‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 3)Chapitre 22 sur 186 · NÉGOCIATIONS DES ÉTOLIENS AVEC LES SCIPIGNS · texte numérisé non relu

NÉGOCIATIONS DES ÉTOLIENS AVEC LES SCIPIGNS

mcMic I", vaillamment secouru par les Achéens, s'efforcèrent terminer le plus tôt possible cotte guerre fatigante avec les & liens. Ils furent donc bien aises de voir que les Athéniens, vieux amis des Étoliens, crurent devoir se poser en médiateu i Cependant, comme le consul Lucîus Scipion ne voulait ou pouvait accorder d'autres conditions que celles faîtes pai- Sénat, ces négociations aussi demeurèrent sans résultat. Ma.î pour ne pas être arrêtés plus longtemps en Grèce, les Scipi accordèrent aux Étoliens au moins un nouvel armistice cf six mois, afin de pouvoir encore une fois tenter la fortune Rome; puis l'armée romaine se mit en marche pour la Thes-^ salie, afin d'atteindre le plus tôt possible rilellesponl '.

Nous n'examinerons pas si les htoliens, en se montrant plus tenaces, n'eussent pas pu arracher aux Scîpions une paix avantageuse; dans tous les cas, ils ne gagnèrent pas beaucoup à cet armistice. 11 est vrai qu'ils envoyèrent, vers la fin de Tété ou dans l'automne de Tan 190, une nouvelle ambassade à Rome; non seulement ces ambassadeurs ne cessèrent d'exaspérer le Sénat en insistant avec arrogance sur les services que les Etoliens avaient autrefois rendus à Rome et ne trouvèrent aucun moyen d'obtenir pour leur peuple de meilleures conditions : mais ce qui produisit à Rome la plus grande indignation, ce fut la nouvelle que les chefs imprudents de ce peuple (à ce qu'on disait, à cause du bruit, répandu à tort, de la défaite complète de l'armée de Scipion en Asie) avaient partout recommencé la guerre dans rautomnc de l'année 190 et avaient non seulement chassé les garnisons macédoniennes du territoire des Athamanes, avec le secours d'Amynandre et celui de ce peuple qui s'était soulevé en faveur de son ancien maître, et fait subir dô grandes pertes à Philippe lui-même, mais aussi inondé de leurs troupes, sur leurs frontières septentrionales, le territoire de Dolopia et celui d'Amphilochia et d'Aperantia, occupés également par les Macédoniens en 191 (voy. ci-après) et qui, avant cette époque, avaient appartenu aux Étoliens*. Sur l'avis d'Acilius, on ren-

». Liv., XXXVlî, i-7. Ari'iAx., 8^,/"., c. 23. Polyb., XXI, 2 et 3,6.

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