‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 4)Chapitre 103 sur 179 · HADRIEN IJIENFAITELK DES ATHÉNIENS · texte numérisé non relu

HADRIEN IJIENFAITELK DES ATHÉNIENS

A d'utiles réformes législatives de ce genre s'ajoutèrent également des faveurs dont les Athéniens ressentirent immédiatement et directement l'heureux effet. La richesse de la ville d'Athènes était depuis longtemps disparue ; et à cet égard, étant donné le changement complet de la situation générale du monde, la bienveillance môme d'Hadrien ne pouvait apporter de modifications essentielles. Cette commune jadis si riche était devenue si pauvre que, tombée à cette époque dans les plus cruels embarras d'argent, elle en arriva jusqu'à la pensée de vendre les îles se trouvant sous sa domination. L'histoire de l'époque ultérieure nous montre toutefois que ce projet n'a pas dû être réalisé, ou ne l'a été que dans sa plus petite partie ; spécialement en ce qui concerne Délos, lapalhétique harangue du sophiste Lollianos (d'Éphèse), alors très considéré à Athènes^ empêcha, dit-on, qu'on en arrivât là \ C'est de ce côté qu'Hadrien tourna sa sollicitude ; il fit à Athènes un magnifique cadeau en assignant à son trésor public les revenus de Fîle de Céphallénie -.

p. 60. L'inscription fut trouvée dans le voisinag-e immédiat du sanctuaire d'Athêné Archégélis (ci-dessus, tome I, p. 482. Bôckh, ihid., p. 424), lequel formait vraisemblablement l'entrée d'un forum olearium, place entourée d'une clôture pour le commerce de l'huile de l'Altique. Cf. Bursmn, Geogf., I, p. 292 sqq. Sur cette porte d'Athéné Archégétis, sur la belle place qui en était une dépendance, etc., voy. encore Curtius, Attische Studien, II, p. 51. N. Rhein. Mus., XX (1865), p. 161 sqq. et Wachsmuth dans le Rhein. Mus., XXIII (1868), p. 62 sqq. Il se peut aussi qu'il faille placer à cette époque une loi (Bôckh, C. L Gr., I, n» 354, p. 423) relative aux droits à payer à l'État, et aux fermiers de ces droits. On applique d'ailleurs habituellement à Athènes, d'après Dio Cass., LXIX, 16, un édit d'Hadrien qui interdisait aux sénateurs (bouleutes), durant leur année de charge, d'exercer, pour eux-mêmes ou sous le nom d'un tiers, la fonction de fermiers des impôts et droits dont il s'agit. (En ce qui concerne les lois athéniennes avant la réforme d'Hadrien, voy. aussi Dio Ghrysost., [éd. Morell.] Or. LXXX, p. 666 sqq.)

') Cf. Philostrat., Vit. Sophist., I, 23, {Lollian.), 2 s. fin., p. 527, et Ellissen, Zur Gesch. Athens, p. 68 sqq.

2) On admet ordinairement que la ville de Paie avec la presqu'île Palique (dont le territoire formait le quart de l'île de Céphallénie, Pausan., VI, 15, 3), aurait été l'objet d'une exception (c'est encore l'opinion de Bursian, Geogr. vonGriechenlandy II, p. 375), parce que, dans une inscription placée en l'honneur d'Hadrien dansl'Olympiéon (voy. ci-après), elle sedit « klzvUpa. xat aÙTovôpLo; w ; voy. Bôckh, C. I. Gr., I, n° 340, p. 415. Toutefois, cette hypothèse n'est pas nécessaire. D'abord, nous ne pouvons pas déterminer avec

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