LA NOUVELLE-ATHÈNES
d'une manière si émincnte était la grandiose parure de Ja ville favorite de Tempereur et devint aussi un monument si gigantesque de la vanité d'Hadrien et de sa glorification par lui-même, fut solennellement dédié par l'empereur, dans l'automne de 129, suivant la conjecture la plus probable, plus de six cents ans après que Pisistrate en avait jeté les bases. Le discours pour la fête d'inauguration, lors du sacrifice solennel, fut prononcé sur le seuil du temple par un des plus célèbres déclamateurs de l'époque, le sophiste Antonius Polémon de Smyrne, qui, cette fois encore, fit remonter son enthousiasme à une inspiration divine comme à la sour ce d'oîj elle jaillissait immédiatement ^
En même temps, Hadrien se préoccupa de donner aux merveilles de ce nouveau temple un entourage digne d'elles. La région située à l'extrémité E.-S.-E. et en dehors de la ville dont rOlympiéon formait maintenant le centre, région vraisemblablement dépeuplée à celte époque, occupée par des jardins et de misérables hutlcs^ et où abondaient les espaces vides, le terrain situé au S.-E. du dème (quartier) de Kydathénœon et le long de l'Ilissos, fut alors par lui transformé en un quartier aussi élégant que nouveau. Aujourd'hui encore existe, à peu de distance de l'angle N.-O. du péribole de ce
*) Cf. Pausan., I, 18, 6 init. Dio Cass., LXIX, 16 init. Hist. August. (éd. Peter, vol. I). Spartian., Hadrian., 13, 6. Sghol. Lucian. , Icaromeni pp., 24. Philostrat., Vit. Sophist., I, 25, 3, p. 533. L'époque de cette inauguration ne saurait être déterminée avec précision ; Eusèbe et les autres ciironographes n'indiquent aucune date ; celle que donne Philostrate [ibid.) est notoirement inexacte. Par suite, les calculs des érudits modernes sont fort incertains (Cf. Thilologus, XXflT, p. 488). Cette inauguration est placée tout à fait tard, en Tan 135 ap. J.-C, par Lenormant, Rech. arch, à Eleusis, rec. d'inscr., p. 179, et Clinton, F. R., p. 124, comme déjà par EcKHEL, D. N., VI, p. 482. Par contre, Corsini, Fast. Ait., II, p. ■105 sqq. avait opiné pour l'année 885 U. C. 01. 227,3 ~ 132 ap. J.-C. Bôckh aussi place la dédicace de FOIympiéon en 01. 227, 3 =885 U. C. 132 ap. J.-C. (voy. C. I. Gr., I, n° 1072. Cf. n° 342. II, p. 9). C'est également pour l'année 132 que se décident encore Franz, Elem. epigr. Gr., p. 186; Keil, Phil'dogiis, Supp. H (1833), p. 596, et Gregorovius, p. 183. Par contre, la date de 883 U. C. = 130 ap. J.-C, au commencement de l'été, est énergiquemenl défendue par Flemmer, op. cit., p. VI, et pp. 2. 30. 46. 53-58 ; voy. aussi les observations présentées ci-dessus, p. 302 sqq. Dûrr, op. cit., opine pour l'automne ds 129.
-) Cf. LuciAN., Naii'g., 13.