‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 3)Chapitre 161 sur 186 · LA BATAILLE DE PHILIPPES · texte numérisé non relu

LA BATAILLE DE PHILIPPES

chion) et deux légions formées on 43 de Macédoniens et exercées à la romaine — Brutus, malgré ses sympathies bien connues pour les Grecs, no comptait sans doute pas beaucoup*. Par contre, deux mille Lacédémoniens étaient venus se joindre à Octavien; ils périrent tous plus tard dans la première bataille de Philippes, lorsque Brutus attaqua avec succès le camp d*Octavicn.^ Le passage des Lacédémoniens dans le cannp des triumvirs fournit à Brutus Toccasion de faire à ses soldais (si Plutarque est dans le vrai), pour augmenter leur ardeur avant la dernière bataille décisive, la honteuse promesse de leur permettre de piller, s'il était vainqueur, les villes de Thessalonique et de Sparte '. Quoi qu'il en soit, la défaite complète des républicains dans la seconde bataille de Philippes (vers la fin de Tautomno de Tan 42 av. J.-C.) et la mort de Brutus mirent rapidement fin à cette guerre et livrèrent la péninsule gréco-macédonienne aux triumvirs, surtout à Marc-Antoine, qui, après ccUc grande victoire, entreprit avant tout la tâche de faire respecter partout en Orient Tauferité des triumvirs et de se procurer en même temps des sommes importantes pour satisfaire Tavidité de leurs vétérans.

Les Hellènes n'eurent d'abord aucune raison de s'inquiéter beaucoup du nouvel ordre de choses, qui, du moins, leur rendait la paix. Vers la fin de la lutte, ils n'avaient pas souffert directement; une seule fois Octavien et Anloine, à cause de l'épuisement complet de la Macédoine et de la Thessalie,

1) Appian., III, 79 fin. IV, 75. 88. V, 75.

*) Plut., Brut., c. 41 fin. ; cf. c. 46 inil. Le molif qui décida les Lacédémoniens à prendre les armes pour Octavien nous est inconnu ; Stalius Murcus les avait peut-être irrités par des exactions. Mais il est possible aussi qu'ils aient, dès le début, été bien disposés pour Octavien, soit par haine pour leurs voisins qui inclinaient vers Brutus, soit parce que Jules César, d'après Tacit., Annal., IV, 43, leur avait, contrairement à une ancienne décision de Mummius (p. 277, 2} accordé le territoire de Denthéliales, que Sparte et la Messénie se disputaient depuis longtemps.

'^) Plut., Brut,, c. 46 init.; ce renseignement, il est vrai, n*esl pas tout à fait certain. Voy. Appian., IV, 118 fin. Tafel, op. cit., p. XXVIII sqq. KuHN, vol. II, p. 54, où Ton mentionne aussi la récompense accordée à la ville de Th^-ssalonique (cf. p. 247) par les triumvirs vainqueurs. — Sur les présages merveilleux qui précédèrent la bataille de Philippes en Grèce et en Macédoine et notamment en Thessalie, v. Dio Cass., XLVII, 40 sqq. Cf. Zonar., X, 19. Plut., Brut., c. 48. Appian., IV, 134. Subton.> Oclav., c. 96.

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