CONDUITE INSENSÉE DK PERSÉE : DÉSORDRES EN BÉOTIE
n'avait pas encore eu lieu) entama des négociations avec Marcius, qui était uni auxAntigonides parles liens de Thospilalité; etMarcius, qui savait très bien que Rome était décidée à tirer Tépéequoi qu'il arrivât, n'eut pas houle d'inviter cet homme craintif qui tremblait maintenant devant Tombre de ses propres plans à renvoyer à Rome une ambassade, qui naturellement ne pouvait avoir aucun résultat, et de lui accorder avec joie un armistice, qui, en attendant, paralysait complètement les mouvements des Macédoniens en donnant au Sénat tout le temps nécessaire pour terminer tranquillement ses préparatifs*. Et iientôt après, Marcius se rendit en Béotie et à Chalcis, où il réussit facilement à écarter du pouvoir le parti démocratique auquel ses honteux excès avaient fait perdre toute consistance, î^i tremblait misérablement à Tidée de la vengeance de Rome ^t était ébranlé partout par le parti romain-oligarchique, qui élevait audacieusement la tête, et à briser Talliance de ce Peuple infiniment méprisable avec Persée. Les troubles les plus **cheux éclatèrent en divers endroits, et TalTaire se termina à '^ grande satisfaction des Romains, parla dissolution de la ligue ^®s villes béotiennes. Coronée, Thisba) et Haliartos restèrent ^^ules fidèles à Persée. Parmi les chefs de la démocratie, amie ^^ la Macédoine, Néon et Isménias avaient cherché à sauver ^^ i conserverla Ligue en passant encore à temps aux Romains^ '^^îs la fureur du parti romain, et surtout celle des émigrés ^^ Venus avec Marcius, était si grande, qu Isménias fut pro- ^Odément humilié à Chalcis, puis jeté en prison et poussé au ^•^icide, et Néon, de son côté, contraint à chercher un refuge Macédoine ; les fugitifs du parti romainpurentrevenir enfin Béotie*. Cependant, pour prévenir dans ces contrées un ^ ide coup de main de Persée, Marcius, avant son retour à "^^Cfcme, fit occuper Chalcis par 1000 Âchéens; Servius Len- ^^ X^s y resta ^ La folie de Persée porta ses fruits. Il va sans ^* ^"« que la dernière ambassade du roi (171, au printemps) fut
* J Liv., XLII, 37. 38. 43. Cf. Appian., Mac.,c. 9. 3èt'i; Nissen. p. 250 sqq. 2>^ ^ J Liv., XI.II, 38. 43-44. 46. Polyb., XXVII, 1 et 2, 1-10, 5. 1-8. Cf. ^^"^^SCH, Poli/biûS, p. 25 sqq. et Freeman, p. 182 sqq. 657 sqq. Sur la famille •^^.chy lias-Néon, voy. aussi Keil, Syll. Inscr, Bœotic, p. 72 sqq. ^ 3 Polyb., XXVII, 2, 8 et il sq. Liv., XLII, 44.