ap, AtueiN., V, p. 211 d, peut-être uniquement à cause des excès auxquels se livra plus tanî le démagojçue.
*) Athen., V, pag. 211 d-f., 212 a.