‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 3)Chapitre 147 sur 186 · CICÉRON EN GRÈCE · texte numérisé non relu

CICÉRON EN GRÈCE

Asie-Mineure et à Rhodes jusqu'en 77 av. J.-C.)*, et, tout en fréquentant les philosophes les plus éminents de cette époque, il étudia à fond Athènes et ses grands monuments ; sa nature impressionnable lui permit de jouir au plus haut defirré de tous les plaisirs intellectuels, de tous les charmes que pouvaient encore lui offrir cette ville d'Athènes, cette Grèce, ce peuple hellénique si intelligent*, dont il voyait pourtant la profonde décadence et dont il stigmatisa plus tard à plusieurs reprises les infirmités morales, tant dans ses conversations familières que dans divers plaidoyers. C'est probablement à cette époque que CicéiH)n visita Sparte et qu'il y trouva encore dans toute leur vigueur l'antique discipline et les durs exercices auxquels était soumise la jeunesse Spartiate'. L'ambitieux jeune Romain — qui dès lors ne cessa d'entretenir les relations les plus suivies avec un grand nombre d'Hellènes et de Romains séjournant en Grèce; qui, grâce au profond intérêt que lui inspirait Athènes et l'hellénisme (p. 403, 4 et plus bas), exerça bientôt une influence considérable même sur les autorités athéniennes les plus haut placées; qui, par son infatigable activité scientifique (il avait trouvé à cet égard dans Atticus, qui avait une importante fabrique de livres et, comme libraire, les relations commerciales les plus étendues, un aide des plus zélés ^), contribua plus que tous les Romains de son temps à doter Rome des trésors du génie hellénique — devait revoir la Grèce plusieurs fois encore. D'abord en 58 et en 57 avant

*) Cf. AuR. VicT., De vir. î7/.,8i (Cï>.). Plut., Ctc, c. 3et 4. DioCass., XLVI, 7. Cic, De orat., II, 1. De fin, V, 1. Brut., c. 91, 314-316. Tacit , Diall de oral., 30. Drimann, vol. V, p. 246 sqq. Vol. VI, p. 326,719. R. Abeken, Cicero in seinen Briefen^ p. 12 sqq. Blkss, Gnech , Beredtsamkeitj p. 96 sqq.

*) Cic, De fin,, V, 1. 2. Tusc, IIÏ, 22. Drumann, vol. V, p. 246 sqq. Vol. VI, p. (x>2 sqq. — C'est plus tard que Cicéron fit une remarque malicieuse sur Pélops de Byzance, qui avait blessé sa vanité d'homme d'Étal; Plut., Cic, c. 24, fin., et c. 25, init.. Cic, Ad Allie. ^WY, 8, 1, et voir Drumann, vol. VI, p. 138 sqq. Sur la missive de l'Athénien Hérode à Cicéron (Plut., Cic,, c. 24) en 60, à propos de son consulat, voy. Cic, Ad AU., II, 2. XIV, 16 et 18.

') Cf. Cic, TnscuLi V, 27. II, 14.20; sur ses relations ultérieures avec les Spartiates, v. Cic, Àdfam., XIII. 28.

*) Cf. Drumann, vol. V, p. 66. Ad Schmidt, Gcsch, der Denk und GlaubensfreihHt in 1 Jahrh, der Kaiser herrschaft, p. 120 sqq. Bernhardy, R, I., p. 65 sqq., 692.

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