‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 3)Chapitre 35 sur 186 · ROME ET LA QUESTION SPARTIATE · texte numérisé non relu

ROME ET LA QUESTION SPARTIATE

Achaïe ot de celles du Péloponnèse admises récemment en si grand nombre au soin de la Liguée

Telle était la situation de la Ligue lorsque les Achéens se virent forcés de se justifier devant les Romains au sujet du traitement qu'ils avaient infligé aux Spartiates. Le Sénat, en face des scènes tumultueuses qui avaient eu lieu sur les bords de rEurotas, avait provisoirement gardé une attitude expectante; mais, dès que le parti vaincu eut fait parvenir à Rome les premières plaintes au sujet du désarmement de la ville, de l'expulsion et de la vente de nombreux citoyens nouveaux, de Tabolition des institutions de Lycurgue, le Sénat, en 187, blâma formellement la conduite des confédérés'. Une ambassade achéenne envoyée à Rome ne put modifier Tavis du Sénat; au contraire, la même commission romaine qui (p. 136) avait cité devant son tribunal le roi Philippe à Tempe et h Tbessalonique, reçut Tordre de prononcer sur les difl'érends du Péloponnèse. Ces envoyés romains eurent en 186 une conférence avec les autorités fédérales à Argos. Arista3nos, alors cbef de la Ligue, abandonna, il est vrai, d'emblée la cause de ses adversaires politiques, et Diophane s'était même opposé énergiquement à Philopœmen. Mais les autres personnages considérables résistèrent avec énergie aux Romains ; et c'est ainsi que, en partie à cause de Tarrogance de Q. Cécilius Métellus, le chef de l'ambassade romaine, cette assemblée ne fit que tendre les rapports entre les Romains et les Achéens '. Dès lors, des troupes entières de mécontents

*) Cf. Plut., Vhilop., c. 13 (v. aussi les commentaires d'une époque plus récente dans Polyb., XXV, 1, 2). Droysen, Histoire de VHeUênismr, Irad. Bouché-Leclercq, III, p. 493 sqq. Curtius, PelupomiesoSy vol. I. p. 41 H. V22 (et sur la petite confédération des communes des « Kleuthérolaconiens » vol. II, p. 214. 280 sqq.). Nitzsch, op. cit., p. 17. 121 sqq. 123. Freemax, 250. C26 sqq. 720 et les objections de Vischer à propos de Touvrago de Freeman(in iV. Schwciz. MuH'iuHy^'' ann, (1804) 4' fascic, p. 312.319).

*) POLYR,, XXIII, 1, 1-3.

») PoLYH.. XXIIl, 1,4. i.7. 7, 1, et 5-7. 10. 11. 12. Liv., XXXIX, 23. Dioi»oR., XXIX, 17. Pausan., VII, 8, 4. 9, 1. (Pour la chronologie générale, V. ci-après.) A celte occasion, Métellus demanda aux damiorges la convocation d'une diète extraordinaire, ce qui lui fut refusé eu égard à la Constitution, parce qu'il n'avait ni une autorisation écrite du Sénat pour agir de la sorte, ni en général une mission spéciale formulée par écrit, sur laquelle on eût pu délibérer. C'(?st à la suite de ce conflit que le Sénat in-

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