‹ Histoire de la Grèce sous la domination des Romains (volume 4)Chapitre 109 sur 179 · III · texte numérisé non relu

III

») Bockh, n»» 1072. 1614. 1615. 2153. Statue et inscription à Syros (2347 d, de ou après l'année 119 ap. J.-C.) ; voy. aussi n° 2347 e. Inscription d'Anaphé dans Ross, Archàol. Aufs., II, p. 506 (cf. naturellement les indications de la note 1 et ci-dessus, pp. 336. 312).

*) Hadrien honoré comme Divus ; vov. entre autres Bockh, I, no* 1074. 1617. 1315. 1879 b. 2340. 111,5886.

^) 6e6; (statue et inscription) à Coronée : Bôckh, n^ 1616; cf. Keil, Syll. h. II. 22

338 SABINE : STATUES EN l'hOiNNEUK d'hADRIEN

avec Tune ou l'autre des divinités grecques*. De même, son épouse, Augusta Sabina, est, de son vivant aussi, honorée comme a déesse » ^, En outre, pour ne pas parler tout de suite d'Athènes et ne pas revenir sur FOlympiéon, des statues furent élevées en l'honneur d'Hadrien sur beaucoup de points de la Grèce, soit par des communes individuellement (cf. ciaprès), soit par des cantons entiers, soit par des groupes plus considérables de population. C'est ainsi que les Phocidiens, le Kotvov des Phocidiens, lui élevèrent à Thèbes une statue avec une inscription en son honneur^. Les Abéates de Messénie (cf. ci-dessus, p. 32) élevèrent en l'honneur de l'empereur, sur une décision de la confédération achéenne à laquelle ils appartenaient *, un monument avec une table contenant une inscription des plus magnifiquement élogieuses^; et la confédération achéenne érigea en son propre nom, dans le temple d'Olympie, une statue d'Hadrien en marbre de Paros ^. Les Amphiçtyons en firent autant à Delphes, où l'empereur eut

inscr. Boeot., p. 112; Ostota-ro; à Sparte, n°s 1346. 1241 ; dans des villes de l'Asie-Mineure, v. Flemmer, p. 74 sqq.

*) Zeus Eleutherios ; Keil, Philologus, Suppl. II (1863), p. 578. Zeus Dodonaeos à Nicopolis ; Bôckh, C. I. Gr., II, n» 1822. Cf. Eckhel, VI, p. 518. Zeùç xTtrjTTjç à Mitylènc ; n° 2179. (Zeus) Boulaeos à Abea ; Bôckh, I, n« 1307. Zeus Soter à Sparte ; n» 1312. Cf. K. F. Hermann, Griechische Staatsalterth., § 190, 7 et 8, p. 565 sqq.

*) Comme « nouvelle Démêler » (voy. d'une manière générale Mionnet, Descr. de méd., III, p. 226, n° 1262. Eckhel, VI, p. 521 sqq. Cf. aussi p. 481. 515 sqq.) à Mégare; Bôckh, I, n» 1073, et à Athènes, p. 458. Elle avait à Athènes une hiérophantesse spéciale, de la famille des Lycomides; voy. aussi Lenormant, Rech., p. 156. 185. Bôtticher, Ei^gànzungen zu den letzten Tinter suchung en auf der Akropolis. VII {Philolog. 1867, Suppl. III, p. 314 sqq.). Le culte de Sabine à Paie, dans l'île de Céphallénie : Bôckh, C. I. Gr., II, n° 1929 (dans des villes de TAsie-Mineure ; voy. Flemmer, p. 72 sqq.). Statue de Sabine à Hermione : Bôckh, I, p. 596, sur les n^s 1204 et 1214. Inscription de Iulis dans l'île de Céos ; voy. Bôckh, II, n® 2370, et ci-dessus p. 13, 4. Inscription de Périnthe, voy. Bôckh, II, n^ 2021 ; d'Éphèse, voy. n° 2965 et 66. Médailles corinthiennes en l'honneur de Sabine; voy. Eckhel, VI, p. 523.

^) Keil, Syll. inscr, Boeot., p. 109 sqq., n°26.

*) Cf. ci-dessus, torn. I, p. 286, et voy. Kuhn, Rom. Verfassung, II, p. 72 sqq.

«) Bôckh, C, L Gr., vol. I, n° 1307.

«) Pausan.,V, 12, 4.

STATUES d'hADRIEN A ATHÈNES 339

aussi statue et inscription*. A ces hommages s'en ajoutèrent, de la part des Grecs, plusieurs antres (cf. ci-après) ^ d'une moindre portée.

C'étaient naturellement les Athéniens qui avaient envers lui la plus grande dette de reconnaissance ; et, en fait, ils ne furent pas avares de marques d'honneur de toute espèce, de celles dont ils avaient Thabitude depuis le temps des Diadoques ; leurs efforts supassèrent tout ce que leur habileté à étaler leur dévouement et à outrer la flatterie avait fait sous ce rapport depuis le temps même des Diadoques. Il était certainement tout naturel que ceux-là célébrassent de préférence Fempereur comme « Olympien » ^ pour qui il avait achevé ce magnifique temple de Zeus Olympien. Ils avaient bien un droit particulier à exalter comme leur y.-caxv^c l'édificateur de tant d'autres constructions d'utilité et de luxe à Athènes et dans l'Attique, le créateur d'un beau quartier de leur ville *. Aussi, abstraction faite des statues érigées en l'honneur de l'empereur dans l'Olympiéon et dont nous avons déjà parlé, nous rencontrons encore en grand nombre, à Athènes, les statues et les images d'Hadrien. Mentionnons particulièrement les différentes statues et inscriptions du théâtre de Dionysos. On y voyait (très probablement) d'après une décision de il'Aréopage, du Conseil et du peuple, dans chacun des douze « coins » (il faut savoir que d'après les découvertes les plus

*) BôcKH, n" 1713. Cf. aussi Mionnet, II, p. 97.

2) Cf. encore l'inscription rapportée dans Bockh, C. I. 6r)\, II, n° 3522. Parmi les médailles frappées en l'honneur d'Hadrien, il faut encore citer, outre celles dont nous avons déjà parlé, la médaille d'Erésos, dans l'île de Lesbos (Mionnet, III, p. 37) ; de Pella (Mionnet, I, p. 482); de Samothrace (Flemmer, p. 91); d'Elis (voy. Eckhel, in Catal. Mus. Caes., I, p. 118. Mionnet, II, p. 201) ; de Corinthe (Mionnet, II, p. 97) ; de Sparte (Mionnet, II, p. 223). (Médailles corinthiennes en l'honneur du César L. ^lius Verus, — qui avait été adopté par Hadrien, mais n'avait pas tardé à mourir — mentionnées par Gregorovjus, Gesch. Hadrians, p. 234 et 236, d'après Vaillant, I, p. 164).

3) BôCKH, I, n«s 321. 322-330. 344.

*) BôCKH, n°s 321. 322-330; voy. aussi la prière pour Hadrien « comme père de la patrie » ; Bôckh, n' 346. — Autres inscriptions en l'honneur d'Hadrien; voy. dans le Philistor , III, 364. 463. 565. Hadrien célébré encore après sa mort, dans une inscription athénienne de Rome, comme £Ù£pY£TYiç : Bôckh, C. L Gr., III, n» 5886.

340 STATUES d'hADRIEN a ATHÈNES

récentes, l'espace réservé aux spectateurs dans le théâtre

athénien était^ dans sa partie inférieure^ celle qui existe

encore , partagé en treize secteurs en forme de coins par

quatorze escaliers partant de !'« orchestre » et rayonnant de

has en haut), on voyait, disons-nous, dans chacun des douze

(( coins » et des deux côtés du treizième, qui était le coin

central (n" vu), une statue de l'empereur, érigée par chacune

des douze tribus attiques ^ De plus, nous avons encore la

base, ornée d'une double inscription latine et grecque, d'une

grande statue d'Hadrien, laquelle se trouvait dans le coin

central (n° vu), auprès du double trône du stratège et du

kéryx. Cette statue aussi fut érigée en vertu d'un vote de

FAréopage, du Conseil et du peuple, mais sans la participation

d'une tribu déterminée. Elle était vraisemblablement destinée

à rappeler la mémoire de Farchontat d'Hadrien en Fan U2 ;

élevée sans doute d'abord à un autre endroit, elle dut être

transférée au théâtre lorsque les Athéniens — peut-être en

remerciement de ce que l'empereur avait achevé l'Olympiéon

et présidé leurs Dionysies — lui érigèrent dans le théâtre les

douze autres statues ^ Mais Athènes possédait encore d'autres

œuvres d'art destinées à perpétuer le souvenir du grand

bienfaiteur impérial. C'est ainsi que le voyageur Pausanias

vit au Céramique, sur Fagora (vol. I, p. 328 sqq.), près de la

Stoa Basiliké, à côté des statues de Conon, de Timothée et

de Zeus Eleuthérios, la statue d'Hadrien ^ Le même voya-

*) W . ViscHER, Die Entdeckungen im Theater des Dionysos zu Athen, dans le N. Schweizer. Mus., III (1863), fasc. 1 ; p. 10 et fasc, 2, p. 66 ; v. aussi Philistor, III, p. 565, et Arch. Ephem., p. 181. — En tout cas, les bases existent encore, ainsi que les inscriptions où Hadrien est nommé avec son titre d'empereur, dans les coins II (tribu OEnéis), VIII (tribu Acamantis), et XIII (tribu Erechthéis). Visgher, op. cit., p. 63 et Philologus, XXIII (1866), p. 487 sqq.

*) ViscHER, op. cit., p. 42 sqq., 62 sqq., 64 sqq. Voy. en outre Albert MiJLLER dans les Jahresberichte insérés au Philologus, XXIII (1866), p. 487 sqq. Friedlànder, Darstellungen, I, p. 113. — On ne saurait assigner une date précise à cet acte de colossale flatterie ; il résulte seulement des inscriptions, qui (voy. Vischer, p. 63. Cf. p. 66 sqq.) nomment toujours le Conseil des Six-Cents, que ces statues furent élevées antérieurement à la création de la nouvelle tribu athénienne (la treizième) et avant la modification corrélative dans le nombre des conseillers.

3) Pausan., I, 3, 1, cf. CuRTius, Att. Stud., II, p. 20.

CULTE d'hADUIEN A ATHÈNES 341

geur, lors do sa visite à l'acropole, trouva également dans le Parthenon l'image de l'empereur*. Il y avait encore des statues que des personnages considérables, tels que, par exemple, Hérode Atticos et son fils Hérodien (voy. ci-après), avaient élevées de leurs propres deniers à l'empereur « comme à leur bienfaiteur »^ Ainsi, entre autres^ la statue que Philemon, Pasippos et Apollonios de Théra élevèrent à Hadrien « l'Olympien » dans rOlympiéon, comme à leur bienfaiteur et à celui de leur aïeul maternel Philemon ^ Il se produisit d'autres sortes encore de flatterie raffinée, de nouvelles formes de l'art exercé avec tant de virtuosité à Athènes depuis le temps du grand Antigone et de Démétrios Poliorcète, l'art d'unir dans l'hommage l'élégance à la servilité. Nous avons déjà vu plus haut qu'à cette époque où l'on cherchait à galvaniser le culte mourant des dieux antiques, Hadrien fut, avec son concours à lui-même, honoré comme Olympien (cf. ci-dessus, p. 337 sqq.). Et, tandis qu'il recevait encore, comme Dionysos Eleuthéreus, un culte cher à sa vanité*, des jeux solennels furent également institués depuis l'inauguration de l'Olympiéon en l'honneur du nouvel Olympien ; on les appela les Olympics d'Hadrien, ou les Hadrianées, et ils florissaient encore sous Caracalla. On les célébrait dans plusieurs villes d'Asie ^ et ils

V) Pausan., I, 24, 7.

2) Cf. ci-dessous, à propos d'Hérode Atticos.

3) BôCKH, I, n» 345.

*) Cf. ViscHER, op. cit., pp. 20. 38. 41. 56, et PhilologuSy XXIII (1866), p. 493. Le prêtre d'Hadrien Eleuthéreus, c'est-à-dire d'Hadrien identifié avec Dionysos Eleutiiéreus (cf. aussi Keil, Philologus, Suppl. II [1863], p. 635), dont le trône de marbre s'élevait dans le théâtre à côté de celui du prêtre d'Auguste, était probablement d'abord simple prêtre d'Hadrien, auquel (cf. aussi BôcKH, G. I. Gr., n" 281) étaient rendus les honneurs divins (cf. p. 328), et Hadrien ne reçut sans doute le nom de Dionysos Eleuthéreus qu'après avoir présidé aux Dionysies. D'après une conjecture de K. Bôt- T)CHER, Philologus, 1867, Suppl. III, p. 314 sqq., les Athéniens auraient aussi élevé à Eleusis un autel en l'honneur d'Hadrien.

^) Pour Athènes, voy. Bôckh, G. 1. Gr., I, n° 342, p. 415 (avec Corsini, Diss, agon., I, 13), et Bôckh, no246, lig. 7; n»^ 248. 283. 446. 1068. 1720, lig. 10. Addenda, p. 910, n° 274 b. II, no 3208. 3674 et Addenda, n° 2810 b. III, n«> 5913. 5915. Flemmer, p. 79 sqq., 84 sq. Pour Sparte, voy. Bôckh, I, n° 1345; pour Cyzique, voy. Bôckh, II, n« 2810. 3428. 3665. 3674. 3675. 3676. Flemmer, p. 84 sq. Marquardt, Cyzikus, p. 143 sqq. ; pour Smyrne, voy. Bôckh, I, n» 172.0, lig. 10. II, n» 3174, p. 724 ; n» 3201, p. 739. III,

342 INNOVATIONS EN l'hONNEUR d'hADRTEN

subsistaient encore au m* siècle de notre ère. Mais cela ne suffît pas aux Athéniens; pendant assez longtemps ils maintinrent la nouvelle « ère d'Hadrien », c'est-à-dire qu'ils comptaient les années à partir de la première arrivée du prince dans leur ville * : ils donnèrent en même temps à un mois de leur année le nom a d'IIadrianon » \ Il y a plus : ils modifièrent aussi en son honneur le système de leur constitution, sur un point qui, il est vrai, n'avait pas grande im-

D® 5913. Flemmer, p. 81. 85 sqq. Philostrat., Vita Sophist., I, 25, 1, p. 530; pour Ephèse, voy. Bôckh, I, n° 1731. II, n» 2810. 2987 6. 3208. 3428. III, n« 5913. 9516. Flemmer, p. 80 sq. — D'une manière générale, cf. Krause, Olympia, p. 204 sqq., Eckhel, VI, p. 518. Bôckh, I, n» 1719 et p. 657, d'après leq uel ces olympiades d'Hadrien furent comptées depuis 01. 227, 3 = 132 après J.-C. ; d'après Flemmer, p. 85, depuis l'année 883 U. C. = 130 après J.-G.

') Cet acte de « courtoisie » athénienne vis-à-vis d'Hadrien présente plus d'un point obscur, parce que les indications tirées des monuments ne restent pas conséquentes avec elles-mêmes. On compta peut-être les années à partir de l'époque où Hadrien avait été archonte à Athènes pour la première fois : c'est du moins ce qu'on a admis d'après Bôckh, C. I. Gr., I, n° 281, lig. 4 sqq. p. 390 sq. cf. Vischer, dans le N. Schweizer. Mus. ,111 (1863), p. 65. Ellissen, p. 64 sqq. Keil, Philologus, Suppl. II (1863), p. 594. Cette opinion, Dittenberger {op. cit., p. 212 sqq.) l'a combattue à diverses reprises. Il est certain, en effet, que l'on compta aussi les années depuis la première fois qu'il parut à Athènes après être devenu empereur; de même ultérieurement on compta encore par les différents séjours que l'empereur y avait faits: c'est de cette façon que l'on compte, par exemple, dans une inscription d'Hérode Atticos {Philistoi\ I, 9, p. 381, no l,lig. 5 sqq. Keil, Philologus , Suppl., II (1863), p. 593. Cf. aussi Vischer, dans le N. Schweizer, Mus., III, p. 77). D'après Corsini (F. A., II, p. 402 sqq. 442 sqq. III, p. 403. IV, 174), Hadrien serait venu à Athènes pour la première fois dans le mois de Boédromion (cf. Dittenberger, loe. cit.), et les Athéniens auraient aussi, depuis 01. 227, 3 = 132 ap. J.-C. (époque où, d'après Corsini, ils commencèrent à compter de la sorte), fait partir pour longtemps leur année de ce mois, qui était aussi celui de son initiation aux mystères; cf. Bôckh, G. I. Gr., I, p. 375 sq. 482. K. F. Hermann, Gottesdienstl. Alterth. (2« édit.), § 54, 5, p. 360, avec les textes qu'il cite, et Griech. Monatskunde, p. 33 sqq., note 1. D'après Hermann, il y aurait eu une modification permanente dans la fixation du commencement de l'année attique ; cf. Bôckh, C. L Gr., II, p. 146 h, lig. 39 sqq.

2) C'est ce qui résulte des inscriptions rapportées dans le Philistor, I, p. 383, n» 4; III, pp. 451-454. Vischer, N. Schweizer. Mus., III (1863), p. 56 (peut-être le mois de Boédromion). Cf. aussi K. Bôtticher, Ergànzungen zu den letzten Untersuchungen auf der Akropolis zu Athen, Aufs. VII, dans le Philologus, 1867, Suppl. III, p. 31 i sqq. La ville de Thèbes en Egypte s'était aussi donné un mois du nom d'Hadrianon ; voy. Bôckh, C. 1. Gr., III, no 4736, p. 375.

l'aréopage et les stratèges 343

portance. En ce qui concerne la constitution athénienne \ il faut remarquer le lent et coitstant accroissement de la puissance des éléments aristocratiques. Uautorité toujours grandissante de l'Aréopage, au point de vue judiciaire, parmi les tribunaux athéniens % la part toujours plus grande de ce sénat dans les résolutions du peuple et du Conseil ordonnant l'érection de statues honorifiques % sont choses bien connues. Il en est de même du premier stratège : il apparaît désormais comme particulièrement chargé de procurer aux Athéniens le pain du corps comme celui de FinteJligence ; il assure l'approvisionnement de la ville ; il a la direction suprême des établissements d'enseignement à Athènes *, et son im-

*) Sur ce sujet, voy. en général Mommsen, Rom. Gesch.y V, p. 241. Pour compléter les indications relatives aux empiétements des fonctionnaires romains sur la juridiction criminelle supérieure des Athéniens depuis cette époque (p. 149), voy. encore Ahrens, Be Athen. statupolit., p. 22 sqq.

2) Lucien, dans son Bis accusatuSy 4. 12. 14 (cf. aussi Vitar. auct., 7), fait avec quelque exagération de l'Aréopage le centre, pour son temps, de toute l'administration de la justice à Athènes. Cf. Pauly, R. E., I*, p. 1503.

3) Cf. ici encore Meier sur Ross, Demen von Attika, p. 69, n° 1. Keil, dans le Philologus, XXIII (1866), p. 233. Bôckh, C. I. Gr., I, p, 366 init. L'Aréopage faisant élever une statue de sa propre initiative : voy. entre autres Bôckh, III, n°^ 3831. 5886. D'après les renseignements fournis par les inscriptions (voy. en partie ci-dessus, tom. I, pp. 290. 414, en partie Ahkens, op. cit. y pag. 28-35 sqq. et Pauly, op. cit., p. 1502 sqq.), l'Aréopage pouvait tantôt de son initiative, tantôt d'accord avec le peuple ou avec le Conseil et le peuple, décréter l'érection de statues d'honneur. D'après Ahrens, op. di., p. 35 sqq. 38, ce droit n'aurait commencé à appartenir à l'Aréopage que depuis le temps d'Hadrien. « Lorsque des corporations ou des particuliers (les étrangers étaient représentés par des mandataires) voulaient élever une statue en un lieu consacré, ils devaient demander l'agrément de l'Aréopage et du Conseil (Bôckh, n° 406), ou des deux et du peuple (n° 380, et voy. les inscriptions rapportées dans les Berichte der Sachs. Ges. der Wissensch. Phil. CL XII, p. 218) ou encore de l'Aréopage seul [G. I. Gr., I, n"» 263. 378. 379. 402. 422. 426. 427. 444. Ross, Demen, n° 163) ». Pauly, op. cit. Sur les attributions d'ordre non judiciaire de l'Aréopage, police des marchés, (0. I. Gr., n°^ 123, 59, p. 169), surveillance des poids et mesures, part dans la direction de l'instruction supérieure, comme aussi sur son organisation (à sa tête un épistate ; importance de son kéryx), voy. encore Pauly, op. cit. Ses décisions sont appelées tantôt <\)n<fia\t.oiToi ou ôoyfxara, tantôt aussi (Ross, Demen, n° 163. Cic, Epist, ad famil., XIII, 1. Ad Ait., V, 11) ûuo|xvr][jLa- TC(T[xot. — Dans les documents officiels, l'Aréopage a le premier rang ; il passe avant le Conseil et le peuple.

*) Trône de marbre du stratège au théâtre ; voy. Vischer dans le

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