‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 3)Chapitre 16 sur 186 · PHILOPŒMEN VAINQUEUR DE >'ABIS · texte numérisé non relu

PHILOPŒMEN VAINQUEUR DE >'ABIS

II est vrai que la tentative du vaillant général d'anéanlir avec une petite escadre achéenne la nouvelle flotte du tyran destinée à bloquer Gylheion, dont la garnison se trouvait dans la plus grande détresse, échoua complètement. En revanche, il réussit bientôt après, en partant d'Argos, à pénétrer par mer en Laconie, près d'Acriaî, avec une troupe de guerriers légère • ment armés, et de surprendre et d'anéanlir complètement un fort détachement Spartiate qui campait près de Pléïaî. Et alors (paraît-il), Philopœmen traversa en la pillant la Laconie, remonta vers Tégée et y concentra une grande armée confédérée, pour contraindre Nabis, en attaquant Sparte, à lever le siège de Gythcion. Il est vrai que, pendant ce temps, cette ville tomba aux mains du tyran : en revanche, les Achéens réussirent à battre si complètement Nabis qui s'avançait rapidement vers le nord, près du mont Barbosthène, (un des avant-postes occidentaux de la chaîne du Parnon, près de Sellasie) et à le poursuivre ensuite si énergiquement qu'il ne ramena à Sparte que le quart de son armée et qu'il fut obligé d'assister, sans pouvoir Tempècher et en se tenant renfermé dans sa ville, à un ravage de plusieurs semaines de la vallée de TEurotas*. Peutêtre eût-on dès ce moment-là pu détruire complètement Nabis ; mais, cette fois encore, Flamininus vint s'interposer en sa faveur. Philopœmen, dont les Achéens mettaient les hauts faits, au grand déplaisir de Tambiticux et susceptible vainqueur do Cynoscéphales, bien au-dessus des succès remportés par les Romains dans la dernière guerre, dut conclure un armistice avec Nabis et retirer son armée de la Laconie*.

En attendant, les diplomates romains et leurs adversaires faisaient les plus grands efTorls dans toute la péninsule hellénique et à la cour de Syrie. L'Elolien Thoas de Trichonion s'était rendu en Asie-Mineure auprès d'Antiochus^; de leur côté, Flamininus et ses compagnons travaillaient énergiquement les Grecs confédérés, tandis que, selon toute apparence, on s'efforçait en

«) Liv., XXXV, 25-30. Plut., Philop., c. 14. Pausan., VIII, 50, 5. Jus- TUf., XXXI, 3.

«) Cf. Plut., Flamin,, c. 13. Philop., c. 15, et Pacsan., ibid.i qui du reste, on le sait, ont le tort de confondre la guerre Spartiate de l*an 195 avec celle de l'an 192 ; vov. aussi Liv. XXXV, 30 s. fin. 47, et Schorn, p. 273.

') Liv., XXXV, 32; XXXVI, 7.

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